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DVDEF

Vertical Limit (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Avant l'écoute d'un film comme Vertical Limit, une mise en garde s'impose. Il faut absolument laisser de côté tout sens logique si l'on veut le moindrement aprrécier le film!
Dès les premières images, le rythme s'impose de lui-même. On ne perd pas de temps avec la logique ou les explications, tout ce dont on désire c'est de livrer des scènes d'action les plus intenses possible. Pari tenu, Vertical Limit propose une série de scènes d'action d'une intensité et d'une efficacité redoutable. Tout le scénario n'est d'ailleurs que prétexte à en mettre plein la vue, une situation qui pourrait agacer plusieurs spectateurs en mal de contenu. Car admettons-le, l'intrigue est plutôt mince et s'essouffle presque aussi vite que Chris O'Donnell escaladant une montagne…
Lorsque sa sœur est fait prisonnière sur le Mont K2 suites à une avalanche, un homme part à son secours en compagnie d'un groupe de sauveteurs. On ne compte plus les invraisemblances tant il y en a, mais quiconque accepte de fermer les yeux sur celles-ci risque de passer un bon moment. L'ensemble est mené tambour battant et ne laisse aucun répit, malgré les deux heures du film. La mise en scène de Martin Campbell fait montre d'une grande virtuosité (dans le genre) et en met plein la vue. À ce niveau, les effets spéciaux sont convaincants et, pour une fois, les effets numériques (CGI) ont été utilisés avec intelligence et subtilité. La photographie signée David Tattersall nous offre aussi quelques plans particulièrement bien composés. Les acteurs s'acquittent de leur tâche avec une certaine verve, de tels rôles n'exigeant certes pas un très grand travail de composition. Certes, le film aurait en bout de ligne grandement bénéficié d'un scénario plus crédible et de séquences d'alpinisme plus élaborées (la plupart du temps les grimpeurs se retrouvent arrêtés à bavarder ou à se reposer…), mais dans les circonstances, on ne peut que saluer l'effort déployé pour nous en mettre plein la vue.


Image
Columbia/Tristar nous offre avec Vertical Limit un transfert caractéristique des produits de ce studio, c'est-à-dire d'excellente qualité. Le format d'image original de 1.85:1 est respecté, et offert d'après un transfert anamorphique. La définition générale est somptueuse, résultat d'un superbe piqué. La colorimétrie est parfaitement respectée, aucun débalancement chromatique à signaler malgré quelques scènes sombres penchant délibérément vers une teinte bleutée. Les teintes de peau sont, dans la mesure du possible, justes et naturelles. L'interpositif utilisé pour ce transfert est intact et aucun défaut de compression n'entache ce transfert.
Seuls quelques défauts mineurs empêchent ce transfert d'obtenir une note parfaite. D'abord, une sur-définition des contours, dû à la prédominance du blanc, distrait à quelques reprises ainsi que des noirs manquant de profondeur laissent entrevoir un léger fourmillement dans certaines séquences sombres. Néanmoins, il s'agit d'un transfert qui répond parfaitement aux standards du marché.



Son
La bande-son Dolby Digital 5.1 offerte sur cette édition n'est pas de tout repos ! Elle constitue en fait un exercice des plus convaincants pour votre cinéma maison alors que tous les canaux sont savamment sollicités. Cette bande-son offre beacoup de dynamisme, une certaine agressivité. Les effets d'ambiophonie sont omniprésent, voir étourdissant. L'usage de la piste .1 (LFE) est percutant et donne lieu à des basses profondes et puissantes, appuyant à merveille le dynamisme visuel. La spatialité reste toujours convaincante et bien étendue, et les dialogues sont en tout temps nets et intelligibles.
>Les bandes-son anglaise et française Dolby Digital 2.0 offertes sur cette édition offrent bien entendu un impact et un dynamisme plus restreint. À quand les bandes-son française en Dolby Digital 5.1 chez Colimbia/Tristar?



Suppléments/menus
Columbia/Tristar ont distribué ce film sous leur bannière "Special Edition". Les suppléments offerts sont pour la plupart caractéristiques de la majorité des suppléments offerts de nos jours, où rapidité et interactivité sont prônés au détriment de l'approfondissement et de la qualité. Ainsi n'est-il pas surprenant de constater que le supplément le plus complet et le plus intéressant prends ici la forme d'un commentaire audio, animée par le réalisateur Martin Campbell et le producteur Lloyd Phillips. La technique y est autant abordé que les anecdotes, le ton est fluide et articulé, et on n'a pas à subire la lourdeur d'un ton promotionnel.
La même chose ne peut pas être dite du documentaire offert sur cette édition, intitulé Surviving Vertical Limit (24 min.). Comme bon nombre de documentaire produit pour la télévision, en particulier la chaîne HBO, le ton est délibérément publicitaire, et l'information n'est jamais vraiment développée et approfondie. Dommage, vue les prouesses accomplies pour le tournage de ce film.
L'aspect technique du tournage du film est mieux représenté dans la section bizarrement intitulée Search and Rescue Tales. Non, il ne s'agit non pas d'histoires véridiques de sauvetages, mais bien d'une série de vignettes expliquant divers aspects techniques de la production, du tournage de scènes clés à l'entraînement des comédiens pour l'escalade. Ces segments varient d'une durée jouant entre 2 et 7 minutes. Bien que ces vignettes soient intéressantes, n'aurait-il pas été possible d'offrir un documentaire approfondie et structurée plutôt que d'offrir un amalgame de vignettes éparpillées ?
Un autre documentaire compose cette édition, celui-ci se rapportant à des faits véridiques plutôt qu'à la production du film. National Geographic Quest for K2 traite en effet pendant 13 minutes de l'histoire véridique de la montagne, et de quelques personnes qui se sont risqués à la vaincre. Assez bref mais somme toute plutôt intéressant.
Les sempiternelles bandes-annonces, filmographies et notes de productions complètent cette édition.




Conclusion
Vertical Limit n'est certainement pas une œuvre remarquable du septième art, mais il n'en demeure pas moins que le film remplie adéquatement un des objectifs primaires du cinéma, celui de divertir. Qui plus est, en plus de son contenu de haute-voltige, cette édition DVD vous fera amplement profiter de votre investissement en matière de cinéma-maison. L'excellente qualité du transfert vidéo et de la bande-son en offre vraiment pour votre argent. Quant aux suppléments, ils sont offerts dans les normes du marché et offrent quelques morceaux dignes d'intérêt. On regrette seulement la belle apparence de l'affiche du film lors de sa distribution en salles, sacrifiée ici pour une pochette somme toute très moyenne qui fait l'erreur de mettre à l'avant-plan les acteurs plutôt que le propos ou l'action (une attitude de plus en plus courante chez Columbia/Tristar).



Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,5/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,1/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-05-24

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Vertical Limit

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
124 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires, documentaire sur le K2, bandes-annonces

Date de parution:
2001-05-22

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