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DVDEF

Gladiator (Signature Selection)

Critique
Synopsis/présentation
Dans le documentaire sur la réalisation accompagnant cette édition DVD Ridley Scott mentionne une chose particulèrement juste; il aime créer ou recréer des mondes. Lorsque l'on jette un coup d'oeil à la filmographie de ce réalisateur on ne peut qu'être d'accord; que l'on songe à Blade Runner, Legend ou 1492 tous ces films sont des reproductions d'univers particuliers.

Ridley Scott est un réalisateur de grand talent, et ce malgré les réalisations des dernières années qui avouons le sont un peu faibles. Dans la recréation d'univers Ridley Scott prévilégie deux approches; soit une création purement fictive ou historique; Gladiator est dans cette catégorie, comme le furent 1492 ou The Duellist. Laquelle des deux approches sied mieux au réalisateur? Il s'agit sûrement d'une question de goût, toutefois la critique a toujours eu un penchant favorable lorsque le réalisateur empruntait des voies plus éclatées (Alien, Blade Runner, Legend). Gladiator est le plus réussi des films de Scott dans le genre historique; du cinéma à l'état pur.

Gladiator raconte l'histoire d'un général romain appelé Maximus (Russel Crowe) voué aux plus grands honneurs. Trahi et voué à la mort par le fils de l'empereur Marc-Aurèle (Richard Harris) Maximus deviendra gladiateur. Au fil de combats Maximus gagnera la chance de combattre au Colisé à Rome. Peut-être aura-t'il à ce moment la chance de rencontrer ce nouvel empereur Commodus (Joaquin Pheonix) qui l'a trahi...

Les forces de ce film sont nombreuses. Notons en premieur lieu un choix judicieux d'acteurs; Russel Crow, Joaquin Pheonix, Connie Nielsen et Richard Harris. Russel Crow campe un héros crédible qui combine force mais subtilité. Peut-être la plus belle révélation de Gladiator est Joaquin Pheonix (frère de River Pheonix décédé en 1993) qui interprète un avide empereur mais en insufflant au personnage une dimension étonnante. Richard Harris n'a plus besoin de présentation, l'acteur Irlandais est comme toujours solide et crédible. Le scénario, sans être parfait, est solide. On a su éviter le piège du blockbuster d'été où les effets spéciaux l'emportent sur les motivations psychologiques.

Comme dans tous les films de Ridley Scott la photographie est très soignée, voir léchée mais sans tomber dans le tape à l'oeil.

Quiqonque connait l'histoire romaine et des gladiateurs verra bien qu'on a prit des libertés historiques. À voir ce film on finit par croire que la mort était la seule issue lors d'un combat; chose tout à fait fausse. Les dernières études en la matière tendent à prouver que le nombre de morts lors de présentations de jeux variaient entre 10 et 25 pourcent...


Image
Gladiator fut tourné en Super 35 (2.35:1). L'image est ici présentée en format original d'après un transfert anamorphique. La définition générale est excellente laissant deviner toute la finesse des textures. Les couleurs, à l'occasion fortement stylisées, sont riches et intenses. Il n'y a aucun débordement des couleurs ou inconsistance de celles-ci. La brillance, tout comme le niveau de contraste, sont adéquats. On remarque un excellent dégradé dans les parties sombres, les noirs sont purs et solides. On peut constater une sur-définition des contours à quelques moments (armures, épées, objets métalliques) . Il n'y a pas de parasites ou artéfacts.


