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DVDEF

Age of Innocence, The

Critique
Synopsis/présentation
The Age of Innocence est basé sur un roman d'Edith Wharton. On remit une copie du roman à Martin Scrosese au début des années quatre-vingt, absorbé par d'autres projets le réalisateur n'y porta pas attention. Après une lecture attentive du livre le cinéaste décida de porter le roman d'Edith Wharton (prix Pulitzer) à l'écran. Initiallement proposé à la Fox qui rejeta le scénario, c'est finalement Columbia/Tristar qui accepta de produire le film.
En vue de la réalisation de ce film Scorcese s'entoura de fidèles collaborateurs: Michael Ballhaus à la direction photo, Thelma Schoonmaker au montage, Barbara De Fina à la production et Dante Ferretti (directeur artistique) avec qui il signait une première collaboration.
Nous sommes au cours des années 1870 à New-York, l'action se déroule dans la haute-bougeoisie. Newland Archer (Daniel Day Lewis) est fiancé à May Welland (Winona Ryder), leur mariage scèllera l'union de deux des plus importantes familles New-Yorkaise. Ellen Ollenska (Michelle Pfeiffer), cousine de May Welland, vient tout juste d'arriver à New-York, elle a fui un mariage malheureux. Dès leur première rencontre Newland Archer et Ellen Ollenska ressentent une attirance mutuelle. Cette passion est toutefois réprimée par l'engagement d'Archer et d`une société marquée par des règles strictes.
Plusieurs ont été surpris de voir Martin Scorcese s'attaquer à un tel projet. D'abord l'action se situe au dix-neuvième siècle puis le thème du film (une histoire d'amour) laisse présupposer que le réalisateur c'est aventuré sur un terrain qui n'est habituellement pas le sien. Faux. The Age of Innocence est purement scorcésien. Le thème central du film, un amour/sexualité réprimé, est typique des oeuvres du cinéaste. Taxi Driver et After Hours sont deux des cas les plus évidents où le personnage central (toujours masculin) n'arrive pas au bout du compte à interagir avec celle qu'il désire. Dans The Age of Innocence ces passions amoureuses sont réprimées par une société attachée à des valeurs morales strictes. En fait cette société, ce clan, met au banc ceux qui s'éccartent de la bonne morale. L'individu. oblitéré, ne peut espérer vivre ses aspirations si elles ne sont pas celles du clan.
The Age of Innocence est une oeuvre largement sous-estimée de Scorcese qui mérite qu'on lui porte attention. Appuyé par un scénario intelligent et solide le réalisateur fait preuve, ici, d'une incontestable maîtrise du language cinématographique. Il faut observer comment dans les quinze premières minutes du film le cinéaste joue en symbolisme avec les peintures accrochées dans les différents décors. Le rythme est lent mais toujours adroitement maintenu. La photographie de Michael Ballhaus est magnifique. Apparemment statique (ce qui est plutôt rare chez Scorcese) la caméra est toujours subtilement en mouvement.
Peut-être anecdotique mais tout de même digne de mention le superbe générique d'ouverture. Celui-ci fut réalisé par Saul Bass. On lui doit entre entre autre les génériques de Vertigo, Psycho et Alien.
Martin Scorcese fait une courte apparition dans The Age of Innocence. Ironiquement, il tient le rôle du photographe chargé d'immortaliser sur pellicule les futurs mariés...


Image
Columbia/Tristar nous offre The Age of Innocence en format original (2.35:1) d'après un transfert anamorphique et numérique.
Sans être mauvaise, la qualité de l'image est en deçà des espérances. Les problèmes semblent originer d'un transfert marqué par l'induction de bruits vidéo qui affectent la stabilité des couleurs. On remarque un léger mais subtil fourmillement dans la colorimétrie. Cela n'affecte heureusement pas la brillance et saturation des couleurs qui semblent à point. La définition est acceptable mais sans plus, si l'image affiche généralement un bon niveau de détails on aurait souhaité plus de précision et de netteté. Le rendu des régions sombres offrent des dégradés convenables mais les noirs ne sont pas toujours solides et purs (légère dominante bleutée). Il est hasardeux de parler de la justesse des teintes de peau, le directeur photo a volontairement employé un éclairage chaud.
On n'observe aucune fluctuation de la luminosité, le contraste parait correctement équilibré.
Une sur-définition des contours se remarque mais sans être agaçante. Des parasites (points noirs ou blancs) sont parfois visibles, une agaçante ligne jaune se fait remarquer à l'avant dernier chapître


Son
Trois bande sonores sont offertes avec cette édition: anglaise (Dolby Digital 5.1/2.0 Surround) et française (Dolby Digital 2.0 Surround).
De tous les mixages c'est celui anglais, Dolby Digital 5.1, qui est le plus intéressant. Bien que multicanal le son se déploie essentiellement des enceintes avants. Les canaux d'ambiophonies sont utilisés avec retenue, principalement pour donner plus d'impact à la trame sonore. Le dynamisme est limité mais le son a une certaine profondeur et l'espace sonore est crédible. Les dialogues sont nets et précis, toujours intelligibles. La trame-sonore (Elmer Bernstein) manque parfois de fidélité, une légère distorsion est audible dans les plus hautes fréquences tandis que les basses manquent de définition.
En plus du mixage original anglais Dolby Surround 2.0 Columbia/Tristar offre aussi, dans le même format sonore, une bande sonore française. Ce doublage est sommes toute très bien, les voix ne sont pas trop en avant du champ sonore et s'intègrent avec naturalité.


Suppléments/menus
Les suppléments de cette édition sont somme toute assez décevants. Scorcese est sûrement un des plus intelligent et habile réalisateur américain (ne pas confondre avec Hollywoodien) et il aurait mérité mieux.
On ne retrouve sur ce titre que les filmographies de Martin Scorcese, Daniel Day lewis, Winona Ryder, Michelle Pfeiffer et quelques bandes-annonces (dont celle de The Age of Innoncence (4:3)).
Décevant compte tenu de la qualité de l'oeuvre...



Conclusion
Cette édition est tout juste acceptable. L'image n'est pas sans problèmes, tout indique que la réalisation d'un nouveau téléciné s'impose. Également refaire un mixage plus travaillé, et pourquoi pas DTS, serait une bonne chose. Mais c'est peut-être là demander beaucoup. Compte tenu de la popularité du film il serait surprenant qu'on investisse dans la production d'une édition DVD rendant pleine justice à cette oeuvre de Scorcese, et c'est bien dommage...



Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-11-17

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Age of Innocence, The

Année de sortie:
1993

Pays:

Genre:

Durée:
139 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais
Chinois
Coréen
Thailandais

Suppéments:
filmographies, bandes-annonces

Date de parution:
2001-11-06

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