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DVDEF

Prisoner, The

Critique
Synopsis/présentation
Depuis la percée récente de Jackie Chan sur les écrans nord-américains (Rumble in the bronx) une frénésie s'est emparée des studios/éditeurs qui ne cessent depuis d'offrir ses anciens films souvent sous des noms différents.
The Prisoner n'est pas une production récente de la superstar asiatique, mais bien un film datant de 1990 appelé autrefois Island of fire. En acquérant les droits de ce film, Columbia/Tristar misait sur la présence au générique de Jackie Chan pour vendre le film à l'auditoire nord-américain. Il est important de savoir que l'acteur n'est pas le personnage principal de cette oeuvre. Sur les 96 minutes que dure le film, il n'est présent à l'écran qu'un maigre 20 minutes… Et pourtant, c'est Jackie Chan qu'on place en tête d'affiche. On pousse l'audace jusqu'à préciser sur la pochette " Jackie Chan EST le prisonnier "! Or, le prisonnier n'est pas uniquement Jackie Chan, mais deux autres personnages, interprétés par Sammo Hung et Tony Leung Ka Fai (ne pas confondre avec Tony Leung Chiu Wai, l'acteur fétiche de Wong Kar-Wai). L'histoire est celle de ces trois hommes emprisonnés pour des raisons diverses, et de leur vie en prison. Le scénario est plutôt inconsistant et anecdotique, on dévie trop de l'intrigue centrale pour nous tenir en haleine du début à la fin. On a bien tenté de compensé ces lacunes en injectant des scènes de combats au récit, mais celles-ci sont trop peu nombreuses et mal chorégraphiées pour compenser les lacunes du récit. On pousse même l'insulte à donner à deux légendes des arts martiaux, Jackie Chan et Sammo Hung, des armes à feu pour le combat de la séquence finale. The Prisoner sombre alors une pâle copie des films de John Woo.
Reste au bout du compte un film de prison somme toute assez commun, parfois efficace, ayant comme seule particularité d'être à saveur asiatique. Une curiosité, sans plus ou pour les plus passionnés de Jackie Chan.


Image
Pour une très rare fois, Columbia/Tristar nous offre un transfert non-anamorphique. L'image qui en résulte souffre d'un flagrant manque de netteté et de définition. On décèle beaucoup de grains, les couleurs sont ternes et manques de contrastes. Le contraste général et la luminosité sont nettement supérieurs dans les quelques séquences tournées en extérieures. Il semblerait que les conditions d'entreposage en Asie ne soient pas aussi stricte qu'en Amérique, l'interpositif utilisé montre déjà de l'âge (défauts et artéfacts fréquents). Ces défauts sont d'avantage le signe de l'utilisation d'un interpositif en mauvaise état que d'un transfert déficient.


Son
Étrangement, on a omis d'inclure la bande-son originale en mandarin. Force nous est donc d'écouter des doublages anglais et français d'une qualité fort discutable. Qui plus est, la bande-son anglaise Dolby Digital 5.1 est décevante et ne réponds pas aux standards actuels. Les effets directionnels sont presque inexistants, montrant peu de différence avec la bande sonore anglaise Dolby Digital 2.0. Il n'y a aucun dynamisme et la spatialité est restreinte. Par contre, les dialogues sont toujours nets et intelligibles.
Une bande-son française est offerte en format Dolby Digital 2.0, celle-ci offre sensiblement les mêmes caractéristiques que les bandes-son anglaises (5.1/2.0).


Suppléments/menus
Soulignons l'effort apporté par Columbia/Tristar d'offrir des suppléments de qualité au produit. La piste de commentaires audio, animé par Phillip Rhee, expert en arts martiaux, peut sembler inutile et hors contexte, mais elle s'avère au bout du compte un ajout plutôt intéressant au film. L'animateur, hésitant au départ, devient rapidement à l'aise et raconte diverses anecdotes intéressantes sur les artisans du film. Bien sûr, comme Phillip Rhee n'a aucun lien quelconque avec le tournage du film, ses propos restent généraux. Il en connaît toutefois assez sur les principaux artisans du cinéma de Kung fu pour soutenir l'intérêt de l'auditeur tout au long du visonnement.
Les seuls autres suppléments offerts sont la bande-annonce promotionnelle (sortie vidéo du film), et une série de biographies/filmographies. Fait intéressant, la biographie de Tony Leung Ka Fai a été confondue avec celle de son compatriote Tony Leung Chiu Wai...



Conclusion
Déception serait le mot juste pour qualifier cette édition. Pourtant, Columbia/Tristar nous avait déjà prouvé avec Gorgeous qu'ils étaient capable d'offrir un cinéma asiatique présenté de façon adéquate et dans les normes. The Prisoner ne répond définitivement pas aux standards, de plus en plus élevés, que Columbia/Tristar a pourtant contribués à établir.
De ce transfert décevant et de cette bande-son ennuyante, on retient surtout la piste de commentaires audio camouflant les discutables doublages (tant anglais et français).
Souhaitons mieux pour la prochaine fois...



Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
2,0/5

Note finale:
2,0/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-02-26

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Prisoner, The

Année de sortie:
1990

Pays:

Genre:

Durée:
96 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, bande-annonce

Date de parution:
2001-02-20

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