Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

A Knight's Tale: Special Edition

Critique
Synopsis/présentation
Un peu à la manière de Moulin Rouge, qui nous offrait une vision très contemporaine (voir avant-gardiste) d'une époque révolue, A Knight's Tale se veut un regard moderne sur un sport qui était pratiqué il y a plusieurs siècles, la joute. La facture visuelle n'est certes pas aussi éclatée et imaginative que celle de Moulin Rouge, mais la musique qui berce le film (du rock populaire), certains costumes et surtout les dialogues sont absolument typiques de notre époque. Peut être pas aussi intelligent ni impressionnant que Moulin Rouge, A Knight's Tale se veut néanmoins un exercice des plus amusant qui a le bénéfice de nous présenter un sport franchement impressionnant qui n'a presque jamais été traité au cinéma.
L'histoire de Knight's Tale se déroule au XIV siècle et met en vedette le jeune William Thatcher (Heath Ledger), un fils de paysan qui, de par son statut, ne peut aspirer à un avenir meilleur. Son destin changera de direction le jour où son Maître, un chevalier vieillissant, meurt inopinément entre deux duels de Joute. Le jeune William en profitera pour enfiler l'armure de son maître pour concourir à sa place…
Dès lors, avec beaucoup d'ambition et une fausse identité, il se fera passer pour un Chevalier afin de Jouter dans tous les tournois les plus prestigieux et peut-être ainsi devenir le champion de ce sport réservé aux nobles.
On le remarque vite, A Knight's Tale ne brille certainement pas par l'originalité de son scénario. L'histoire est des plus classiques et un discours moralisateur racontant à qui veut l'entendre que " quand on veut, on peut " à déjà été exploité des milliers de fois dans le passé. On mentionne dans l'un des documentaires accompagnant le film que le scénariste/réalisateur Brian Helgeland a écrit le film en à peine un mois. À en juger par la qualité de l'écriture, on aurait du mal à en douter...
Les rebondissements sont prévisibles et répétitifs, tandis que les personnages sont grossièrement développés. Que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Et bien plusieurs scènes franchement spectaculaires (les scènes de Joute sont particulièrement bien filmées), des dialogues quelques fois mordants, des comédiens enjoués et énergiques, ainsi qu'une curieuse trame-sonore nous offrant des pièces rock. Dès les premières minutes, le rythme et l'ambiance du film sont efficacement appuyés par une séquence montrant une foule de spectateurs chanter et danser sur l'air de We Will Rock You… Absolument mordant ! Le film réussit donc à nous faire oublier ses faiblesses scénaristiques par ces quelques éléments savoureux qui font de cette écoute une expérience des plus divertissante


Image
Présentée en format original de 2.35:1 et ce, d'après un transfert anamorphique, l'image de Knight's Tale est typique des produits offerts par Columbia/Tristar, c'est à dire de fort bonne qualité. La définition est excellente et présente un piqué adéquat et sans faille. Toute les détails de l'image sont rendus avec précision.
Les couleurs sont riches, pures et parfaitement saturées, sans qu'aucun débordement ni aucune dominante n'y soit perceptible. Les teintes de peau ont une apparence naturelle en tout temps. La brillance est adéquate et constante, par contre les contrastes ont une apparence quelques fois trop accentuée.
Une infîme sur-définition des contours est parfois apparente. Les noirs sont quant à eux très profonds, les parties sombres sont correctement détaillées.
Aucuns parasites n'entâchent l'image.


Son
Deux bandes-son sont offertes sur cette édition, soit une anglaise Dolby Digital 5.1, et une française Dolby Digital 2.0 Surround. Pour une très rare fois Columbia/Tristar omet d'inclure une bande-son anglaise de format Dolby Surround 2.0…

Il faut l'admettre, un tel film n'aurait certes pas le même impact sans une bande-son des plus dynamique. La bande-son anglaise remplie ce rôle avec brio en nous offrant un mixage agressif. Les effets d'ambiophonies sont généreusement utilisés pour donner tout l'impact nécessaire aux scènes d'action. En particulier, les cris de la foule lors des duels nous submerge complètement dans l'action. De nombreux effets canaux à canaux sont aussi exploités, sans grande subtilité, pour véritablement nous étourdir. Dès les premières minutes, on remarque que la trame-sonore est présentée avec beaucoup d'impact, adéquatement intégrés via tous les canaux. Au-delà du dynamisme, le mixage propose également un son ample et bien détaillée. De plus, les dialogues sont toujours naturels et parfaitement intelligibles. Les basses sont profondes et puissantes, elles appuient à merveille l'impact des duels et des chevaux qui courent sur la terre battue. Le canal .1 (LFE) offre également une profondeur considérable à l'ensemble mais sans extravagance.
Il est dommage que Columbia/Tristar ne fournisse toujours aucun mixage Dolby Digital 5.1 d'une bande-son française. L'excuse du manque d'espace est injustifée, et un tel mixage a pourtant été créé pour la sortie en salles du film. Reste finalement une bande-son française Dolby Surround 2.0 qui n'a certes pas la même amplitude, le même dynamisme et le même mordant que la contrepartie anglaise. Il s'agit d'une bande-son de dépannage, sans plus. À noter que des sous-titres anglais et français sont aussi offerts.



