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DVDEF

Adventures of Robin Hood, The (Two-Disc Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Suite au succès phénoménal de Captain Blood (1935), le couple Olivia de Havilland et Errol Flynn sont réunis une fois de plus en 1936 dans le film The Charge of the Light Brigade. Ces deux films installent réellement Flynn comme une des grandes stars du moment (et qui le restera les vingt années suivantes).

Ces deux acteurs sont de nouveau réunis en 1938 pour le film qui sera le plus gros succès de l'année, The Adventures of Robin Hood. Ce film suit la tradition des films d'actions d'époque très appréciés à l'époque, tant du côté des pirates (que Flynn va reprendre comme siens suite au travail de D. Fairbanks). Ce film est parmi les tous premiers longs métrages filmés en technicolor, avec la particularité évidente de proposer des couleurs brillantes et vibrantes (voir hyper saturées) que l'on verra encore dans The Wizard of Oz qui raflera six Oscars en 1940.

Ce film plutôt culte pour les amateurs de films d'actions (c'est pour beaucoup la meilleur version de l'histoire de Robin des bois, et pour certains le meilleur rôle d'Errol Flynn) relate les aventures champètres de Robin, aux prises avec l'usurpateur du trône de Richard cœur de lion et ses sbires. Cette version que l'on peut considérer plutôt kitsch (costumes colorés, collants pour tout le monde et scènes à cheval accéléré) présente pourtant tous les ingrédients d'un bon film d'action, et malgré son age n'a pas vraiment à rougir de la plupart des films du même genre depuis (effets spéciaux mis de côté naturellement). Le succès de ce film à sa sortie a été tel qu'une seconde édition (en 1942) a remporté tout autant de succès que la première.

Réalisé par Michael Curtiz ce dernier avait déjà dirigé Flynn dans Captain Blood et dans une douzaine de films sur l'ensemble de sa carrière, The Adventure of Robin Hood a récolté trois Oscars en 1939 (direction artistique, musique et montage). C'est tout un ensemble d'acteur de renom qui prête ses traits aux différents personnages offrant ainsi une distribution de talent qui personnifie très bien les tendances très manichéistes du scénario. C'est d'ailleurs dans cette simplicité du scénario que réside la magie de ce film, simplicité qui est encore recherchée de nos jours pour les films de ce genre (Pirates of the Carribean par exemple).

Ce classique nous est enfin offert dans une édition DVD digne de ce nom, dont les qualités sinon techniques sauront séduire les amateurs de cinéma des grandes années d'Hollywood.


Image
Cette édition de The Adventures of Robin Hood est proposé au format respecté de 1.37:1. Ce film 35 mm nous est restitué après un travail de restauration minutieux.

Naturellement l'age du film et les limites de la pellicule/procédé de l'époque offre une image marquée malgré les efforts de restauration. Le matériel source utilisé pour ce transfert était très propre et peu de parasites sont visibles en général. Néanmoins et comme pour tout le film certaines séquences semblent en moins bon état (points blancs, image qui saute en début de scène...). Ce long métrage est un des tous premiers utilisant le procédé couleur technicolor. Le procédé impliquait l'utilisation d'une caméra munie d'un prisme décomposant l'image en faisceaux. Trois négatifs étaient exposés simultanément, chacun enregistrant une couleur disticte (jaune, magenta, cyan). Insérés par la suite dans une tireuse, on procédait avec ces négatifs à un transfert de couleurs (dye transfer) sur une base celluloïd, constituant du coup la copie de production. À titre indicatif, ce procédé fut abandonné au début des années cinquantes au profit d'une pellicule monopack. Pourquoi? Les pellicules monopack (un seul négatif) avait évoluées au point d'offrir une aussi grande justesse des couleurs que le permettait un procédé par transfert de couleurs (dye transfer).
The Adventures of Robin Hood est le deuxième titre de la Warner a tiré profit d'un nouveau procédé nommé Ultra-Resolution. En vue de ce transfert, chacun des négatifs (jaune, magenta et cyan) a été numérisé. Puis ces numérisations ont été recomposé électroniquement pour former images couleurs composant ce transfert. L'équipement informatique utilisé a permis un alignement parfait de chacune des trois numérisations composant chaque image. L'Ultra-Resolution solutionne un des plus proéminents problèmes du Technicolor: gardé à un registre parfait toutes les images. En fait, le résultat final laisse voir une image probablement plus précise que vue lors de la sortie du film. Toutefois, il ne s'agit pas ici d'une véritable restauration du film mais bien d'un reconditionnement numérique.
Typique du technicolor (pour les premières années) les couleurs sont toujours vibrantes, surtout sur les rouges et les verts. L'image présente parfois un grain sur certains plans (surtout les extérieurs). Ce grain mêlé à des couleurs vibrantes et un transfert plutôt lumineux donne par moment un caractère particulier à l'image. Les contrastes sont correctement ajustés, tout comme la brillance. Les noirs sont bien rendus et les zones d'ombres offrent un niveau de détail correct (mais sans plus).

Aucuns défauts de compressions n'ont été constatés tels quels.


