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DVDEF

Robe, The

Critique
Synopsis/présentation
Henry Koster, de son nom véritable Herman Kosterlitz, est né à Berlin en 1905. Comme nombre de réalisateurs d'Hollywood, Koster est de confession juive et quitte l'Europe à l'arrivée des Nazis. On lui doit plusieurs long-métrages, dont certains sont considérés comme des classiques. Citons Harvey (1950), The Bishop's Wife (1947), The Unfinished Dance (1947) et Two Sisters from Boston (1946). L'ensemble de sa filmographie ne fait pas de lui un génie du septième art. Toutefois, Koster a su offrir une production cinématographique honnête. Il s'éteint en 1988.
The Robe, son 33e film, raconte l'histoire de Marcellus, un jeune tribun que l'empereur Caligula punit en l'envoyant en Palestine. Là, Marcellus se voit attribuer la tâche de superviser la crucifixion du Christ. Lors de ce moment de torture, le sang de Jésus tombe sur sa main et la vie de Marcellus en est transformée à un point tel qu'il acceptera de mourir martyre.
Il y aurait beaucoup à dire sur l'âge d'or des drames bibliques ou d'inspiration religieuse que représente la période s'écoulant à Hollywood entre 1949 et 1959. Cette période coïncide avec la naissance de l'état d'Israël (1948) et cela n'est pas un hasard. Les grands studios ont tous été fondés par des immigrants juifs dont la famille avait fui les persécutions antisémites européennes. Les Mayer, Warner et Goldwin ont choisi de s'intégrer à la société américaine. Ils ont éliminé les références à leur origine judaïque, ont changé leur patronyme et épousé l'idéologie américaine de l'individualisme.
Cependant, dans la foulée de la naissance d'Israël, les scénaristes et réalisateurs juifs se sont inspiré de l'ancien testament pour développer un cinéma fondamentalement sioniste. Des films tels que Samson and Dalilah (1949) et The Ten Commandments (1956) sont autant d'exemples de la volonté d'Hollywood d'apporter son soutien idéologique à l'établissement d'un état juif en Palestine.
The Robe (1935) s'inscrit aussi dans cette vague. Ici, le Christ est toujours hors-champ et le titre fait référence à ce qui distingue un Juif d'un Romain : sa tunique. Malheureusement, The Robe a assez mal vieilli, tant par sa forme que par son contenu, et la réalisation très académique de Koster ennuit assez rapidement le cinéphile d'aujourd'hui.
Ce long-métrage a été le premier tourné en cinémascope de l'histoire du cinéma. Cette innovation technique a comme objectif de concurrencer la télévision qui est de plus en plus répandue à cette époque. L'écran, qui se distingue par sa largeur, va à jamais transformer l'expérience vécue par le spectateur au cinéma. Cette nouveauté technique est la seule chose que cette oeuvre laisse à l'histoire du cinéma.


Image
Voici la pire édition DVD que la Fox ait produite depuis longtemps ! Cet éditeur nous avait habitué à un meilleur travail de restauration de ses classiques : pensons par exemple aux éditions Marily Monroe. Ici, l'interpositif est en mauvais état. Les parasites et les points blancs constellent l'image pendant tout le visionnement. L'éditeur n'a vraisemblablement effectué aucune restauration sur le matériel destiné à ce transfert.
Le transfert, quant à lui, fait partie des monstruosités de l'année 2001. Le niveau de détails est particulièrement pauvre, offrant des arrière-plans flous et des contours qui ne sont pas toujours très bien définis en avant-plan. Les couleurs sont saturées, mais manquent de stabililité. Les noirs sont à la limite de l'acceptable.


Son
Cette édition propose deux bande sonores: une bande anglaise en Dolby Digital 4.0 et une autre française en Dolby Digital 2.0 monophonique. Bien que la première bande soit stéréophonique, elle n'ajoute pas grand-chose au spectacle. En 1953, les équipements de prise de son n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. L'ensemble du rendu est mieux défini qu'une bande sonore monophonique, mais ce n'est pas de la haute fidélité.
La bande sonore française est assez acceptable en ce qui a trait aux dialogues. Le reste est pauvre et un peu confus. Il est normal que la Fox, qui a fait le minimum pour le reste, n'ait déployé aucun effort pour la version française.



Suppléments/menus
Les cinéphiles retrouveront comme supplément la bande annonce de The Robe, en plus de la bande annonce de quatre films du même genre soit : Anna and the King, The Bible, Cleopatra et Demitrius and the Gladiators.



Conclusion
Cette édition est économique, en particulier pour la Fox. L'éditeur a ici fait moins que le minimum acceptable. À moins d'êtres mordus de ce film ou de ce genre cinématographique, il serait préférable d'attendre une meilleure édition...


Qualité vidéo:
2,9/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
0,5/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Sylvain Lafrenière

Date de publication: 2001-12-17

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Toshiba 32 pouces, Récepteur Sony STR-DE945, Lecteur DVD Sony DVP-S360, enceintes Energy, câbles Cable Accoustic Research

Le film

Titre original:
Robe, The

Année de sortie:
1953

Pays:

Genre:

Durée:
135 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.55:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 4.0
Française Dolby mono

Sous-titres:
Espagnol

Suppéments:
Bande-annonce et publicité

Date de parution:
2001-10-16

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