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DVDEF

Adventures of Indiana Jones, The

Critique
Synopsis/présentation
Steven Spielberg est un réalisateur qu'on ne présente plus tant le succès constant de ses oeuvres depuis les années soixante-dix a fait de lui l'un des cinéastes les plus célèbres de la planète.

Ses films sont loins d'être tous égaux en qualité et il faut bien reconnaître que la série des Indiana Jones est réellement la quintessence de son cinéma et de tout ce qu'il souhaite apporter à ses spectateurs. Il est évident que contrairement à d'autres réalisateurs, il fait preuve d'un respect et d'un amour de son public qui le poussent à réaliser. Ainsi, il a toujours désiré réaliser un James Bond, étant particulièrement fasciné par l'apsect sérial du concept. A la place, son ami George Lucas lui proposa pour notre plus grand plaisir le concept assez similaire de ce qui allait devenir la série des Indiana Jones. Cette collaboration allait donner lieu à la série, que l'on peut sans trop de risques qualifier de plus divertissante jamais réalisée à égalité avec celle des Star Wars curieusement réalisée par George Lucas (nous ne prenons pas en compte The Lord of the Rings qui est une série en cours). Les deux hommes forment donc un couple redoutable, les qualités de l'un complétant celles de l'autre et heureusement leurs défauts s'éliminant.

Spielberg réalisera, offrant au public l'aspect spectaculaire, comique et débridé, tandis que George Lucas produira, canalisant son ami et apportant aux films leur équilibre entre les divers ingrédients ainsi que leur aspect mythologique. Ils confieront le rôle de l'archéologue aventurier à Harrisson Ford qui avait déja joué un rôle similaire dans les deux premiers épisodes des Star Wars. Avec le recul, il apparaît que ce choix s'imposait comme une évidence tant il est maintenant impensable de ne serait-ce qu'imaginer un autre acteur endosser le chapeau, le blouson de cuir et le fouet d'Indy.

Le canevas de départ est très simple mais très défini et ouvert à la fois, leur permettant de pouvoir broder à volonté quant aux aventures de leur héros tout en étant surs de retomber sur leurs pieds grâce aux bases posées dès le début du projet. Ils ont eu l'intelligence de se limiter à trois films seulement et surtout de ne pas confier à d'autres réalisateurs que Spielberg la réalisation des épisodes de la série, ce qui fait que la qualité est restée quasiment égale sur les trois films. La série débuta avec Raiders of the lost Ark en 1981 dans lequels le personnage est mis en place, bifurqua vers un épisode plus noir et non connecté au premier avec Indiana Jones and the Temple of Doom (1984), et reviendra vers l'ambiance et l'univers présenté dans le premier épisode avec Indiana Jones and the Last Crusade (1989).

Indiana Jones (Harrisson Ford) est donc un archéologue réputé qui a pour habitude, entre deux cours à l'université, d'aller déterrer des trésors enfouis partout à travers le monde. Il a donc deux visages bien différents sur lesquels Spielberg s'appuira comme éléments de comédie croustillants, lui permettant de souligner l'aura de séduction intense et apparamment irrésistible que dégage son héros et ce sous chacune de ses deux identités. Ses étudiantes sont folles amoureuses de lui (l'excellent gag du I love You marqué sur les paupières dans Raiders), et il fait craquer successivement Marion (Karen Allen), Willie (Kate Capshaw) puis Elsa (Alison Doody), réalisant le vieux rêve d'enfant de bien des hommes dont Spielberg qui se mariera d'ailleurs avec Kate Capshaw suite au tournage de The Temple of Doom. Mais si il paraît très sur de lui lorsqu'il porte ses attributs d'aventurier, il se révèle beaucoup plus discret et timide lorsqu'il est dans son université ou avec son ami et conservateur de musée Marcus Brody (Denholm Elliot).
Indy est également un combattant expert qui finit par venir à bout de tous ses adversaires quels que soient leur nombre, leurs armes ou leurs forces. Il va ainsi se retrouver presque constamment en train de se battre physiquement, à l'aide de son fouet ou de son pistolet.
Les coups violents qu'il reçoit ne semblent pas avoir de réel effet sur lui et il finit toujours par trouver la parade qui mettra ses adversaires au tapis. Tous ces combats sont l'occasion pour Spielberg de faire à nouveau preuve d'un humour simple mais fort efficace : l'égyptien brandissant un sabre énorme qui sera tué d'un simple coup de feu alors que tout le monde s'attend à un combat homérique.
Spielberg joue souvent sur les correspondances entre ses films, le précédent gag sera rappelé dans the Temple of Doom où, quand Indy se retrouve face à deux adversaires brandissant des sabres, il les regarde avec dédain et au moment de sortir son pistolet de son étui, il se rend compte qu'il n'y est pas et se sauve en courant.

