Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Man Who Shot Liberty Valance, The

Critique
Synopsis/présentation
John Wayne et John Ford, deux noms dont il est impossible de dissocier de l'âge d'or du western américain. Le premier, le cowboy le plus reconnu par hollywood. Le second, réalisateur en bonne et due forme de moult western depuis 1917. Le style de Ford est translucide dans la plupart de ces réalisations. C'est à travers ce style que l'on peut observer la mentalité et des valeurs typiquement américaines. La primauté de l'individualisme combinée à un certain intérêt d'adhérence social mènent à une société libre. L'illusion qu'éliminer un élément négatif règle la totalité des problèmes d'une société... voilà des idées typiquement américaines qui perdurent encore aujourd'hui. C'est d'ailleurs à cette vision de l'ouest américain que des productions comme la trilogie Man With No Name de Sergio Leone s'attaquent. The Man Who Shot Liberty Valance, une des dernières oeuvres western du maître conclue cette recette gagnante prodiguée pendant tant d'années.
L'histoire se présente sous forme d'un retour aux sources. Un sénateur américain prospère Ransom Stodard (James Stewart), se rend avec sa femme Hallie (Vera Miles) auprès du défunt Tom Doniphon (John Wayne). Un journaliste curieux insiste afin que Stodard lui raconte ce qui l'attire auprès de la dépouille de Doniphon. C'est ainsi que débute le récit de l'évènement qui changea la vie de Ransom Stodard, Attorney-At-Law reconnu comme celui qui a tué Liberty Valance (Lee Marvin).
Bien que ce film présente les valeurs traditionelles du western américain, certains aspects réajustent le tir d'un John Ford plus mûr, âgé maintenant de 67 ans. On y traite ici de politique. L'image du politicien noble qui raconte son histoire qui semble propre mais dont un détail du récit caché jusqu'à présent vient saboter la vision originelle. Détail qui lui a valu sa carrière et son statut, mais qui vient à l'encontre de ses propres principes. Voilà un belle dualité exprimée lors de ce long métrage. Deuxième point important à noter, il est question du petit village de Shinbone, autrefois un désert maintenant devenu un jardin. En effect, on se situe à un époque ultérieure à la période glorieuse du village typique du Far West. Hallie qui dépose une rose de cactus sur la tombe de Tom, sert à imager cette métaphore. On amplifie cet effet en imposant beaucoup plus de scènes intérieures que les traditionelles scènes extérieures à l'allure désertique. Une réalisation monochromatique qui n'est pas sans rappeler le cinéma western des années 30 avec ses plans de caméra souvent fixes et une focalisation au niveau des personnages et de du scénario. Un tableau de valeurs morales, un triangle amoureux, des performances hors du commun au niveau du jeu des acteurs et revirement de situation donnent de la saveur à ce scénario sans faille.
Malheureusement, une seule nomination à la cérémonie des Oscars de 1963 pour The Man Who Shot Liberty Valance. Edith Head reçue cette nomination pour la conception des costumes dans un film noir et blanc. Un classique qui vieillit bien malgré un succès commercial plutôt timide. Plusieurs voient en ce film, l'apogée à la fois de John Wayne et de John Ford. À découvrir ou à revivre...



Image
Dans cette édition de la Widescreen Collection de Paramount, on nous présente le film en format d'image original de 1.66:1 selon un tranfert anamorphique. Comme il s'agit de film de 1962, on a procédé à un excellent nettoyage de l'interpositif pour obtenir la présente qualité d'image. On a droit à un support visuel de grande qualité dont les contours présentent une excellente définition. Les textures sont réalistes et les moindres détails sont visibles. The Man Who Shot Liberty Valance est, comme il a été mentionné précédemment, une production en noir et blanc. Et elle est rendue avec un contraste adéquat et plutôt constant tout au long du visionnement. Seule une légère oscillation est perceptible au début. Les noirs possèdent une bonne profondeur et on peut observer de superbes dégradés dans les arrière-plans. Peu de signes de compression sont présents à l'exception d'un léger fourmillement lors d'un plan du ciel de couleur gris pale. Les artéfacts visuels sont passablement réduits ... un point fort pour un interpositif de cet âge. En somme, on est en présence ici d'un très superbe transfert numérique.


Son
On retrouve deux bandes sonores sur ce DVD, la première consiste en un remixage Dolby Digital 5.1 de la bande originale anglaise mono. La deuxième, présente pour les puristes, est l'originale Dolby Digital 1.0. La bande-son principale ne possède pas l'ampleur, la présence et la spatialité des récentes bandes-son de production américaines. La grande majorité de l'action, des dialogues et de la trame sonore se déploie par les canaux latéraux et central. L'utilisation des arrières n'est que symbolique. Le canal d'extrême-graves (.1 LFE) n'est utilisé que lors des pas de galop des chevaux. Les fréquences étant quelques fois limitées, les basses présentes n'offent pas de profondeur. L'intégration de la trame sonore avec l'ambiance du film se veut harmonieuse. Un point négatif à noter toutefois, l'écart de volume entre les dialogues et les tirs de fusils nous semblent un peu grande. La bande-son monophonique permet un rendu audio juste mais sans plus. Les dialogues demeurent intelligibles, mais le son, dénudé de basses, semble plus vieillot. De plus, on entend quelque fois un peu d'essoufflement attribuable à l'âge de la bande magnétique du film. Aucune bande-son française n'est incluse... dommage pour un classique de cette trame. Seuls des sous-titres anglais sont inclus.


Suppléments/menus
Le côté le plus décevant du DVD... seule la bande annonce du film est présente.



Conclusion
Pourquoi avoir négligé les suppléments de la sorte alors qu'on propose un si bon transfert numérique de l'image?
Paramount aurait sérieusement intêret à revoir ses échelles de prix; à un coût de 30$ CA l'achat de ce titre en fera réfléchir plus d'un. Un rapport qualité-prix plus raisonable permettrait peut-être de gagner l'attention des indécis...



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,3/5

Suppléments:
0,5/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2001-06-18

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
Man Who Shot Liberty Valance, The

Année de sortie:
1962

Pays:

Genre:

Durée:
123 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.66:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Bande-annonce

Date de parution:
2001-06-05

Si vous avez aimé...