Son
Cette édition propose trois bandes-son (anglaise uniquement); DTS 6.1 ES, Dolby Digital 5.1 EX et 2.0 Surround. Au moment d'écrire ces lignes Gladiator est seulement la deuxième édition DVD à proposer une bande-son DTS 6.1 ES (c'est a dire six canaux indépendants en plus d'un canal .1 (LFE)). Le premier DVD fut The Haunting de Dreamworks mis en marché le 29 août 2000. Il y a très peu de matériel cinéma-maison ayant la capacité de reproduire le DTS 6.1, heureusement le DTS 6.1 ES est compatible avec les systèmes DTS ou DTS ES (6.1 matricielle).
La bande-son DTS est sans contredit l'une des plus époustoufflante jamais entendues. C'est l'intégration de tout les éléments sonores qui fait la force de cette bande, la spatialité est étonnante. On fait une utilisation soutenue des canaux d'ambiophonies mais toujours avec intelligence et subtilité. La trame-sonore de Hans Zimmer est richement reproduite; la voix de Lisa Gerrard (chanteuse de Dead Can Dance) accompagne certaines pièces avec présence. Les dialogues, toujours intelligibles, s'intègrent avec naturalité. Jamais ils ne semblent ADR (Automatic Dialogue Replacement). Les basses sont nettes et définies, l'utilisation du canal .1 (LFE) est soutenu mais juste.

Le mixage Dolby Digital 5.1 EX de la bande-son est de qualité et porte les stigmates de la version DTS. Toutefois la reproduction sonore n'a pas la même qualité et force. Une bande-son Dolby Digital Surround est incluse. On trouve sur cette édition des sous-titres anglais (cc).


Suppléments/menus
Gladiator est une édition double. L'unique supplément trouvé sur le premier disque est la piste de commentaires audio de Ridley Scott (réalisateur), John Mathieson (directeur photo) et Pietro Scalia (monteur). Cette piste est plaisante et sans pause, on a eu la bonne idée de regrouper sous forme d'index les thèmes abordés dans cette piste.

Le deuxième disque contient tous les suppléments à proprement dit. En premier lieu on retrouve From The Cutting Room Floor. Ce sont onze scènes retranchées au montage qui peuvent être entendues avec ou sans les commentaires de Ridley Scott. Un douzième segment de sept minutes propose un montage de plusieurs courtes prises retranchées avec musique de Hans Zimmer.

On retrouve ensuite l'inévitable documentaire sur la réalisation. D'une durée de 25 minutes The Making of Gladiator fut réalisé à des fin promotionnelles, comme à l'habitude on fait un survol des étapes entourant la production et réalisation du film.

Le supplément le plus juste et informatif nous parait être Gladiator Games: Roman Blood Sport. Il s'agit d'un documentaire d'une heure réalisé par A&E (Art and Entertainment Channel). Ce document remet les pendules à l'heure sur l'acuité historique du film et des libertés prisent. On a eu la bonne idée d'interviewer des spécialistes de l'histoire romaine.

Suit Hans Zimmer: Scoring Gladiator, une entrevue de vingt minutes avec le compositeur de la trame-sonore. My Gladiator Journal est une reproduction du journal de Spencer Treat Clark, le garçon interprétant Lucius. Il s'agit de notes personnelles entrecoupées de photographies. C'est un point de vu différent sur la production mais dont la lecture peut devenir aride.

La partie Original Storyboards, est particulèrement bien garnie. On offre les scénarimages complets de huit séquences majeures, quatre séquences refusées en plus de dessins préparatoires divisés en huit thèmes. Finalement on retrouve dans l'ordre une galerie de photographies (divisé thématiquement), les bandes-annonces cinéma et télévision, des notes biographiques (exhausive) et des notes de production (plus d'une centaine de pages).



Conclusion
Dreamworks avec cette édition propose un produit de qualité. La bande-son exceptionelle, pour ne pas dire de référence. Dreamworks a fait du joli travail avec les suppléments. Bien que d'une qualité inégale ces suppléments sont bien organisés et complets. Au prix où est vendu Gladiator, cette édition en vaut la peine.


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,8/5

Suppléments:
4,3/5

Rapport qualité/prix:
4,8/5

Note finale:
4,5/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2000-11-19

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Gladiator

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
155 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Dreamworks

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Anglaise DTS ES 6.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Documentaires (3), scènes retranchés au montage, piste de commentaires audio, bandes-annonces, scénarimages, journal, notes biographiques et de productions

Date de parution:
2000-11-21

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