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DVDEF

Panic Room (3 Discs - Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Surévalué, David Fincher ? Peut-être bien… À peine en était-il à son quatrième film, le controversé Fight Club (un film qui ne fera jamais l’unanimité), Fincher était déjà considéré comme l’un des cinéastes les plus influents de Hollywood. Il incarne d’ailleurs encore aujourd’hui le portrait-type d’une nouvelle génération de cinéastes visionnaires et surdoués. Il est, aux côtés de ses nombreux pairs issus du monde de la publicité et du vidéoclip, le sang neuf sur lequel se base les bonzes de Hollywood pour révolutionner le septième art. C’est simple, les écoles de cinéma n’arrivent plus à elles seules à former une réelle relève prometteuse. De nos jours, les diplômés qui passent quasi-directement des bancs d’école à la chaise du réalisateur sont rares. Et lorsque l’un des plus connus du lot se nomme Brett Ratner, tâcheron parmi les tâcherons, les doutes sur la pertinence de tels cours sont légitimes. Les finissants de ces études cinématographiques ressortent essentiellement d’un moule commun. Les conventions classiques du langage cinématographiques sont inculquées, souvent au détriment d’une vision originale et personnelle de l’étudiant. Il y a une trentaine d’années, les écoles de cinéma étaient la principale source de formation et d’épanouissement des cinéastes en devenir. Aujourd’hui, la réalité est toute autre. L’avènement du vidéoclip, dans les années 80, y est pour quelque chose, ainsi que la prépondérance de la publicité dans le monde moderne. Un diplôme n’est plus nécessaire pour réussir (ni même demandé), mais de l’expérience dans l’un ou l’autre des deux médiums mentionnés constitue une carte de visite hors pair, pour autant que le talent y soit. Ainsi donc, la relève hollywoodienne apparaît aujourd’hui dans les filons que sont le vidéoclip et de la publicité. Pensons seulement aux David Fincher, Spike Jonze ou Michel Gondry, pour ne nommer que ceux-là.

Cette nouvelle source de talent n’est malheureusement pas infaillible. Pour chacun des trois réalisateurs ci-haut mentionnés, nous devons endurer les frasques d’un Simon West, d’un Dominic Sena ou, pire encore, d’un Michael Bay. Ces trois cinéastes au style visuel percutant et recherché ont bien appris leurs leçon, en ce sens qu’ils manifestent tous un sens de l’image et de la mise en scène assez remarquable. Le hic, c’est que chacun a appris à réaliser en fonction d’un vulgaire scène à scène. Pour réaliser une publicité ou un vidéoclip, il suffit de montrer un minimum d’inventivité et de talent de metteur en scène. Comme le message doit passer rapidement, chaque plan se doit d’être le plus percutant possible. Pour un film, la même recette ne s’applique pas. Or, plusieurs réalisateurs tournent leurs films plans par plans, pour que la facture visuelle soit la plus ambitieuse possible. Malheureusement, ils négligent du même coup de créer un style, un climat, une ambiance propre à toute la durée du film. Il en résulte souvent des œuvres sans queue ni tête, complètement décousues et bourrées de ruptures de ton. Pour réaliser un long-métrage, il ne s’agit pas simplement d’assembler bout à bout plusieurs sketchs réalisés de la façon la plus spectaculaire qui soit… C’est justement là qu’entre en scène le célébré David Fincher.

Fincher se démarque de beaucoup de ses collègues simplement parce que le jeune cinéaste réussit toujours, et au-delà des prouesses visuelles, à créer un style et un climat bien à lui. En ce sens, un film de David Fincher est facilement reconnaissable, tel une véritable œuvre d’auteur. Dès son deuxième film (oublions le raté Alien 3), Seven, Fincher démontre un sens visuel inouï et un véritable talent à créer des ambiances. Bien sûr, le film n’aurait pas été aussi mémorable sans le merveilleux travail exécuté à la photographie par Darius Khondji. Mais quoi qu’il en soit, la maîtrise du langage cinématographique est évidente, sans jamais être trop statique. Son film suivant, The Game, n’est certes pas à la hauteur de son prédécesseur mais la mise en scène et le climat de tension qui en résultent sont remarquables. Cependant, on commence déjà à remarquer chez Fincher le penchant pour les coups de théâtre, tendance confirmée dans la finale de Fight Club. Si ce dernier film est aujourd’hui considéré comme culte (grâce notamment à ses personnages et aux dialogues incisifs), il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une œuvre manipulatrice dont la finale reste douteuse quant à sa crédibilité. Que voilà un punch final qui n’avait d’autre but que de déstabiliser lâchement le spectateur, et dont la seule logique était justifiée par quelques « inserts » subliminaux. Ce qui nous amène à son cinquième film, Panic Room, ainsi qu’à la question posée au début de la critique : « surévalué, David Fincher ? ».