Suppléments/menus
A Knight's Tale
Synopsis/Présentation
Un peu à la manière de Moulin Rouge, qui nous offrait une vision très contemporaine (voir avant-gardiste) d'une époque révolue, A Knight's Tale se veut un regard moderne sur un sport qui était pratiqué il y a plusieurs siècles, la joute. La facture visuelle n'est certes pas aussi éclatée et imaginative que celle de Moulin Rouge, mais la musique qui berce le film (du rock populaire), certains costumes et surtout les dialogues sont absolument typiques de notre époque. Peut être pas aussi intelligent ni impressionnant que Moulin Rouge, A Knight's Tale se veut néanmoins un exercice des plus amusant qui a le bénéfice de nous présenter un sport franchement impressionnant qui n'a presque jamais été traité au cinéma.
L'histoire de Knight's Tale se déroule au XIV siècle et met en vedette le jeune William Thatcher (Heath Ledger), un fils de paysan qui, de par son statut, ne peut aspirer à un avenir meilleur. Son destin changera de direction le jour où son Maître, un chevalier vieillissant, meurt inopinément entre deux duels de Joute. Le jeune William en profitera pour enfiler l'armure de son maître pour concourir à sa place…
Dès lors, avec beaucoup d'ambition et une fausse identité, il se fera passer pour un Chevalier afin de Jouter dans tous les tournois les plus prestigieux et peut-être ainsi devenir le champion de ce sport réservé aux nobles.
On le remarque vite, A Knight's Tale ne brille certainement pas par l'originalité de son scénario. L'histoire est des plus classiques et un discours moralisateur racontant à qui veut l'entendre que " quand on veut, on peut " à déjà été exploité des milliers de fois dans le passé. On mentionne dans l'un des documentaires accompagnant le film que le scénariste/réalisateur Brian Helgeland a écrit le film en à peine un mois. À en juger par la qualité de l'écriture, on aurait du mal à en douter...
Les rebondissements sont prévisibles et répétitifs, tandis que les personnages sont grossièrement développés. Que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Et bien plusieurs scènes franchement spectaculaires (les scènes de Joute sont particulièrement bien filmées), des dialogues quelques fois mordants, des comédiens enjoués et énergiques, ainsi qu'une curieuse trame-sonore nous offrant des pièces rock. Dès les premières minutes, le rythme et l'ambiance du film sont efficacement appuyés par une séquence montrant une foule de spectateurs chanter et danser sur l'air de We Will Rock You… Absolument mordant ! Le film réussit donc à nous faire oublier ses faiblesses scénaristiques par ces quelques éléments savoureux qui font de cette écoute une expérience des plus divertissante.


L'image
Présentée en format original de 2.35:1 et ce, d'après un transfert anamorphique, l'image de Knight's Tale est typique des produits offerts par Columbia/Tristar, c'est à dire de fort bonne qualité. La définition est excellente et présente un piqué adéquat et sans faille. Toute les détails de l'image sont rendus avec précision.
Les couleurs sont riches, pures et parfaitement saturées, sans qu'aucun débordement ni aucune dominante n'y soit perceptible. Les teintes de peau ont une apparence naturelle en tout temps. La brillance est adéquate et constante, par contre les contrastes ont une apparence quelques fois trop accentuée.
Une infîme sur-définition des contours est parfois apparente. Les noirs sont quant à eux très profonds, les parties sombres sont correctement détaillées.
Aucuns parasites n'entâchent l'image.