L'arrogance est une autre des "qualités" d'Indy qui en joue souvent comme d'une arme pour provoquer ses ennemis mais aussi souvent dans ses relations avec la gent féminine. Il s'agit même d'une attitude récurrente que l'on retrouve dans les trois films, contenant chacun une scène de séduction manquée à cause de son ton insolent et de celui de ses partenaires qui sont toutes des femmes fortes au caractère trempé, qui malgré leur attitude apparente sont en fait séduites par cette impertinence.
Il est donc un archéologue de haut niveau et ce sont les justifications de ses aventures qui donne aux films un côté exotique et historique qui est important dans la séduction qu'ils exercent sur le public. Spielberg et Lucas ont su habilement choisir leurs symboles historiques, ainsi l'arche perdue de Raiders, les pierres magiques de Temple et le Graal de Last Crusade sont des objets à forte consonnace légendaire et mythologique, et pourtant malgré cela, la religion n'est jamais mise en avant. Si les pierres du second épisode sont puissantes de côté-la, cela est compensé par l'exotisme complet de l'Inde et la violence du culte ancestral de Kali.

Ses ennemis aussi sont très importants car ils sont tous des méchants caricaturaux, mais pas plus que ne l'est Indy lui-même. Il est bien connu que pour qu'un héros soit vraiment prenant, il faut qu'il ait des adversaires aussi intéressants que lui. Les nazis des Indiana Jones sont une entité qui constituent les méchants les plus fascinants qui soient, leurs alliés également, ainsi l'archéologue français et le collectionneur d'art sont deux adversaires qui donneront du fil à retordre à notre héros.
Le prêtre maléfique de Temple est de loin le plus réussi et il est l'occasion pour Spielberg de développer des scènes de messe noire à la gloire de Kali d'une violence et d'une noirceur poussées, très rare dans son univers et qui pourtant s'avèrent les passages les plus réussis du film.

La figure du père est aussi très importante et Sean Connery personnifiera de façon remarquable l'autre Docteur Jones dans le troisième épisode qui nous révèlera par la même occasion beaucoup sur la psychologie d'Indy. Il est en effet la seule personne devant laquelle il paraît géné et impuissant à réagir. Spielberg dira d'ailleurs que pour lui la quête du Graal de Crusade correspond en fait pour Indy à la recherche de son père perdu, et qui nous renvoie directement à sa situation de fils de divorcés traumatisé par la séparation de ses parents, et qui contaminera littéralement la plupart de ses oeuvres. Dr Jones est donc absent mais c'est également grâce à lui qu'Indy est devenu ce qu'il est et qu'il ira jusqu'au bout dans sa quête du Graal bien qu'il soit clairement athé.

Nous ne tenterons pas de déterminer quel est le meilleur des trois épisodes car cela paraît totalement vain et inutile. Nous nous contenterons d'affirmer que Raiders of the Loas Ark est le plus équilibré des trois dans sa construction, la balance entre ses effets comiques et horrifiques. Que Marion est la conquête la plus intéressante d'Indy et la seul qui paraisse vraiment à sa hauteur. On ne s'y ennuie pas une seconde, notammment grâce à ses personnages secondaires attachants (Sallah), son intrigue parfaitement agencée et sa progression toujours surprenante.
Indiana Jones and the Temple of Doom apparaît comme le plus bancal des trois dans son dosage entre humour et violence mais il est également celui qui impressionne le plus grâce aux scènes de sacrifice humain et de la poursuite dans la mine. S'il est beaucoup plus noir et violent, il est aussi plus humoristique, dont une première heure absolument hilarante, et malheureusement le film se termine de façon plus terne et manichéenne malgré d'excellentes scènes (le pont suspendu). Le film est une aventure à part, non connectée au premier et cela a fortement décontenancé le public qui de plus s'est souvent senti aggressé par l'évidente volonté de les dégoûter et le talent de Spielberg pour y réussir.
Indiana Jones and the last Crusade revient au style de Raiders of the Lost Ark et nous offre une magistrale séquence d'introduction qui comme dans tout bon sérial, nous conte de façon inventive et dynamique les origines du héros et surtout la provenance de sa symbolique personnelle (le chapeau, le fouet). L'ironique prestation de Sean Connery et son personnage du père D'Indy fort bien écrit rattrape la fadeur de l'héroine Elsa qui a du mal à susciter l'intérêt. On y retrouve Sallah et Marcus et quelques scènes fort cocasses dont une signature de livre par Adolf Hitler en personne. Seule la fin fonctionne moins bien, en partie à cause du fait que le Dr Jones père sera sauvé par son fils alors qu'il aurait dû mourir dans la logique du serial, pour repartir sur un nouveau film avec un Indy au caractère changé mais aussi par le fait qu'ils sont maintenant tous deux censés être immortels.