Ce décevant Panic Room nous inciterait à répondre par l’affirmative, quoique sa réputation ne soit pas moins justifiée pour autant. Le problème ne provient pas de Fincher lui-même, mais de la vision qu’en ont beaucoup de critiques de cinéma. Comme si, après les succès de Seven et Fight Club, deux films porteurs d’un discours désabusé et d’une thématique bien propre, les cinéphiles s’attendaient à une récidive avec Panic Room. En fait, avant même la sortie de ce film, le bouche à oreille parlait déjà d’un film-culte… Une proclamation uniquement légitimée par le nom du réalisateur au générique. Un bien mince argument… Or, Fincher l’admet lui-même, il n’avait à l’époque nul autre désir que de réaliser un gros film de série B sans réelle prétention. Pourquoi donc lui avoir prêté toutes les symboliques ? La trame qui sous-tend le film, à savoir la critique des excès protecteurs du peuple américain, est certainement savoureuse mais très mince telle quelle. Le reste du film n’est en réalité qu’un exercice de style parfois grossier, parfois très réussi (le film réserve quelques très bons moments de tension), et qui ne se veut rien d’autre qu’un divertissement à la fois pour son réalisateur et pour son auditoire. Après tout, le scénario de Panic Room traînait sur les tablettes depuis longtemps avant que Fincher ne s’y intéresse. Les réalisateurs s’étaient succédés, tous découragés des limites (scénaristiques et visuelles) de ce huis-clos. L’intérêt de Fincher tient de toute évidence de la curiosité et du défi d’en faire un thriller qui roule à plein régime. Il en profite pour tester quelques techniques visuelles, versant même parfois dans la surenchère d’effets stylistiques lourds. Par exemple, un plan séquence qui passe à travers la hanse d’une cafetière était-il vraiment nécessaire ? Et un très, très gros plan d’une ampoule de lampe de poche ? Espérons seulement que le réalisateur abandonne ces excès inutiles dans son prochain film puisque leur seule vertu est d’impressionner un auditoire naïf… et ainsi de surévaluer la réputation de metteur en scène du réalisateur.


Image
Panic Room avait déjà fait l’objet d’une parution en format DVD peu de temps après sa sortie en salles. Cette édition nous était offerte sous la bannière « Superbit », qui consiste à élimer tout supplément pour maximiser l’espace disque afin d’offrir un transfert qui demande le moins de compression possible. La qualité d’image de cette précédente édition était justement excellente, surtout en considérant la photographie très stylisée ainsi que la pénombre constante qui règne dans le film. Mais voilà, la Columbia/Tristar nous offre aujourd’hui une toute nouvelle édition spéciale (longtemps attendue…) bourrée de suppléments et dont le premier disque à lui seul comprend, en plus du film, un total de trois pistes de commentaires audio en plus des trois bandes-son multi-canals. La qualité d’image est-elle moins bonne pour autant ? La réponse est non, remettant du même coup en question la pertinence de la bannière « Superbit »…

