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DVDEF

Underworld

Critique
Synopsis/présentation
Underworld, première réalisation de Len Wiseman (accessoiriste sur plusieurs films de Roland Emmerich), revisite les mythes des vampires et des loup-garous en les adaptant pour faire de cette oeuvre un film d'action plus qu'un film d'horreur. Depuis des siècles, dans une ville intemporelle, se déroule une guerre sans merci à l'insu des humains, une guerre entre deux races d'immortels, les vampires et les lycans (loup-garous). Après une brève introduction nous explicant cet état de fait, le film commence par une interminable scène de combat duant laquelle aucun mot n'est échangé, les coups de feu tenant lieu de dialogue.

L'histoire est celle de Selene (Kate Beckinsale), une guerrière vampire qui, chercahnt à comprendre le soudain intérêt des lycans pour un humain, Michael (Scott Speedman), tombe amoureuse de celui-ci et découvre un complot visant à obtenir la fusion des deux races immortelles, normalement absolument incompatibles. Les traditionnels gousses d'ail, pieux et autres crucifix sont remplacés par de l'armement nettement plus moderne, rendant les scènes de combat d'Underworld nettement plus semblables à celles de Matrix qu'à celles d'un quelconque film d'horreur classique de la Hammer.

Ce film est loin d'atteindre les tréfonds de nullité atteints avec brio par The League of Extraordinary Gentlemen, en grande partie grâce au fait qu'il est tout de même nettement moins ambitieux. L'histoire qui nous est relatée ici est avant tout un prétexte à une succession de scènes d'action très stylisées. Le problème majeur est que le tout est tellement stylisé à outrance (couleurs hyper travaillées, décors gothiques sales, effets sonores tonitruants) qu'il est quasiment impossible de réellement rentrer dans le film. Il est difficile de se sentir impliqué par des images, du son, des décors tellement travaiilés et donc irréalistes que leur appartenance à une fiction hollywoodienne ne fait aucun doute.

Si les prestations des acteurs et le scénario ne risquent de traumatiser personne, la réalisation soignée de ce long-métrage en fait un honnête film d'action qui parvient à atteindre son objectif, divertir et impressionner le sepctateur.


Image
L'image est proposée au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert 16:9.
Le rendu visuel est impeccable, l'interpositif utilisé étant totalement dépourvu de quelconque poussière ou autre parasite.

L'image est d'une grande netteté, les détails et les textures sont reproduits avec brio par ce transfert issu d'une matrice haute définition. Si le travail d'étalonnage des couleurs semble exagéré, c'est manifestement un choix artistique. Le fil baigne presque constamment dans le bleu sombre, accompagné de touches verdâtres pour les lycans et leur domaine et de rouge pour le domaine des vampires, et avec quelques scènes sépia pour les souvenirs d'un lointain passé. Malgré ces ambiances exagérées, aucun débordement de la chrominance n'est à déplorer. Le niveau des noirs et le contraste sont parfaitement réglés et constants, ce qui est absolument crucial pour un tel film se déroulant uniquement la nuit. Les zones sombres offrent un niveau de détail trées correct, des dégradés fluides et des noirs très profonds.

Les défauts de compression sont très rares et ne risquent pas de distraire le spectateur durant le visionnement de ce film. La matrice semble être dépourvue des habituels filtrages de surdéfinition des contours ou de réduction du bruit.



Son
Les bandes-son proposées sont la version originale Anglaise et le doublage en Français, tous deux au format Dolby Digital 5.1. Des sous-titres Anglais, Français et Espagnols sont proposés.

La dynamique de la bande-son multicanaux originale est, tout comme son volume, énorme et nettement supérieure à la moyenne. Cette bande-son est plus qu'immersive, la spatialité étant servie par une utilisation quasi-constante des canaux d'ambiophonie. Les multiples scènes de fusillade sont un parfait exemple de la dynamique percutante de cette bande-son surchargée d'effets spéciaux. Si le champ sonore n'est pas toujours réaliste, la séparation des canaux est d'un très bon niveau, et les innombrables effets de transition sont d'une fluidité tout à fait satisfaisante. La trame sonore, qui démontre profondeur et fidélité, est impeccablement intégrée à ce mixage tonitruant, tout comme les dialogues qui sont toujours très intelligibles.

Les basses fréquences sont évidemment mises à contribution plus souvent qu'à leur tour, de manière là encore très percutante, appuyées par une utilisation intensive du canal LFE (.1). Cette bande-son, supervisée par Claude Letessier (qui a travaillé sur des films aussi divers que Blue Crush, The Mothman Prophecies et The Thin Red Line) ne vous fera pas que des amis parmi vos voisins. Il s'agit là de matériel de démonstration, d'une qualité technique indéniable. Les amateurs d'effets sonores apprécieront, mais ceux qui préfèrent la subtilité feraient mieux de passer leur chemin. Sans que l'on puisse faire de réel reproche technique à cette bande-son, mis à part le volume moyen trop important, il est cependant évident que les ingénieurs du son en ont fait des tonnes.


Suppléments/menus
Les suppléments proposés sont plutôt nombreux pour un film somme toute relativement mineur. Deux pistes de commentaire audio sont proposées. La première par le réalisateur Len Wiseman et les scénaristes, la seconde, plus technique, fait intervenir les trois artistes qui ont supervisé respectivement l'aspect visuel, les effets spéciaux et le son du film.

Quatre documentaires sont aussi proposés, avec une option permettant de les regarder tous à la suite les uns des autres. Le premier, The Making Of Underworld (13:02), est le plus complaisant, et ne présente qu'un intérêt moyen. Les deux suivants, Creature Effects (12:36) et Stunts (11:42), s'attachant à nous faire voir le travail des faiseurs de monstres et des cascadeurs, sont nettement plus intéressants. Le dernier, Sights and Sounds (9:06) est une succession de séquences prises sur le vif lors du tournage du film.

Un menu permet d'accéder à différentes bandes-annonces de films du label Screen Gems (dont celle, assez originale, de Resident Evil 2, qui doit sortir dans le courant de 2004) ainsi qu'à un autre menu de suppléments (ce qui n'est pas évident au premier abord) comprenant un clip musical du groupe Finch, deux spots promotionnels diffusés à la télévision à la sortie du film, et une très intéressante comparaison entre le scénarimage et le film sur plusieurs séquemces, qui montre bien à quel point le montage final peut varier de ce qui a été prévu au départ.



Conclusion
Ce film somme toute très moyen est ici livré dans une édition de bonne qualité, qui nous permet de bien profiter de l'aspect visuel très léché et de la bande-son particulièrement explosive de celui-ci. Les suppléments sont d'un niveau général très honorable, faisant du tout un disque très recommandable pour les amateurs de films d'action spectaculaires. Ceux qui cherchent un film d'horreur subtil au scénario complexe feront mieux de passer leur chemin.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,6/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2004-01-26

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Panasonic CT-36D11E / Moniteur ViewSonic P95f, Lecteur DVD Panasonic S25 / PC avec GeForce FX et WinDVD, Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8).

Le film

Titre original:
Underworld

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
121 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaires audio, documentaires, bandes-annonces, comparaison scénarimage/film, clip musical

Date de parution:
2004-01-06

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