Cette série, malgré les défauts que l'on peut lui trouver, possède une aura de séduction inaltérable car elle nous replace tous dans notre position d'un enfant qui se rêve héros bagarreur et invincible à la noble cause, mais aussi dans celle d'un adulte qui s'imagine irrésisitible auprès des femmes et d'une aisance verbale et physique supérieure.
Spielberg et Lucas ont fait mieux que de réaliser leur propre James Bond, ils ont crée un autre héros mythique, soutenu par un thème musical de John Williams qui l'est devenu tout autant à l'instar du célébre espion et qui remplit la même fonction que lui, incarner les rêves et fantasmes de leurs spectateurs.
Ils ont de façon évidente plus de talent que les instigateurs de la série des James Bond (que Sean Connery a d'ailleurs incarné), qui a fini par s'étioler depuis longtemps, et ont su jusqu'à maintenant ne pas casser leur création. Espérons qu'il ne vont pas le faire en réalisant un quatrième épisode qui détruirait leur beau héros et ses valeurs.


Image
L'image des trois films est présentée en format respectée de 2.35:1 d'après des transferts 16:9.
Nous tenons à préciser dès le départ que les restaurations/renumérisations sont très réussies et que la qualité générale des transferts évolue naturellement du film le plus ancien au plus récent.

La définition générale est excellente en tous points, d'une stabilité très appréciable. Les interpositifs sont tous extrêmement propres, seul celui de Raiders of the lost Ark laissant furtivement apparaître deux ou trois griffures sans incidences sur le plaisir du visionnage. Un léger grain est parfois décelable sur certains plans d'effets spéciaux des trois films, mais ceci est logique et jamais gênant. Enfin, la finesse des détails s'avère absolument remarquable en ce sens qu'elle permet de redécouvrir ces films et la perfection de leur production, et la sensation de profondeur de l'image qui en découle est formidable.

Le rendu des couleurs est magnifique, d'une richesse et d'une énergie qui permettent de redonner une seconde jeunesse à ces films qui en avaient bien besoin vu la faible qualité des précédentes éditions vidéo en ce domaine. Elles sont justes, constantes, parfaitement saturées et sans aucune trace de débordements.
On peut juste noter que l'ambiance visuelle générale de Indiana Jones and the Temple of Doom est différente des deux autres, plus saturée et riche, occasionnant des tons de chair plus rouges et donc moins naturels, qui sont assurément la volonté de ses auteurs que son transfert rend à la perfection.

Le contraste est la partie la plus réussie de ces transferts, évitant absolument toutes les brillances. Du coup, le rendu de toutes les scènes sombres est exceptionnel car elles conservent une définition très poussée et le grain y reste très limité. Seules quelques scènes de Raiders of the Lost Ark montrent une très légère faiblesse de ce côté qui n'est pourtant jamais gênante, loin de là. Les noirs sont abyssaux et d'une pureté très agréable sur les trois transferts.
La qualité des dégradés est elle aussi digne de tous les éloges tant elle permet de restituer à la perfection l'énorme travail sur l'aspect visuel des trois films.

Enfin, la partie numérique de chacun des transferts est à citer en exemple tant elle est proche de l'idéal. Absolument aucuns défauts autre que ceux présents sur les copies cinéma ne sont visibles au cours des 360 minutes que durent les trois métrages mis bout à bout.

Ces trois transferts sont des réussites totales, qui pourront sans souci servir de référence en terme de qualité de restauration et de transfert numérique.
Un grand merci à la Paramount qui a certes pris son temps pour éditer ces trois films en DVD, mais qui le fait de façon magistrale et avec tout le soin qu'ils méritaient.


Son
Les trois bandes-son de chaque film sont disponibles en Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0 surround) et Espagnol (Dolby Digital 2.0 surround).

Nous réitérons la même remarque pour l'image en ce qui concerne la qualité des remixages et de l'efficacité générale des bandes-son en fonction des films.

