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DVDEF

Igby goes Down

Critique
Synopsis/présentation
Igby Goes Down est le premier long métrage de Burr Steers qui est également l'auteur du scénario.

On y suit la crise d'adolescence d'Igby (Kieran Culkin), fils d'une famille très aisée et complètement déjantée de New York. Le père (Bill Pullman) est interné dans un asile psychiatrique, la mère (Mimi, Susan Sarandon) est également bien dérangée, totalement accro à tous types de médicaments et dirige d'une main de fer l'avenir de ses enfants. Son frère Ollie (Ryan Philippe ), est aussi raide et conservateur qu'Igby est sensible et ouvert d'esprit. Suite à ses renvois successifs des diverses écoles où Mimi l'a inscrit, Igby se retrouve dans un établissement militaire. A sa sortie, il ressentira bien évidemment le besoin de s'émanciper. Au cours de cette période d'errance, il croisera les chemins de son parrain (DH, Jeff Goldblum), de la maîtresse de ce dernier, Rachel (Amanda Peet ) et de Sookie (Claire Danes).

Si, au final, on a du mal à saisir le réel propos du film tant celui-ci part dans beaucoup de directions à la fois, il faut bien reconnaître que le chemin pris pour y arriver est plutôt original et tortueux. Certaines scènes sont vraiment réussies, aussi bien dans la veine comique (la plupart des interventions de S. Sarandon et de J. Goldblum) que dramatique (les rapports entre Igby et son père, la relation d'Igby et de Sookie), mais un aspect trop artificiel et calculé dans l'évolution et les répliques des personnages bloque l'identification et l'empathie envers ceux-ci. Les dialogues sont très bien écrits, voire trop, car ils transforment les personnages en véhicules pour l'intelligence certaine du réalisateur et du coup, limitent l'impact émotionnel de son film.

L'utilisation des flash-backs est astucieuse mais la structure du film manque de clarté dans un genre où elle est nécessaire. Il s'agit donc d'un premier film réussi mais auquel il manque peut-être l'humilité et la vraisemblance nécessaires à ce type de sujets. En effet, tous les personnages sont forts et ont des répliques intelligentes, acerbes et cinglantes et donc paraissent souvent artificiels. De même, les situations sont quasiment toutes outrées et invraisemblables, pénalisant ainsi le côté initiatique de l'oeuvre. Igby apparaît comme un personnage trop intelligent ou du moins, à la fois trop et pas assez conscient des difficultés du monde qui l'entoure.

Un film à découvrir en dépit des défauts précedemment cités car il s'avère assez marrant et évite la facilité souvent présente dans ce type de cinéma.

Burr Steers est sans aucun doute un réalisateur à suivre pour son originalité. Ses réalisations prendront sans doute de l'ampleur une fois qu'il aura su canaliser son trop plein d'idées, et se trouver un style propre de mise en scène. Il est beaucoup plus fréquent à l'heure actuelle de reprocher la vacuité de premiers films plutôt que leur foisonnement trop intense. Ce film mérite donc l'attention, sans pour autant avoir toutes les qualités que les critiques ont bien voulu lui prêter.


Image
L'image est présentée au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert 16:9 (dit anamorphosé).

L'interpositif est absolument vierge de tous défauts. La définition générale est excellente voir même d'un très bon niveau. L'image est nette et le niveau de détail optimal. Les couleurs sont bien saturées, naturelles et constantes. La gestion du contraste est à la hauteur et permet un transfert sans aucune sur-brillance. Les passages sombres du film sont eux aussi fort bien restitués et ce grâce à des noirs profonds et purs.

La partie numérique est elle aussi exempte de reproches et prouve tous les progrés faits en la matière par les éditeurs.

Un traitement visuel soigné a été reservé à ce petit film indépendant et cela est suffisamment méritoire pour le souligner.


Son
Les bandes-son disponibles sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1 surround), Français (Dolby 2.0 surround) et Espagnol (Dolby 2.0 surround).

La bande-son multicanal anglaise offre une bonne dynamique. Sa présence et sa spatialité est d'un niveau supérieur. L'éventuelle limitation de ce mixage est du au genre du film qui n'est pas le plus démonstratif qui soit. La séparation des canaux est effective et la musique est fort bien intégrée au reste de la bande-son. Les enceintes arrières sont peu actives mais toujours de façon efficace et mesurée. Les dialogues sonnent toujours justes et sont parfaitement intelligibles à tous moments. Les basses fréquences sont présentes lorsque nécéssaires, surtout lors des passages musicaux.

Les bandes-son françaises et espagnoles sont bien evidemment un bon ton en dessous de leur homologue anglaise (dynamique moins percutante).

Des sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.


Suppléments/menus
Une bonne surpise que cette édition a priori classique et qui pourtant offre une batterie de segments dignes d'une édition spéciale.

Le commentaire audio de Burr Steers et Kieran Culkin s'avère agréable à écouter grâce à l'évidente complicité qui les lie. Cependant, les anecdotes de tournage sont trop mises en avant au détriment d'informations plus analytiques. Le documentaire intitulé In search of Igby (16 mins) s'avère malheureusement trop convenu pour susciter un réel intérêt. Il s'agit plus d'un segment promotionnel où tous les intervenants se congratulent mutuellement. Les scènes coupées (10 mins.) sont proposées avec ou sans le commentaire du réalisateur. Aucune d'elles n'est capitale mais elles montrent bien les différences que peut créer un changement subtil en apparence. La qualité limite de la vidéo est cependant à déplorer.

Viennent ensuite une bande-annonce de bonne qualité technique mais reflétant assez mal le film, et une galerie de quarante-cinq photos de plateau.

Sont également proposées des bandes-annonce concernant l'édition DVD de Usual Supects, celle de Thelma et Louise et une présentation des titres les plus celèbres du catalogue de la MGM.



Conclusion
Une édition de très bon niveau technique, qui plus est supportée par des suppléments à la hauteur et en quantité remarquable pour une édition "simple". Un premier film relativement surprenant, ayant l'avantage de proposer une vision à la fois comique et triste du passage de l'adolescence à l'age adulte. Les acteurs sont tous remarquables, mais la réalisation plutôt quelconque, et le scénario mettant trop en avant les bons mots inutiles et les situations gratuitement tordues. Un premier film plutôt prometteur pour la suite, aidée par une excellente édition DVD.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,6/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2003-02-12

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Igby goes Down

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
98 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaire audio, documentaire, scènes coupées avec ou sans commentaires audio, galerie de photos, bande-annonce du film produits MGM

Date de parution:
2003-02-04

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