Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Zodiac (Director's Cut)

Critique
Synopsis/présentation
Le film de David Fincher se propose donc de suivre la fameuse histoire du tueur en série jamais arrêté qui se faisait appeler Zodiac et ce à travers les yeux d’un policier qui enquêta sur l’affaire de nombreuses années sans résultats mais aussi et même surtout d’un jeune dessinateur journaliste qui se prit de passion pour cette affaire au point d’en presque détruire sa vie personnelle. Ce jeune homme à écrit plusieurs livres sur ce sujet hautement iconique et purement américain qui ont inspirés l’excellent film dont nous allons chroniquer l’aspect technique de la sortie en HD-DVD. Cependant nous tenons à prévenir les spectateurs qui s’attendraient à un suspence efficace à la conclusion fracassante tel Seven, chef d’œuvre du genre, en seront pour leurs frais puisque cette fois çi Fincher change de style de superbe façon et nous propose une œuvre qui s’attache plus au réaction psychologiques de ses enquêteurs et à leurs obsessions qu’a décrire en détails les meurtres ou la traque d’un tueur qui ne sera jamais identifié.


Image
L’image est présentée au format respecté de 2.35:1 d’aprés un transfert utilisant le codec VC1 en 1080p.

La définition générale est absolument remarquable, constante et parmis les toutes meilleurs qu’il nous est était donné de voir. Le film ayant été tourné sur une caméra HD 1080p, le transfert est donc absolument et le léger grain visible lors des scénes les plus sombres est entiérement intentionel. Le rendu est totalement cinéma au point que nous avons presque redécouvert notre matériel de projection.
Les couleurs au rendu passés voulues par Fincher sont en permanence parfaitement rendues. Elles sont naturelles, constantes et impeccablement saturées.
Le contraste est l’un des plus poussés que nous ayont visionnées et ne génére strictement aucune brillances.
Les scénes sombres sont admirablement rendues grace à des noirs vraiment purs et profonds qui représentent ce qui se fait de mieux dans le domaine.
La partie numérique est comme l’ont pouvait s’y attendre puisque nous n’avons repérés absolument aucun défaut susceptible d’être mentionné ici.

Un transfert qui démontre de façon sidérante la supériorité incroyable des formats HD et devrait faire sauter le pas à ceux d’entre vous qui doutent encore. Cela promet aussi un avenir formidable pour les œuvres tournées directement en caméra HD puisque le rendu de cette édition est l’un des plus « cinéma » qui soit et ce malgré l’énorme travail de Fincher sur les couleurs et les filtres en postproduction.



Son
La seule bande-son proposée sur cette édition est en Anglais (Dolby Digital + 5.1).

Nous sommes Déçus que la Paramount n’ai pas jugé bon d’inclure une piste en Dolby True HD mais cette bande-son reste tout de même plus que satisfaisante.
Sa dynamique est de très haut niveau mais elle reste toujours discréte du fait de sa nature calme, de son approche presque documentaire. Sa présence et sa spatialité sont elles aussi exceptionnelles mais toujours discrètes car parfaitement intégrées a l’ensemble.
La musique est parfaitement rendue, sans aucune faiblesse dans le haut comme le bas du spectre. Logiquement elle est intégrée à la perfection au reste de la bande-son.
Les enceintes arriéres sont relativement peu utilisées, toujours pour coller à cette conception la plus naturaliste et réaliste du son. La musique mais surtout les effets d’ambiances subtils mais efficaces profite de leurs interventions au maximum. C’est principalement la remarquable spatialisation des sons d’ambiance qui est à mettre en avant comme modèle tant l’impression d’immersion, sans pour autant que ces sons soient mis en avant est d’une efficacité renversante.
Les dialogues sont rendus à la perfection et toujours parfaitement intelligibles. Aucune trace de parasites ou distorsions ne sont à signaler et ce même à volume très élevé comme cela est recommandé.
Les basses fréquences, à la manière des enceintes arrières sont toujours subtilement et naturellement utilisées. A l’inverse d’œuvres antérieures (Seven, The Game ou Fight Club) ou les effets sonores étaient des personnages à part entière et mis en avant, Fincher à sur ce film travaillé la subtilité et le réalisme avec le même brio que les effets sonores marquants de ses œuvres précédentes.

Voici donc une bande-son à la hauteur de l’image qui nous offerte par la Paramount. Comme nous l’avons signalé il est dommage que toute cette subtilité n’ait pas encore pu être plus mise en valeur par un piste en True HD. Ceci dit nous sommes entièrement satisfaits et impressionnés par le superbe rendu de cette édition.



