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DVDEF

Phantom of the Opera, The (The Milestone Collection)

Critique
Synopsis/présentation
The Phantom of the Opera (1925) de Rupert Julian est sans l'ombre d'un doute l'un des films les plus connus du cinéma muet.
Un mystérieux personnage (Lon Chaney), celui qu'on surnomme le fantôme de l'opéra, hante le célèbre bâtiment (l'Opéra de Paris). Ce dernier est secrètement amoureux d'une des étoiles de l'opéra, Christine Daae (Mary Philbin). Il n'hésite pas à écarter une autre cantatrice afin que Christine Daae puisse jouer le personnage de Marguerite dans Faust. Jaloux et amoureux, il séquestre la cantatrice dans l'espoir de susciter son amour.

Lon Chaney joue ici probablement le rôle le plus marquant de sa carrière. Celui qu'on nomme l'homme aux mille visages livre une performance, malgré un maquillage qui aurait pu être à prime abord contraignant, d'une rare intensité.
Il y eu plusieurs montage de The Phantom of the Opera, cinq en tout. Les plus connus sont celui de 1925 (présentation New-Yorkaise du film) et la version de 1929. En format DVD, il s'agit de la cinquième édition DVD de ce film, toutes offraient jusqu'à maintenant la version 1929 du film. Ainsi donc, on a eu droit à des éditions DVD mises en marché par Diamond Entertainment (2002), Navarre (2002), Image Entertainment (1997), Alpha Video (2001) et finalement celle-ci proposée en 2003 sous la bannière par Milestone (distribuée par Image Entertainment).

Cette édition DVD de la Milestone est la première à offrir en format DVD le montage datant de 1925 (présentation New-Yorkaise du film) en plus d'inclure aussi un des montages de 1929. Il s'agit très exactement de la version parlante (il y en fait très peu de dialogues) destinées au marchés internationaux.


Image
Les deux versions du film (1925 et 1929) sont toutes deux présentées au format respecté de 1.33:1.

Visuellement, c'est la version 1929 qui est la plus intéressante. Celle-ci se trouve sur le disque 1. Beaucoup d'efforts ont été consacrés à la restauration de l'image, et le résultat final, malgré une réserve, est probant. Il faut savoir que cette version (une copie 35mm et non 16mm comme pour un certain nombre de film muet) a été assemblée avec du matériel venant d'au moins trois sources différentes. Voilà pourquoi, par exemple, une des séquences (celle de Mary Philbin en chapitre 12) détonne un peu par son flou relatif. Ceci étant en fait un travail de nettoyage tout à fait remarquable, beaucoup des parasites ont disparu (taches, points blancs, rayures). Le rendu des couleurs est superbe, qu'il s'agisse des séquences teintées (magenta, jaune, bleu) ou de la célèbre séquence du bal. La saturation est optimale, sans jamais qu'il n'y ait de débordements involontaires. Les contrastes et le niveau des noirs sont parfaitement contrôlés, donnant le maximum d'impact au matériel source. On observe de légères fluctuations de densité, ce problème est évidemment relié au matériel source et non au transfert.
On regrette par contre un effet d'image fantôme. Certains y ont vu une conversion PAL à NTSC mal effectuée. Ceci n'est pas le cas. La réponse est venu sur le Hometheaterforum où on a pu recueuillir les propos de Dennis Doros de Milestone Films:

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"Dennis Doros, Milestone Films: It has nothing to do with PAL or the restoration process. It turns out Photoplay did their speed corrections back then via tape to tape AFTER the conversion from film. This is what caused the motion blur in some of their transfers, though with the equipment today, it wouldn't happen. Sadly, it was a tradeoff between that and the superior restoration work they had done. One bonus -- Scott MacQueen spent literally 100 hours on video cleanup so that almost all the dust, speckles, scratches and framelines that are in every other master (especially the bal masque sequence) no longer exist."

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Le problème vient donc du travail fait sur les copies de travail, un travail fait déjà il y a quelque temps. Avec l'équipement actuel, ce problème serait tout à fait évitable.

La version 1925 est malheureusement dans un piètre état. Le matériel source qui a servit au transfert est un interpositif de quatrième ou cinquième génération. Il ne faut pas en vouloir ici à l'éditeur, car c'est probablement l'unique copie disponible de la version 1925. L'image, tout en noir et blanc, manque de netteté au point de paraître parfois flou. Les multiples générations ont évidemment sur-accentué le contraste, l'échelle de gris en souffre. Finalement, les parasites sont nombreux: taches, rayures et points criblent l'image.


Son
Le montage 1929 offre deux bande-sonores. On trouve d'abord une trame-sonore signée Carl Davis datant de 1996. Celle-ci est proposée au format Dolby 2.0 stéréo. Cette composition est solide et tout à fait adapté au film. Le champ sonore est ouvert et offre une trame sonore fidèlement rendue.
La deuxième bande-son date de 1929 et est au format Dolby mono. Elle est nommé dans les menus comme la "Synchronized Soundtrack". Cette bande-son a la particularité d'offrir quelques scènes où certains des personnages y vont de dialogues. Il serait injuste de reprocher quoi que ce soit à cette bande-son, tant les moyens de l'époque étaient limités. Rappelons nous que le cinéma parlant n'en était qu'à ces premiers balbutiements. La trame sonore est rendue avec les limites techniques des enregistrements de cette époque (hauteur du spectre réduite, fidélité déficiente). Les paroles sont presque toujours intelligibles, mis à part certains moments où ceux-ci paraissent étouffés.

La version 1925 offre une composition de Jon Mirsalis au format Dolby 2.0 stéréo. Cette composition laisse entendre quelques beaux moments, mais n'a pas toujours l'envergure du film qu'elle accompagne. Cette bande sonore est correctement rendue ,mais sans plus. On aurait cru avoir affaire à un son ayant plus de force. Cette bande-son tend aussi à être parfois un peu mince et à tendre vers les aïgus.

Il n'y a pas option de sous-titrage en français pour les interstices.


Suppléments/menus








Conclusion
Cette édition de la Milestone est techniquement d'un excellent niveau. Le travail de restauration fait par Photoplay Productions pour le compte de Milestone est remarquable. On regrette seulement cet effet d'image fantôme qui, malheureusement, empêche cette édition d'être celle définitive.

Les suppléments offerts sont les meilleurs jusqu'à maintenant pour une édition de The Phantom of the Opera. Il faut absolument faire l'écoute de la piste de commentaires audio animée par Scott McQueen (version 1929 du film). L'animateur de cette piste connait pleinement son sujet et quiqonque veut en apprendre un peu plus sur ce film y trouvera son compte.


Qualité vidéo:
3,3/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2003-10-22

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Phantom of the Opera, The

Année de sortie:
1925

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Image Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Dolby mono
Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
-

Suppéments:
Piste de commentaires audio (version 1929), une entrevue en compagnie de Carla Laemmle, deux bandes-annonces, segments audio de la version 1929, entrevue audio avec le directeur photo Charles Van Enger, un extrait de Faust (1929, Midstream) et une galerie de photographies

Date de parution:
2003-09-09

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