En fait, le transfert de cette nouvelle édition spéciale est très similaire, sinon identique au transfert de l’édition Superbit. La seule différence notable, et elle est bien mineure, se situe au niveau de la luminance qui a été légèrement réduite de manière à rendre le film encore plus sombre. Sinon, les mêmes qualités et défauts de l’ancien transfert sont encore ici présents. L’interpositif employé pour le transfert était sans aucun doute dans un état optimal puisque aucune anomalie ou parasite n’est visible à l’écran. La définition est franchement excellente et dévoile une image nette dont les détails et les textures sont subtils et précis. La balance de couleur très stylisée (désaturée et quasi-monochromatique) apparaît très fidèlement restituée. Si on ne peut les qualifier de naturelles, sauf évidemment au tout début du film, (même les tons de peau penchent volontairement dans les teintes verdâtres), à tout le moins pouvons-nous affirmer avec certitude que les couleurs ne souffrent d’aucun débordement et qu’il n’y a aucun dé-balancement chromatique involontaire. Le contraste est admirablement bien géré, surtout en tenant compte de l’aspect très sombre du film. La différence de luminosité entre les plages de l’image est évidemment très faible mais néanmoins adéquate puisqu’elle ne provoque jamais de brillance intempestive. Même s’il apparaît incidemment assez bas, le niveau des noirs est bien ajusté et ne descend jamais sous la barre des 7.5 IRE. Les parties sombres, évidemment prédominantes, profitent de dégradés généralement précis et subtils. Cependant, il arrive à quelques occasions que certains d’entre eux bloquent très légèrement, ce qui est malheureusement assez évident. Les noirs sont heureusement très nets et profonds, toujours exempts de tout fourmillement agaçant.

La partie numérique n’est malheureusement pas impeccable. La compression trahit quelques traces de macroblocs ça et là pendant le film. La sur-accentuation des contours présente dans le précédent transfert n’a pas non plus été éliminée, ce qui est plutôt dommage. Mais quoi qu’il en soit, il s’agit certainement d’un transfert de très bonne qualité qui souffre très peu de ces défauts mineurs.


Son
Cette édition nous propose trois bandes-son Dolby Digital 5.1, soit une anglaise, une française et une espagnole. Le mixage anglais DTS offert avec l’édition Superbit n’est malheureusement pas disponible faute d'espace.

Tout d’abord, mentionnons que le boîtier se targue d’offrir un tout nouveau mixage Dolby Digital 5.1. Après une écoute attentive, nous avons bel et bien remarqué quelques différences par rapport à la bande-son offerte avec l’édition Superbit, mais celles-ci sont plutôt mineures. En outre, ce nouveau mixage nous est apparu d’une profondeur et d’un dynamisme accru. Les basses sont également légèrement plus profondes, et l’utilisation du canal .1 (LFE) est plus agressive.

Ainsi donc, le niveau de dynamique des trois mixages multi-canaux est franchement excellent. Toute la hauteur du spectre est bien exploitée, et ce sans jamais trahir aucun signe de distorsion. En plus de profiter d’une présence à couper le souffle et d’une profondeur exemplaire, ces mixages profitent d’une spatialité surprenante. Les éléments sonores sont tous intégrés et positionnés avec une belle précision. Le champ-sonore se déploie de façon très efficace depuis tous les canaux de façon à créer un environnement vraiment immersif et captivant. La séparation des canaux est fluide et très précise. Les enceintes arrières sont d’avantages sollicitées qu’elles l’étaient dans les mixages de l’édition Superbit. L’intégration soutenue d’effets localisés confère beaucoup de vitalité au mixage, tout comme les nombreuses transitions de canaux. Ces dernières sont d’ailleurs fort bien exécutées, parfois avec vigueur, parfois avec subtilité, mais toujours dans une transparence remarquable.

Les dialogues, s’ils paraissaient parfois d’un niveau sonore trop faible dans le mixage Superbit, sont ici parfaitement bien intégrés. Le volume a été correctement ajusté et les dialogues sont toujours naturels et intelligibles. La trame-sonore du canadien Howard Shore bénéficient d’une intégration fidèle et profonde qui met à profit tous les canaux pour créer une belle ambiance. Les basses sont profondes, agressives et très bien gérées. Le canal .1 (LFE) est omniprésent mais ne verse jamais dans l’excès. Lorsque employé avec retenu, il parvient d’ailleurs à créer une tension palpable.

Il est à noter que des sous-titres anglais, français et espagnols sont également disponibles.


