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DVDEF

Omega Man

Critique
Synopsis/présentation
Dernier survivant d’une guerre bactériologique qui a décimé toute forme de vie de la surface de la Terre, Robert Neville (Charlton Heston) hante les rues abandonnées de Los Angeles à la recherche d’autres éventuels survivants. Bien que ces recherches ne mènent à rien, il tombe parfois sur des mutants ayant survécus au désastre. Ces derniers vivent en comme une micro-société s’opposant farouchement à la culture qui a mené à le guerre planétaire et ils se sont donnés comme mission d’exterminer tous les êtres humains n’ayant pas subis les transformations. Dans le but de rétablir la situation, Neville continue ses recherches afin de trouver un vaccin miracle pouvant guérir ceux infectés.

Adapté du livre I Am Legend de Richard Matheson, The Omega Man s’inspire de la même histoire que celle à la base du film de Will Smith paru en 2007. Pourtant, les différences entre les deux productions sont innombrables: L’un est à New York, l’autre à L.A.; L’un vit à l’insu des créatures, l’autre subit leurs attaques à tous les soirs. Au-delà de ces petites distinctions, la plus grande variation provient des créatures en elles-mêmes. The Omega Man les présente comme étant une nouvelle civilisation hiérarchisée, avec une structure sociale et des idéologies précisent. I Am Legend de 2007, par contraste, nous offre des animaux sanguinaires et sans pitié. Autre différence significative: l’origine du virus. Dans l’ombre de la Guerre Froide, The Omega Man (1971) exploite la paranoïa d’une éventuelle guerre bactériologique, alors que Legend dérive d’une bonne cause (lutte contre le cancer), mais dont les expériences ont mal tournées.

Avec tous ces éléments qui différencient les deux œuvres, il est nécessaire de rappeler qu’il s’agit ici d’interprétations complètement différentes d’une même histoire et adaptées au goût du jour.


Image
Le film est offert dans son format d’image original de 2.40:1 d’après une résolution native de 1080p avec un encodage VC-1.

Déjà mis en marché en 2003 dans une édition DVD conventionnelle, cette nouvelle édition haute définition améliore le rendu de l’image à plusieurs niveaux. D’entrée de jeu, disons que plusieurs parasites (points) sont toujours présents, mais la situation est tout de même nettement mieux que sur la version originale. En terme de détails, ce nouveau transfert donne un second souffle à un film de plus de 35 ans. L’image est nette et la définition générale est excellente. Les gros plans sont particulièrement révélateurs, allant même jusqu’à permettre de voir la moindre petite goutte de sueur perler sur le visage de Heston. Les couleurs sont également impeccables rendues, reproduites avec une pleine saturation et ne souffrant pas des mêmes défauts que les autres films de cette époque. Mêmes les scènes tournées dans la pénombre conservent de bonnes nuances. Le niveau des noirs est adéquat, alors que les contrastes sont habituellement bien gérés, évitant toute surbrillance. Les dégradés sont fluides et mènent à des noirs purs, mais qui manquent parfois de profondeur.

Numériquement, rien de véritablement problématique ne survient. Aucun halo n’est visible, mais des traces de fourmillement apparaissent à quelques reprises.


Son
Pour cette édition, la version originale anglaise mono a été conservée, mais cette fois-ci au format Dolby Digital Plus. Également inclus, les doublages suivants dans le même format: Français, Espagnol, Italien et Allemand.

La décision d'offrir le mixage original est totalement justifiée, ce qui l’est un peu moins, c’est celle de ne pas produire un nouveau mixage multicanal afin de donner un peu plus d'impact au son. Si au moins le mixage était de qualité, mais malheureusement, tel n’est pas le cas. Les scènes tournées en studio, dans un environnement contrôlé, laissent entendre un bruit de fond (souffle) la majeur partie du temps.
Pour les séquences extérieures, dans les rues de Los Angeles, les effets ADR (Automated Dialogue Replacement) sont évidents. La trame sonore n’a pas tout l'impact souhaité.
Les basses sont tous simplement anecdotiques.

Des sous-titres anglais, français, espagnols, danois, hollandais, finlandais, allemands, italiens, coréens, norvégiens, portugais et suédois sont disponibles.


Suppléments/menus




Conclusion
Avec des différences aussi marquées entre The Omega Man et la nouvelle adaptation de I Am Legend, plusieurs seront tentés de mettre la main sur le livre et de constater l’histoire originale à la base des deux films par eux-mêmes. Une chose est certaine, les enjeux et les styles des deux productions sont symptomatiques de 36 ans qui séparent les deux productions.

En terme d’édition DVD, c’est inégal. Autant l’image a grandement profité du traitement HD, que le mixage sonore démontre sans l’ombre d’un doute son âge vieillissant. Les suppléments sont peu nombreux, soit une introduction de quatre minutes en compagnie des acteurs Eric Laneuville et Paul Koslo, ainsi que la scénariste Joyce H. Corrington, soit un bref documentaire d’époque d’une dizaine de minutes.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,6/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2008-01-01

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Hitachi 51F500, Récepteur Denon AVR-487, Enceintes Denon SYS-57HT, Lecteur DVD/HD-DVD XBox 360 de Microsoft

Le film

Titre original:
Omega Man

Année de sortie:
1971

Pays:

Genre:

Durée:
98 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
HD DVD

Nombre de disque:
1 HD-15

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono
Allemand Dolby mono
Italien Dolby Mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Portugais
Espagnol
Coréen
Allemand
Italien
-

Suppéments:
Introduction, documentaire d'époque et bande-annonce

Date de parution:
2007-11-27

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