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DVDEF

Returner

Critique
Synopsis/présentation
Second film de Takashi Yamazaki, The Returner est la suite logique d'une méga-production d'été Japonaise «Juvenile». Ce dernier comptait parmi les films Japonais ayant le plus de plans d'effets visuels informatiques à l'époque. Succès populaire impressionnant, on a donc donné carte blanche à Mr. Yamazaki afin qu’il réitère l'exploit arrivé deux années précédemment (2000).
The Returner est avant tout un film d'action qui excelle dans son genre. Les scènes les plus agitées sont filmées et montées de manière très dynamique (et qui saura rappeler quelques unes des bonnes heures du cinéma de Honk-Kong). Tout comme pour «Juvenile» les effets spéciaux informatiques sont très nombreux, et pour la plupart de bonne facture. C'est donc dans un étalage prédigéré de méga-production à succès assuré que se déploie un scénario mêlant entre autre les extra-terrestres et leurs vaisseaux spatiaux (qui rappelleront les Mechas ou les Eva/Angels au plus observateurs), les voyages dans le temps, l’amitié, la confiance et l’esthétisme de scènes d’actions naturellement millimétrées.

Transférée depuis le futur dans notre temps, Miri (Ann Suzuki) a pour mission initiale de tuer un extra terrestre atterri par hasard sur terre et qui déclenchera l’anéantissement des bipèdes humains. Elle arrive physiquement du futur au milieu d’un règlement de compte musclé opposant Miyamoto (Takeshi Kaneshiro) a son ennemi juré, le yakusa Mizoguchi (Goro Kishitani) qui a tué un ami d’enfance il y a longtemps. Ces trois histoires seront amenées à se croiser, d’une idylle entre Miyamoto et Miri, et la présence de Mizoguchi dans leur quête de l'extra-terrestre.

À la lecture de ce synopsis on se rend compte que ce scénario est en fait une espèce de collection de thèmes ou intrigues déjà rencontrées dans d’autres productions. Ces emprunts sont tout autant narratifs qu’esthétiques puisque de nombreux plans rappellent des films connus. Sans savoir exactement si cela tient de l'hommage ou du plagiat maladroit, ces emprunts divers réussissent néanmoins à rester cohérent et à conserver au film une identité visuelle intéressante.
Si Mr. Kaneshiro est un habitué des films d’actions dans son pays, la performance qu’il offre dans les scènes n’impliquant pas l’usage simultané d’un pistolet, de la force centrifuge permettant à son manteau de voler et de l’effet "bullet time" à la Matrice, est d’un très bon niveau, tout comme pour celui de la jeune Suzuki (que nous avions déjà vue dans Snow Falling on Cedar de Scott Hicks). Celui qui ressort le plus de cette production reste néanmoins le Yakusa Mizoguchi interprété par Mr Kishitani. Cet acteur offre une performance réellement convaincante de "super méchant" et sait faire transpirer le mal à un personnage dont les seuls actes seraient suffisemment révélateurs de son penchant pour la violence.

Cet ensemble d’acteurs apporte une touche plus grand public à ce film, lui permettant d’être un peu plus qu’une simple succession de scènes de combats amphétaminés, et a très certainement contribué a faire de ce film un succès dans son pays d’origine. C’est fort de ce succès que Columbia Tristar Home Entertainment distribue cette édition DVD en Amérique du Nord, dans une édition d’une qualité très satisfaisante pour ce type de sorties un peu plus spécialisées.
Loin d’être un film indispensable, The Returner saura satisfaire les amateurs d'actions asiatiques, et certainement quelques autres un peu moins exigeant sur la profondeur nécessaire d’un scénario ou de dialogues.



Image
The Returner est présenté est présenté au format d'image respecté de 1.85:1 d'après un transfert 16:9.

Film datant de 2002, le transfert est exempt de tous parasites apparents, comme il est de rigueur pour des productions si récentes. L'image présentée offre un niveau de détail très satisfaisant restituant des textures plutôt naturelles. Cette finesse est par contre un peu tempérée par un grain de l'image, qui sans être gênant finit par adoucir quelque peu la présentation générale.
Dans la plus pure lignée des films à la Matrix, l’image est présentée avec des sursaturations (principalement jaune pour cette production) quasi permanentes. Malgré ce ce choix stylistique, les couleurs restent justes, sans jamais déborder ni paraître trop artificielles. L’étalonnage est constant sur toute la durée du programme.
Malgré des conditions d’éclairage très diverses, la brillance reste constante offrant des blancs lumineux sans exagération, tout en offrant un contraste très satisfaisant révélant de nombreux détails. Les noirs sont d’une profondeur et d’une pureté exemplaire.
Malgré des passages plutôt compliqués d’un point de vu compression (fumées avec des déplacements de caméras rapides, courses dans usines avec des tuyaux dans tous les sens) aucun problème particulier de compression n’a été constaté.

Malgré une douceur de l’image qui n’est pas habituelle dans ce genre de production, l'image présentée dans cette édition est de belle qualité, tout à fait dans les standards du moment.