Son
Trois bandes sons en mono sont proposées, Anglais, Français et espagnol. Tout comme pour l'image, cette bande son de 1938 nous est restituée dans toute sa simplicité de l'époque. Un souffle quasi permanent est de rigueur, et l'utilisation unique du canal central avant central pour un son très compressé donne toute une saveur nostalgique à ce film. Aucune notion de spatialité n'intervient tout le message sonore provenant du centre, et présenté avec un dynamisme tout relatif.
La trame sonore de Wolfgang Korngold (récipiendaire d'un Oscar) est restituée d'une manière très limitée (liée à la prise de son). Les fréquences sont très compressées, tant dans le haut que dans le bas du registre.
Tout comme la trame sonore, les dialogues sonnent eux aussi particulièrement compressés, avec des variations de volumes parfois surprenantes. Naturellement les basses sont très limitées.
Que demander d'une bande son de 1938 ? ou plutôt qu'en attendre ? Il nous semble qu'il aurait été possible de travailler un peu plus sur cette bande son, tout du moins de minimiser le souffle, et peut être même de distribuer le son sur les trois enceintes avant (surtout considérant la musique omniprésente de ce genre de productions. Néanmoins, tout comme l'image, ces limitations participent complètement au charme suranné de ce film d'action.

Des sous-titrages en Français, Anglais et Français sont disponibles.


Suppléments/menus
Cette édition spéciale se compose de deux disques doubles couches. La majorité des suppléments se trouvent sur le second tandis que le premier propose une approche réellement cinématographique.
En plus de proposer le programme en lui-même, le premier disque offre en outre un ensemble de segments intitulé : "A night at the movie". Ce supplément se propose de nous faire revivre une soirée au cinéma dans les années 30 (années de la grande crise économique). Donc avant le programme principal, une bande annonce pour le film d'époque Angels with Dirty Face nous est proposé. Ce segment est suivi d'un bulletin de nouvelles en noir et blanc, qui présente entre autre l'envahissement de l'Autriche par l'Allemagne (et donc qui donne l'indice du premier acte de guerre allemand qui plongerait le monde dans la guerre l'année suivante). Un reportage sur les orchestres de Swings intitulé Freddie Rich and his orchestra est suivi d'un dessin animé de la Merrie Melody intitulé Katnip College. Ces éléments précèdent naturellement le film en lui-même et sont offerts en anglais.

Une série de bandes annonces (onze en tout) mettant en scène Errol Flynn nous est aussi offerte. Aucun de ces suppléments n'offre de sous-titrage. Une bande son de commentaires par L'historien du cinéma Rudy Behlmer est offerte, ainsi qu'une bande son purement musicale. Les commentaires sont très intéressants et placent adéquatement ce film dans son environnement historique. De plus il offre une vision très politique des studios d'alors, sujet dont le narrateur est spécialiste (surtout concernant la Warner).

Le deuxième disque brille réellement par la qualité et l'originalité de ses contenus. Le premier segment d'une heure environ est un très bon reportage qui décrit autant techniquement qu'historiquement la technologie technicolor. Ce segment saura intéresser tous les amateurs de cinéma, et les amateurs de cinéma des années 40 à 60 particulièrement. Ce reportage en plus d'être très informatif offre de nombreux extraits de films de l'époque qui sauront ravir les amateurs de cette époque.
Un segment de cinquante-cinq minutes regroupant de nombreux historiens et artisans de l'époques (ou leurs enfants) nous est proposé, retraçant l'histoire de la création de ce film, ses anecdotes et les événements relatifs. Il est vraiment remarquable qu'autant d'effort aient été mis afin de créer des suppléments originaux pour un si vieux film, et dans ce cadre c'est une réelle réussite, les informations sont pertinentes et informatives sans tomber dans l'anecdote.
Lié à ce documentaire, le segment intitué A journey to Sherwood Forest nous présente des images du tournage (ce qui est exceptionnel pour un film de cet age). Ce segment présente durant 11 minutes de nombreuses images en couleurs en plus des images en noir et blanc.
Deux dessins animés de la Merrie Melodies sont offerts, Robon hood Daffy ainsi que Rabbit Hood. Deux courts métrages (en technicolor) d'un intérêt très relatif nous présentent tout d'abord dans Cavalcade of Archerry les prouesses de tireur à l'arc de Howard Hill, et dans The cruise of the Zaca, un voyage dans les iles de Errol Flynn à bord d'un bateau.

Robin Hood Through the Age nous présente un bref documentaire à propos de la version de Robin hood interprétée par Douglas Fairbanks dans les années vingt.
From the Cutting Room nous offre deux segments, le premier est une compilation des scènes qui n'ont pas été retenues dans le montage final, alors que Breakdowns of 1938 nous offre durant dix minutes une série de scènes ratées cette année là chez la Warner (qui était une tradition annuelle pour ce studio).
Pour terminer, en plus de Splitting the Arrow qui nous propose cinq galeries d'images, Historical Art, Costume design, Scene concept drawings, cast and crews et enfin publicity and poster, des éléments purement audio nous sont proposés.

On retrouvera ainsi 12 morceaux du film interprétés au piano par le compositeur Corngold, ainsi qu'une émission radiodiffusée en 1938 qui regroupait toutes les stars du film.



Conclusion
Cette édition spéciale d'un des classiques du film d'action nous est ainsi enfin offert au format DVD. Si le film souffre des défauts de son âge, loin de l'handicaper cela contribue plutôt au charme associé à ce genre de film. Ce qui rend cette édition particulièrement séduisante est la profusion de suppléments de qualité qui font de cette édition un indispensable pour les amateurs de films des années trente, et des amateurs de films d'action en général.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2003-10-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony Wega KV27; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Adventures of Robin Hood, The

Année de sortie:
1938

Pays:

Genre:

Durée:
102 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.37:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:

Date de parution:
2003-09-30

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