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DVDEF

6th Day, The

Critique
Synopsis/présentation
A l'instar de Sylvester Stallone Arnold Schwarzenegger fut longtemps un des acteurs les plus rentables et, incidemment, l'un des acteurs les mieux payé d'Hollywood. Son seul nom au haut de l'affiche suffisait à donner au film une assurance de rentabilité. Mais les temps changent vite au pays de l'oncle Sam. Plusieurs années après les succès de Terminator 2 et de True Lies, ses films ont peine à franchir ne serait-ce que l'équivalent de son salaire au box-office. Il semblerait qu'en ce nouveau millénaire la vedette soit tout simplement passée de mode. Pourtant, le pauvre Arnold fait tout ce qu'il peut pour garder la tête hors de l'eau et conserver son statut.
The Sixth Day, à défaut d'être une réussite, constitue néanmoins un pas dans la bonne direction. Après avoir joué un vilain dans Batman & Robin et un alcoolique dans End of Days, Arnold revient ici à une recette qui lui a été profitable par le passé, celle de la science-fiction (du style de Terminator et Total Recall). Cette fois-ci, Arnold incarne un homme qui rentre chez lui le soir de son anniversaire pour s'apercevoir qu'un clone l'a remplacé au sein de sa famille. Dans une société où le clonage humain est illégal, sa vie sera immédiatement mise à prix pour effacer toute trace de cette activité illégale. Mais notre brave héros sera bien déterminé à découvrir la vérité et à se débarrasser de son clone imposteur…
Certes, l'idée de base est plutôt simple. Mais le scénario traite avec une certaine adresse un sujet d'actualité en or. À noter en particulier les séquences mettant en vedette Robert Duvall, qui ajoutent de la profondeur et de l'émotion au récit. Malgré que l'intrigue soit plutôt prévisible, le réalisateur réussis à instaurer avec une certaine habileté un climat de doute et de tension. Roger Spottiswoode à heureusement insufflé au film une touche d'humour qui désamorce le ridicule et la violence de certaines situations. Arnold Schwarzenegger, malgré des efforts louables, ne sera jamais un grand acteur, mais il se prête au jeu avec sincérité. Pour la première fois il joue un homme de son âge, essayant même de cacher ses rides de plus en plus apparents. Après End of Days, on aurait pu s'attendre à pire...



Image
The Sixth Day est présenté en format original de 2.35:1 et ce, d'après un transfert anamorphique. La définition, sans être exceptionnelle, est néanmoins très bonne. Légitimement, l'image ne présente aucun défaut ou artéfact quel qu'il soit. Les couleurs affichent une belle saturation dont la balance chromatique tend légèrement vers le bleu, tendance qui est surtout visible dans les séquences à faible luminosité. Les noirs sont généralement profonds, pourtant certaines scènes affichent un très léger manque de piqué. Autre léger défaut, on remarque parfois une sur-définition des contours. Il s'agit de défauts mineurs qui n'enlèvent que très peu à la qualité générale du transfert.


Son
La bande-son anglaise Dolby Digital 5.1 offerte sur cette édition démontre une belle dose d'énergie et de dynamisme. Les effets d'ambiophonies sont nombreux et savamment utilisés pour immerger le spectateur dans l'action. Le canal .1 (LFE) est fort bien employé, quoique celui-ci semble manquer de profondeur quelques fois. Autre petit bémol, la trame-sonore de Trevor Rabin manque quelques fois de vigueur dans les scènes d'action. Un meilleur mixage aurait été souhaité. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'une bande-son qui livre la marchandise à bien des niveaux.
Des bandes-son Dolby Digital 2.0 sont aussi offertes en français et en anglais, avec les résultats qu'on connaît : moins de dynamisme et une spatialité réduite.


Suppléments/menus
Annoncé initiallement en édition spéciale devant offrir plusieurs documentaires et une piste de commentaires audio d'Arnold Schwarzenegger et de Roger Spottiswoode, Columbia/Tristar annonçait quelques semaines à peine avant la sortie du film en DVD que la plupart des suppléments étaient abandonnés. Le plus décevant dans cette décision: l'édition européenne de ce titre inclura les suppléments en question.... Columbia/Tristar n'a toujours pas émie de commentaires quant à ce sujet.
Que reste-t-il à se mettre sous la dent maintenant ? Pas grand chose malheureusement. Le seul supplément digne d'intérêt prends la forme d'une trame sonore isolée avec commentaires du compositeur Trevor Rabin. Étonnamment, les commentaires de l'animateur sont pertinents et intéressants pour quiconque s'intéresse à la composition d'une trame sonore. Il explique ses inspirations, ses choix et sa collaboration avec le réalisateur. Mais comme les interventions sont espacées, l'écoute n'est pas fluide. De plus, le volume de la trame-sonore isolée est ridiculement bas à comparé aux commentaires. Vous serez toujours forcé de monter et descendre le volume pour bien entendre la musique, sans pour autant vous faire casser les oreilles par les commentaires. Étrange.

Suivent par la suite une info-pub et une publicité télévisuelle, spécialement tournées pour les besoins du film, faisant la promotion du clonage animal. Ces segments étaient visibles dans le long-métrage en arrière-plan. Ici, pour les interessés, vous aurez la chance de les écouter dans leur totalité. Quelques bandes-annonces et des filmographies complètent cette section.



Conclusion
Malheureusement, cette édition n'atteint pas vraiment les standards de Columbia/Tristar, ni même les standards du marché actuel. Les qualités de l'image et du son sont certes intéressantes, mais on ne peut que déplorer l'absence des suppléments pourtant annoncés plusieurs mois à l'avance. Les seuls suppléments restants auraient pu constituer un complément intéressant à une édition spéciale, mais en tant que seul attrait ils ne font définitivement pas le poids. Il reste au bout du compte un film divertissant mais sans plus.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-04-12

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
6th Day, The

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
123 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Trame-sonore isolée avec commentaires, Publicités Re-Pet, bandes-annonces

Date de parution:
2001-03-27

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