Suppléments/menus
Voilà une édition qui mérite pleinement sa mention « Special Edition ». En fait, les suppléments sont si nombreux qu’il vous faudra plusieurs jours pour en visionner la totalité. Répartis sur trois disques, ces suppléments couvrent en détails toutes les étapes de la conception du film, de la pré-production à la distribution en salles. La seule étape un peu négligée (ou oubliée ?) est la scénarisation, qui n’est abordée que dans la piste de commentaires audio du scénariste…

En plus du film, le premier disque offfre quelques bandes-annonces (dont celle du film) ainsi que trois pistes de commentaires audio. La première est animée par le réalisateur David Fincher. Orateur articulé et généreux, Fincher explique avec moult détails ce qui l’a attiré dans le projet, sa façon de travailler avec les acteurs et l’équipe technique ainsi que ses intentions derrière chaque scène. Il n’y a aucun temps mort et Fincher ne sombre jamais dans la redondance ou, pis encore, dans l’anecdote insipide.

La deuxième piste est animée par les acteurs Jodie Foster, Forest Whitaker et Dwight Yoakam. Malheureusement, chaque animateur a été enregistré séparément. Il n’y a donc aucune interaction entre les trois, ce qui aurait certainement donné une plus belle énergie à cette piste. Heureusement, le montage des propos de chacun est intelligent et rassemble chaque information dont le sujet est similaire. Ce montage permet également d’éliminer les hésitations et les temps morts, ce qui donne à la piste un rythme très constant qui favorise l’intérêt. Les informations révélées sont parfois anecdotiques mais généralement pertinentes.

La troisième et dernière piste est animée par le scénariste David Koepp, accompagné par l’auteur William Goldman (que le boîtier qualifie d’invité spécial). La présence de Goldman est ici la bienvenue puisqu’elle donne une belle dynamique à la piste. Ce dernier agit en quelque sorte comme animateur et pose sans cesse des questions à David Koepp. L’essentiel du travail scénaristique est abordé, et ce dans un ton amical et décontracté. Un très bonne piste.

Les suppléments du deuxième disque sont répartis dans deux sous-catégories : « Pré-Production » et « Production ». La première catégorie est elle-même séparée en deux sections : « Prep » et « Previsualitation ». Dans « Prep », vous découvrirez tout d’abord un documentaire intitulé The Testing Phase (16 min). Ce segment explique et démontre tous les tests qui doivent être effectués avant le tournage d’un film, des tests d’éclairages aux essais de costumes en passant par les maquillages et les pyrotechnies. Les principaux artisans ayant travaillé sur ces essais expliquent l’utilité et le but de chacun, pendant qu’à l’écran défilent les images de chacun de ces tests. La section « Prep » comprend également le segment Safe Cracking School (12 min), dans lequel un expert en chambre forte instruit les artisans du film sur les meilleures façons de pénétrer à l’intérieur de ce type de pièce. Espérons que personne n’en fasse d’utilisation malhonnête !

La section « Previsualisation » renferme quatre autres documentaires. Creating the Previz (10 min) nous montre comment le réalisateur a eu recours à des animations rudimentaires créées par ordinateur pour préparer le tournage de ses scènes. Plus détaillées que les scénarimages (storyboards), ces animations étaient pour Fincher un outil précieux pour illustrer ses demandes à l’équipe technique. Previz Demo (3 min) est un exemple de ce type d’animation dans laquelle les caméras elles-mêmes et leurs angles de vision ont été insérés pour montrer le travail du caméraman et de ses assistants. Une piste de commentaires audio optionnelle est également offerte pour décrire l’animation. Habitrail Film (1 min) est une autre animation utilisée pour illustrer les déplacements des personnages dans la maison. Finalement, Multi-Angle Featurette nous offre les 40 premières minutes à divers stades de la production. Un angle nous permet de comparer les scénarimages avec les « rushes » de tournage, sans effets spéciaux. Un deuxième angle nous montre une comparaison entre les animations décrites ci-haut et le film dans sa version finale. Aussi, quatre pistes-sonores différentes permettent d’écouter au choix le son original enregistré sur le plateau, le mixage sonore final, une piste de commentaires avec le dessinateur de scénarimages, ainsi qu’une autre piste de commentaires animée par le concepteur des animations.