La dynamique de ces bandes-son augmente avec chaque film mais dès The Raiders of the Lost Ark, est d'un niveau remarquable. La présence et la spatialité de chacune d'entre elles est très appréciable, permettant enfin l'immersion sonore désirée par les ingénieurs du son et si essentielle pour ce type de films. Nous ne sommes cependant pas en présence de bandes-son pouvant rivaliser avec des productions actuelles dans ce domaine.

L'inoubliable musique de John Williams est magnifiquement restituée jusque dans ses moindres variations et s'avère bien évidemment parfaitement intégrée au reste des bandes-son. Le déploiement de l'effet stéréo des enceintes avant est exceptionnel sur les trois films, permettant un rendu ample et ouvert. La séparation des canaux est un peu en retrait sur Raiders et the Temple of Doom du fait que leurs enceintes arrières on été originellement enregistrées en mono. Par contre sur The Last Crusade, il s'agit déjà d'une bande-son multicanal au départ et la séparation des canaux est du coup plus efficace.

L'utilisatiion des enceintes arrières est donc bien logiquement moins bonne et efficace sur les deux premiers films mais elle est déja bonne. L'immersion n'est pas loin d'être totale lors des scènes d'action, mais c'est lorsque la tension retombe que leur usage plus timoré révèle leur origine monophonique que les effets 'stéreo arrière' artificiels n'arrivent pas à cacher. The Last Crusade est sur ce point plus puissant et efficace, plongeant son spectateur dans un maelstrom d'effets très travaillés et surtout présents durant tout le film.

Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et sans aucune trace de parasites ou distortion et ce même à très fort niveau (ce qui est conseillé pour le visionnage de ces films!

Les basses fréquences sont remarquablement gérées et permettent un rendu puissant et lourd sur les scènes d'action, ce qui rajoute encore à leur efficacité. A noter tout de même que si elles ne peuvent rivaliser en ce point avec des bandes-son récentes, la gestion des basses frénquences de ces trois films évolue en qualité avec chacun d'entre eux et s'avère de haut niveau.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol sur les trois DVD.

A nouveau un travail très soigné de la part de la Paramount, même s'il s'avère moins exceptionnel que celui réalisé sur l'image. Il est extrêmement plaisant de pouvoir redécouvrir ces trois films dans des conditions aussi parfaites.


Suppléments/menus
L'ensemble des suppléments concernant les trois films est rassemblé sur un quatrième disque spécialement dédié.

Laurent Bouzzereau démontre à nouveau son talent à travers les trois documentaires qu'il a concocté pour cette série. Chacun est relié à un film et utilise de nombreux extraits du document sur la réalisation d'époque, habilement entrecoupés d'extraits des oeuvres judicieusement choisis et d'une durée toujours raisonnable. De passionnantes entrevues récentes de Steven Spielberg, George Lucas, Harrisson Ford et des autres acteurs sont le fil directeur de ces remarquables documentaires qui nous renseignent de façon très complète sur tous les aspects des oeuvres.
Tous les thèmes sont abordés et discutés, de la génèse des films aux intentions respectives de Spielberg et Lucas en passant par les conditions de tournage. Voici donc un exemple de concision remarquable, qui permet à ces documentaires d'aborder en 126 minutes tous les apsects de l'élaboration au tournage de ces trois films, sans se perdre en conjectures inutiles et surtout évitant l'autocongratulation qui gâche souvent ce type d'exercice.
La qualité des ces documentaires compense aisément l'absence de commentaire audio en rassemblant quasiment toutes les informations pertinentes disponibles sur la série et surtout en les présentant de façon agréable et passionnante à regarder.
La possibilité de regarder le segment correspondant à chaque film séparément est offerte ainsi que celle de visionner le tout d'une traite.

Viennent ensuite quatre segments plus courts, chacun traitant spécifiquement d'un des aspects technique des films : The Sound of Indiana Jones (13 mins.), The Music of Indiana Jones (12 mins.), The Stunts of Indiana Jones (11 mins) et The Light and Magic of Indiana Jones (12 mins). La même concision que dans les précédents documentaires est heureusement présente et le fait d'avoir séparé chaque domaine d'intérêt dans une partie permet de mieux saisir la pertinence des informations qui nous sont offertes qu'un documentaire équivalent pour chaque film. Les trois films sont une série et il était donc logique de procéder ainsi tant l'état d'esprit et les techniciens ou artistes de chaque domaine se ressemblent sur les trois films, voire sont les mêmes personnes.
Il est plaisant de voir que lorsque un animateur pose les bonnes questions sur le bon ton, n'importe lequel de ses interlocuteurs devient intéressant.
Viennent ensuite une bande-annonce de qualité correcte pour chaque film et pré bandes-annonces pour les deux derniers films.