Son
Trois bandes sons sont offertes toutes au format Dolby Digital 5.1, à savoir Japonais, Français et Anglais. Toutes trois très similaires, c’est la bande sonore Japonaise qui a été ici évaluée. Les versions doublées offraient les mêmes qualités, et ont bénéficiées d'un doublage de qualité tant du point de vue du jeux des acteurs que de son intégration.

Comme il est de coutume pour ce genre de production, cette bande sonore fait preuve d’un dynamisme qui sait être surprenant, tout en conservant une fidélité sonore très convaincante dans les effets . Tout comme pour le scénario et l'image, on peut trouver dans les effets sonores de très nombreuses références à d’autres films (on pense très particulièrement ici aux sons développées au Skylwaker Ranch… pour une série qui devient de moins en moins culte). Le champ sonore, qu’il s’agisse des effets ou de la trame se déploie aisément sur tout l’avant, offrant une image sonore large et toujours adéquate dans les placements.
Les effets sont ainsi parfaitement intégrés a une trame sonore omniprésente qui sait se mettre en valeur dans les moments les plus intenses, tout en restant une suggestion dans les moments plus intimes. Les canaux avant sont bien séparés, offrant une intégration très nette des dialogues dans les situations sonores les plus riches. Malgré tout, l’utilisation des arrières reste un peu timide, servant principalement aux sons d’ambiances ou au support musical. Les éléments sonores arrières sont quant à eux plutôt discret, même si certaines transitions avant arrière suffisent à donner une dimension plus enveloppante.
Cette utilisation discrète des canaux arrière est à l’opposé du design sonore généralement constaté sur ce type de production (on pense particulièrement à Underworld qui utilisait certainement autant les avants que les arrières…). Loin de nous déplaire, cette présentation permet de se concentrer sur l'avant, et donc sur l’image. C’est très certainement une question de gouts, mais les résultats semblent plus naturel, ou tout du moins, permettent d’oublier complètement son système pendant le visionnement.
Tout comme le reste les dialogues sont très correctement intégrés, toujours en avant et clairs (et ceci est vrai pour les trois bandes sonores). L’ensemble du spectre sonore est cohérent, offrant des hautes fréquences convaincantes sans être trop aggressives, et des basses rondes et bien tenues. Le canal d’infra-basse, tout comme les enceintes arrières est utilisé d’une manière parcimonieuse et judicieuse, sachant se déchainer pour marquer une explosion massive et soutenue, mais restant plus calme pour des coups de feu de revolver.
Sans être particulièrement impressionnante, cette bande sonore est séduisante, principalement par sa discrétion qui rend l’ensemble plus efficace, et l’espace sonore très large qui est offert par la trame sonore. Une réusite.

A noter la présence de sous titres en Français, Anglais, Espagnol et Portugais.



Suppléments/menus
Cette édition de The Returner consiste en un seul disque. Ce dernier en plus d’offrir le programme principal offre plusieurs segments sur la production elle-même, ainsi qu’un genre de journal de tournage sur le plateau. Tous ces segments sont offerts au format 1.33:1 et offre un sous titrage en Anglais seulement.

Trois segments sont offerts sur la production, et peuvent être joué soit en continue soit de manière séparée. Le premier segment, intitulé action coordination offre en cinq minutes une vue d’ensemble des scènes d’action. Art Direction quant à lui nous présente en six minutes les décors et les choix artistiques qui ont été fait par le très talentueux directeur artistique Anri Johjo. Le dernier segment Visual Effects : Before and After présente des vues en parallèles des scènes retravaillées via traitement informatique. En plus de voir le travail remarquable, ce segment permet de se faire une idée plus précise des effets qui ont été appliqués à l'image.
Dernier segment original, le Production diary se veut un journal en image du tournage, commenté par le réalisateur et sa jeune actrice Ann Suzuki. Ce journal de plus de 50 minutes reste orienté vers le tournage en lui-même et ne s’aventure pas vers la postproduction. Pour un film qui repose tellement sur les effets spéciaux, ce détour vers la postproduction et ses artisans aurait pu être assez intéressant.
Pour terminer quatre bandes annonces sont offertes, dont une est celle du programme principal.
Bien que peu nombreux, les suppléments offrent un coup d’œil plutôt satisfaisant sur cette production, même si l’on peut déplorer une attention plutôt moindre sur la postproduction.




Conclusion
Fort de son succès au Japon, The Returner nous est donc offert dans une édition tout a fait convenable, qui associe a une qualité d’image très satisfaisante un rendu sonore qui sait réconcilier avec les bandes sons en 5.1 « qui ne servent pas à faire une démonstration du système ». Si The Returner n’est pas un indispensable, il saura certainement offrir un divertissement de qualité à certains, et saura séduire les amateurs d’action et d’effets spéciaux, sans toutefois satisfaire ces derniers dans la section des suppléments.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2004-02-03

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony KV34XBR910; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Ritaanaa

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
116 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Japonaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais

Suppéments:
Trois segments sur la production, Journal de tournage commenté et bandes annonces

Date de parution:
2004-02-10

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