Suppléments/menus
Cette version étant appelée Director’s Cut et proposant une version remaniée par Fincher, elle contient également de nombreux et excellents bonus qui complétent le film à merveille.
Sur le premier disque sont proposés deux commentaires audio.

Le premier est du réalisateur David Fincher s’avére à l’image de son narrateur, méticuleux, détaillé et passionnant, même si un peu moins en profondeur et plus axé technique que nos attentes.

Le second commentaire comprend des interventions de Jake Gyllenhal, Robert Downey Jr, Brad Fischer (Producteur), James Vanderbilt (Scénariste et Producteur) mais surtout de James Ellroy (Ecrivain de polars géniaux, Black Dahlia ou L.A Confidential pour ne citer que les plus connus). Heureusement ce commentaire assemblé se concentre sur les passionnantes discussions entre les deux écrivains, parlant de l’affaire, du travail d’adaptation pour un résultat formidable. Les acteurs interviennent de temps à autre et de façon bien légéres et comique, se concentrant sur les anecdotes de plateau et de tournage.

Sur le second disque sont offert pas moins de 4 documentaires au format HD.

Le premier s’intitule « Zodiac Deciphered », dure 54 minutes et s’avére un making of assez standard mais vraiment intéressant, se concentrant principalement sur l’aspect technique du tournage et le perfectionnisme de Fincher.
Le suivant, « Visual Effects of Zodiac », dure 15 minutes et s’intéresse aux hallucinants effects speciaux numériques invisibles dont le film est truqé et démontre si besoin était que les nouvelles technologies ne sont pas seulement capables d’effets outranciers et peu discrets (Explosions et autre vaisseaux spatiaux) mais bel et bien d’effets intégrés discrets.
Les deux documentaires suivants sont eux consacrés à l’affaire du Zodiac elle-même.
« This is the Zodiac speaking » dure 1h45 et s’avére fascinant de bout en bout. L’histoire du Zodiac est présentée sous tous les angles possibles, de témoignages des policiers ayant découvert les meurtres jusqu’aux vrais personnages dont sont directement inspirés les personnages du film. Ce documentaire est un véritable plus au sens il donne une autre dimension à l’œuvre et aux choix de ses scénaristes comme du réalisateur.
« His was Artrhur Leigh Allen » durant quant à lui 42 minutes et se concentre donc sur le principal suspect de l’affaire dont la culpabilité n’a jamais pu être prouvée. Il ne fait nul doute qu’entre ces deux documentaires, vous risquez fort vous aussi, comme les héros du film de vous retrouvez fascinés et obsédés par cette histoire dont l’enquête non résolue n’est pas le moins fascinant des aspects.

Enfin est offert le seul supplément en SD de cette édition avec « Previsualisation » qui dure 6 minutes et propose une classique comparaison entre des séquences préparatoires animés et le résultat filmé final.

Voici donc un ensemble remarquable qui contribue à faire de cette édition celle de référence concernant cet excellent film. Comme pour l’image et le son nous remercions donc la Paramount pour son excellent travail.






Conclusion
Voici donc une des meilleures éditions que nous ayons eu à critiquer tous supports confondus. L’image et le son représentent ce qui se fait de mieux (même si une bande-son en lossless aurait pu encore améliorer le rendu sonore déjà fantastique) et ils sont accompagnés de suppléments nombreux et remarquables. Le prix de cette édition dans le malheureusement défunt format HD-DVD est tellement bas qu’il n’y a aucune hésitation à avoir. La Paramount à également sorti la même édition en Bluray pour les possesseurs de matériel à ce format. Sur cette édition la version SD parait aussi mauvaise que pouvait paraitre une VHS pour les premiers possesseurs de DVD.

David Fincher est décidément un cinéaste fascinant car en parvenant a rester dans sa ligne thématique et ses obsessions il à su renouveler son style narratif et visuel sans pour autant qu’une sensation de rupture avec le passé soit palpable. L’artiste à plus d’une corde à son arc et ce film remarquable ainsi que son suivant qui est annoncé, « The strange case of Benjamin Button » donnent l’impression qu’a l’instar de David Cronenberg, Fincher à su évoluer, murir sans jamais se renier et nous promet une « deuxiéme partie » de carriére des plus passionnantes.



Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,6/5

Suppléments:
4,8/5

Rapport qualité/prix:
4,8/5

Note finale:
4,8/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2008-06-17

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur hybride LG BH100, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Zodiac

Année de sortie:
2007

Pays:

Genre:

Durée:
162 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
HD DVD

Nombre de disque:
2 HD-30

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital Plus 5.1 EX

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaires audio, documentaires

Date de parution:
2008-01-08

Si vous avez aimé...