Puis est proposé une démonstration du jeu vidéo tiré de la série, qui s'avère sans aucun intérêt par rapport aux films eux-mêmes.
Enfin est disponible sur le disque DVD de chaque film un lien vers un site internet spécialement dédié aux possesseurs des DVD, qui n'était encore en fonction lorsque nous avons réalisé ce test.

Nous émettons une hypothèse quant à la conception graphique des menus qui offrent un rendu des plus curieux et pour tout dire assez désagréable lorsque les menus sont en mouvement. Un effet crayonnée plutôt agréable sur les menus fixes devient vite fatiguant lorsque ceux-ci s'animent. Cela est fort dommage car ces animations sont complexes, mises en musique et apparamment fort bien réalisées. Les concepteurs du DVD donnent l'impression d'avoir voulu cacher un rendu visuel non satisfaisant derrière ce crayonnage qui rend difficile le visionnage de menus par ailleurs réussis, bien dans l'esprit serial années quarante des films.

Les suppléments ont été sous-titré en Anglais, Français et Espagnol.

Un ensemble complet et concis d'un intérêt constant qui vaut beaucoup mieux que bien des suppléments à rallonge et surtout propose la quintessence des informations disponibles sur cette série inoubliable.
Nous tenons à féliciter les concepteurs du DVD ayant opté pour une solution courageuse et payante qui décevra peut-être les collectionneurs par sa durée et son ampleur, mais certainement pas les amateurs de la série qui trouveront ici tous les renseignements pertinents sur la série.



Conclusion
Voici quatre disques DVD exceptionnels de par leurs qualités audio et surtout vidéo qui permettent à ces oeuvres de retrouver leur qualité originelles et d'enchanter à nouveau leurs spectateurs. Le disque DVD de suppléments est très complet et concis, ne faisant pas de remplissage avec des segments inintéressants. Un achat donc totalement indispensable pour tous les amateurs de cette série mythique et pour tous ceux qui apprécient les divertissements intelligents et sans prétentions qui ont tendance à se faire rares de nos jours.

La collaboration de Steven Spielberg et George Lucas fait des merveilles, les tempéraments complémentaires des deux hommes leur ayant permis de nous offrir cette trilogie qui est l'un des sommets du cinéma de divertissement.
En grands enfants qu'ils sont, ils sont à même de proposer au public un concept plus que sympathique qu'ils ont su exploiter de façon respectueuse et non bassement mercantile.
Indiana Jones est un aventurier rigolard et extrêmement à l'aise dans l'action, et le traitement respectueux qu'ils en font lui permet d'être très attachant, à la fois huamin et parfois surhumain dans ses prouesses physiques.
Les diverses aventures qu'il vit sont une synthèse très habile de divers mythes (domaine dans lequel excelle George Lucas), combinées à un sens de l'action incessante inimité depuis.

Spielberg a su brillamment reprendre l'ambiance des sérials des années quarante et cet aspect série B revendiqueé est pour beaucoup dans le charme des films.
Les cascades sont remarquables et disseminées au long des films à un rythme tel qu'elles ne lassent jamais. Les effets spéciaux sont toujours au service de l'histoire, ce dont les grosses productions actuelles feraient bien de se souvenir.
Mais c'est l'humour ravageur principalement convoyé par un Harisson Ford très à l'aise dans ce rôle qui permet aux films de ne jamais se prendre au sérieux et donc de savoir rester un divertissement réalisé pour le plaisir de ses spectateurs.
Raiders of the Lost Ark est une présentation remarquable des thèmes et personnages de la série, qui seront beaucou plus malmenés dans le plus sombre et inégal Indiana Jones and the the Temple of Doom, qui sera suivi par Indiana Jones and the Last Crusade, qui développera la jeunesse d'Indy et une intrigue à la portée métaphorique surprenante.
Cet ensemble est des plus divertissants, ne prend jamais ses spectateurs pour des idiots mais au contraire leur permet de retrouver leur âme d'enfant devant ce spectacle intelligent au rythme et à la perfection technique toujours aussi éblouissante.


Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
4,1/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,2/5
Auteur:

Date de publication: 2003-10-23

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Adventures of Indiana Jones, The

Année de sortie:
1981

Pays:

Genre:

Durée:
115/ 118 / 126 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
4

Format d'image:

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Trois documentaires, quatre segemtns, trois bandes-annonces

Date de parution:
2003-10-21

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