Le son
Deux bandes-son sont offertes sur cette édition, soit une anglaise Dolby Digital 5.1, et une française Dolby Digital 2.0 Surround. Pour une très rare fois Columbia/Tristar omet d'inclure une bande-son anglaise de format Dolby Surround 2.0…

Il faut l'admettre, un tel film n'aurait certes pas le même impact sans une bande-son des plus dynamique. La bande-son anglaise remplie ce rôle avec brio en nous offrant un mixage agressif. Les effets d'ambiophonies sont généreusement utilisés pour donner tout l'impact nécessaire aux scènes d'action. En particulier, les cris de la foule lors des duels nous submerge complètement dans l'action. De nombreux effets canaux à canaux sont aussi exploités, sans grande subtilité, pour véritablement nous étourdir. Dès les premières minutes, on remarque que la trame-sonore est présentée avec beaucoup d'impact, adéquatement intégrés via tous les canaux. Au-delà du dynamisme, le mixage propose également un son ample et bien détaillée. De plus, les dialogues sont toujours naturels et parfaitement intelligibles. Les basses sont profondes et puissantes, elles appuient à merveille l'impact des duels et des chevaux qui courent sur la terre battue. Le canal .1 (LFE) offre également une profondeur considérable à l'ensemble mais sans extravagance.
Il est dommage que Columbia/Tristar ne fournisse toujours aucun mixage Dolby Digital 5.1 d'une bande-son française. L'excuse du manque d'espace est injustifée, et un tel mixage a pourtant été créé pour la sortie en salles du film. Reste finalement une bande-son française Dolby Surround 2.0 qui n'a certes pas la même amplitude, le même dynamisme et le même mordant que la contrepartie anglaise. Il s'agit d'une bande-son de dépannage, sans plus. À noter que des sous-titres anglais et français sont aussi offerts.


Suppléments
Plusieurs suppléments sont offerts sur cette édition dite spéciale, malheureusement la qualité de ceux-ci est bien inégale. Le plus intéressant d'entre eux est sans conteste la série de onze vignettes techniques disponible dans la section Behind-The-Scenes Featurettes et s'attardant chacune à un aspect de la production du film. La majorité de ces segments offrent une information plutôt concise et bien expliquée. Les sujets explorés sont variés (des effets spéciaux jusqu'à la création des costumes), et le tout est exempt de tout argument promotionnel. Cependant, on ne peut que déplorer l'absence d'une option permettant d'écouter ces vignettes dans un montage continu. Comme les segments ont une durée moyenne de 3 minutes, l'écoute est constamment interrompue par un retour au menu franchement déplaisant.
Un documentaire promotionnel est aussi offert, celui-ci durant tout près de 15 minutes. Beaucoup moins intéressant que les vignettes techniques, ce segment produit par et pour la chaîne HBO ne fait que vanter les mérites des artisans du film. Aucune information pertinente n'y est dévoilé, on préfère y faire la promotion du film.
Une piste de commentaires audio est également disponible. Celle-ci est animée par le réalisateur/producteur/scénariste Brian Helgeland et le quelconque acteur Paul Bettany. La présence de ce dernier sur la piste est particulièrement discutable, alors qu'il n'apporte aucun propos réellement intéressant ou digne de mention. Brian Helgeland se contente souvent de décrire ce qui se passe à l'écran, mais les quelques moments où il explique la conception des scènes d'action mérite sans aucun doute une écoute attentive. Mais comme l'intérêt de cette piste n'est pas constant, vous risquez fort bien de vous lasser bien avant d'arriver aux moments les plus intéressants.
Vous retrouverez ensuite une série de six scènes inédites accompagnées, pour chacune d'elles, d'une introduction (et conclusion) du réalisateur et du monteur. Cette introduction constitue le principal intérêt de ces scènes qui, autrement, proposent bien peu. Leur retrait est pleinement justifiable.
En guise de complément, vous retrouverez la bande-annonce originale du film, en plus de la bande-annonce du film Final Fantasy, d'une liste très sommaire de filmographies, ainsi que du médiocre vidéoclip We Are The Champions interprété par l'infâme Robbie Williams en remplacement de Freddie Mercury.




Conclusion
C'est une version tout ce qui a de plus honnête que Columbia/Tristar nous propose. Le film lui-même constitue un divertissement assez réussis, et la facture technique du disque nous propose une image splendide et un mixage sonore percutant. Dommage seulement que l'essentiel des suppléments se limite à une série de courtes vignettes de moins de trois minutes. Columbia/Tristar aurait intérêt à faire de ces vignettes des documentaires à part entière. Après tout, ils ont le contenu nécessaire pour produire de tels documents. Cela donnerait un peu plus de prestige à de telles sections de suppléments où s'enchaînent courtes vignettes et segments promotionnels. Néanmoins, cette édition DVD constitue un achat tout à fait recommandable.


Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-10-05

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Knight's Tale, A

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
132 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires, scènes coupées, vidéoclip, bandes-annonces.

Date de parution:
2001-09-25

Si vous avez aimé...