La section « Production » du deuxième disque comprend tout d’abord un excellent documentaire de 52 minutes intitulé Shooting Panic Room. Ce documentaire nous dresse un fascinant portrait de la production du film, de la construction des décors jusqu’au tournage lui-même. Essentiellement composé d’images filmées en coulisses et d’entrevues, ce documentaire ne verse jamais dans la complaisance et nous montre au contraire plusieurs travers du tournage. De plus, les informations déjà nombreuses et pertinentes sont souvent complétées par des sous-titres informatifs, ce qui fait de ce documentaire l’un des plus complet qui soit. Seul petit regret, le congédiement de Darius Khondji, célèbre directeur photo et fidèle collaborateur de David Fincher, est expliqué de façon un peu évasive… Le dernier supplément du deuxième disque est un court segment de 9 minutes nommé Make Up Effects. Deux concepteurs d’effets spéciaux nous y expliquent le subtil travail qu’ils ont eu à faire dans le film, à savoir quelques gouttes de faux sang et des doigts écrasés dans une porte…

Le troisième disque est lui aussi divisé en quelques catégories. « Visual Effects » nous offre pas moins de 19 courts documentaires dont la durée varie de une à 17 minutes. Chacun de ces segments explique de façon très détaillée comment chacun des effets spéciaux numériques ont été créés. À l’aide de supports visuels explicites, le créateur et la coordonnatrice des effets spéciaux nous informent des demandes de Fincher et ensuite de la façon dont les effets ont été produits. Une courte introduction de une minute, dans laquelle le créateur nous explique comment il a été embauché sur le film, est également offerte.

« Scoring » nous montre les sessions d’enregistrement de quatre pièces musicales du film. Chacun des quatre segments offrent de deux à cinq angles parmi lesquels nous pouvons voir le compositeur Howard Shore diriger son orchestre ou encore un écran divisé montrant à la fois l’orchestre et la scène du film pour laquelle la musique est enregistrée.

On Sound Design (15 min) est un documentaire dans lequel on nous explique le travail de mixage sonore. Le mixeur Ron Klyce nous exposent les techniques employées pour arriver aux résultats exigés par David Fincher. Le segment est très intéressant, mais un mixage Dolby Digital 5.1 (au lieu d’un Dolby Stéréo) aurait été de mise pour donner plus d’impact aux démonstrations.

Digital Intermediate (10 min) nous explique le processus de correction de la colorimétrie (color correction/timing) exécutée en post-production. À nouveau, les exemples et démonstrations choisies pour illustrer le propos sont tout à fait pertinents et fascinants.

Seul supplément textuel de cette édition, Super-35 Technical Explanation est dossier complet et franchement fascinant sur les divers formats cinématographiques ainsi que sur la multitude de pellicules employées. On y fait également la promotion, à l’aide d’exemples, du format respecté (letterbox). Les néophytes se doivent absolument de consulter ce document qui fait l’historique des formats ainsi que des avantages et inconvénients de chacun.

La dernière section du troisième disque est nommée « Sequences Breakdown ». Vous y trouverez quatre séquences du film décortiquées de manière à pouvoir en lire les pages du scénario, voir les scénarimages, visionner des images filmées en coulisses puis les « rushes » en plus des divers tests d’éclairages et de maquillages exécutées pour la séquence en question. Difficile de faire plus complet…

Il est à noter que chacun des suppléments, y compris les trois pistes de commentaires audio, sont sous-titrées en espagnol, mais non pas en français ni même en anglais. Dommage…



Conclusion
Un film comme Panic Room, qui manifestement ne passera pas à l’histoire, méritait-il autant d’attention ? Une chose est certaine, ceux qui attendaient cette édition spéciale promise depuis longtemps par la Columbia/Tristar ne seront pas déçus. La splendide qualité d’image est certainement à la hauteur de ce qui nous avait été offert avec l’édition Superbit. Idem pour le mixage sonore, qui nous fait facilement oublier l’absence du mixage DTS inclus avec l’édition précédente.
Quant aux suppléments, il serait difficile (voir impossible) d’offrir d’avantage. Vous l’avez vu par la lecture de cette critique, la quantité est impressionnante et couvre absolument toutes les facettes du tournage du film de façon détaillée. Le prix de cette édition en fera peut-être sourciller quelques uns (aux alentours de 40$CA), mais une chose est certaine, la qualité est au rendez-vous. Seul petit bémol, pour une édition de ce calibre, le boîtier nous est apparu un peu ordinaire...


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
4,3/5

Suppléments:
4,4/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,2/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2004-04-01

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Panic Room

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
112 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Trois pistes de commentaires audio, documentaires, informations textuelles, bandes-annonces (voir critique pour liste complète)

Date de parution:
2004-03-30

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