Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Magnificent Seven (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Le cinéma américain au fil de son histoire a évolué en plusieurs directions. Certains genres cinématographiques naissent et perdurent pendant un certain temps, puis pour diverses raisons disparaîssent. Le western connût son époque de gloire jusqu'à la fin des années soixantes, pour ensuite revivre au ryhtme de quelques productions d'importances (Unforgiven (1992)).
Le genre subit une courte léthargie vers la fin de l'époque des films noirs et blancs. La venue de la couleur et du CinémaScope donnent un second souffle au western, apportant plus de profondeur à l'ensemble de la production. Le western se reconnaît aisément d'abord par ses décors typiques de l'ouest américain, l'ouest canadien et le territoire mexicain. Les climats recherchés pour ces films sont chauds et arides présentant souvent des régions désertiques et des villages centrés autour d'une rue principale. L'histoire relate souvent des légendes d'aventuriers, de justiciers, ayant une morale bien à eux. Ces personnages sont souvent caractérisés comme étant des virtuoses du pistolet. Finalement, l'action se situe généralement dans la dernière portion du dix-neuvième siècle. Ces trois ingrédients forgent les éléments de base du western. Il va s'en dire qu'il ne s'agit pas d'un hasard si le western fût si populaire aux Etats-Unis lors d'une certaine période, le genre était le miroir parfait d'un inconscient collectif qui éxhulte des valeurs sociales propres aux américains. Parmi les plus importants westerns , citons Butch Cassidy and the Sundance Kid (1969), High Noon (1952), The Man Who Shot the Liberty Valance (1962), Once Upon a Time in the West (1969), La trilogie The Man With No Name (1964-1966) et finalement The Magnificent Seven (1960). Ce dernier s'inscrit parmi les westerns les plus appréciés par le public. Ce film est en fait une reprise de l'oeuvre japonnaise d'Akira Kurosawa, The Seven Samurai (Shichinin no samurai). C'est William Roberts qui eût pour tâche d'adapter le scénario à celui d'un western typiquement américain. Yul Brynner, lauréat de l'Oscar du meilleur acteur dans la production de 1955, The King and I, campe personage principal. Ce film propulsa la carrière de plusieurs des principaux acteurs dont Steve McQueen et Charles Bronson qui devinrent plus tard reconnus pour leur films d'action. Robert Vaughn, Brad Dexter, James Coburn et Horst Buchholz profitèrent également du succès retentissant de ce film. Le succès fût tel, qu'on proposa trois suites: Return of Magnificent Seven (1966), Guns of the Magnificent Seven (1969) et The Magnificent Seven Rides! (1972). À noter aussi l'existence d'une reprise italienne: The Seven Magnificent Gladiators (1983) et d'une série télévisée.

Le scénario se présente comme suit: un petit village mexicain est aux prises avec une hors-la-loi du nom de Calvera (Wallach). Ce dernier approvisionne sa bande à même les vivres des pauvres habitants. Les villageois exaspérés par la situation engagent Chris Adams (Brynner) et six autres francs tireurs afin de les défendre. Les sept mercenaires font comprendre à leur employeurs qu'ils auront besoin de leur aide et que la lutte comporte des risques.

John Sturges assure la réalisation et la production de Magnificent Seven. Les performances des acteurs sont crédibles et de grande qualité. Toutefois, comme plusieurs films de ce genre, le fil de l'histoire reste souvent mince. Sturges a fait du bon travail, mais il doit grandement redevance à Kurosawa...
Une mémorable trame sonore composée par Elmer Bernstein appuie le film. Le thème de Magnificent Seven reste encore aujourd'hui, un des plus populaires dans le genre western. Bernstein reçu d'ailleurs une nomination aux Oscars pour son travail. Magnificent Seven ne redéfinit pas le genre, mais il reste néanmoins une pièce indispensable au cinéphile.




Image
MGM présente ce classique en format original d'image de 2.35:1 d'après un transfert anamorphique. La qualité de ce transfert numérique est étonnante pour un film datant de plus de quarante ans. En général, les couleurs sont bien balancées et les teintes de peaux respectées. Les noirs sont bien rendus, mais quelques scènes plus sombres manquent de détails. L'introduction et les prémisses de quelques fondus présentent des fluctuations au niveau de la brillance.
Le grain de la pellicule est perceptible à quelques moment, mais sans être agaçant. Malgré un nettoyage de l'interpositif des artéfacts sont visibles au début du film. Heureusement ces artéfacts s'estompent au fil de l'écoute mais sans toutefois complètement disparaîtres.
Dans l'ensemble, il s'agit d'un transfert fort respectable compte tenu de l'âge du film.



Son
Sur cette édition de Magnificent Seven, on retrouve quatre bandes-son: anglaise Dolby Digital 5.1/1.0 (originale), française Dolby Digital 1.0 et une espagnole Dolby Digital 1.0. La bande-son principale (un remixage Dolby Digital 5.1) offre la meilleure définition sonore.
Malgré tout les artifices d'un remixage multicanal 5.1, le dynamisme de la bande sonore reste limité. Il s'agit après tout d'un film de 1960. Néanmoins, le niveau sonore entre les éléments sonores d'ambiance, les dialogues et la trame-sonore est correctement balancé. Les dialogues proviennent majoritairement du canal central, ce qui n'est pas étonant puisque la bande-son originale est monophonique. Ces derniers restent nets et intelligibles tout au long du film. La trame sonore se déploie surtout les canaux latéraux. Les canaux d'ambiophonie sont utilisés principalement lors des scènes d'action (fusillades). Le canal d'extrême-graves (.1 LFE) n'est que très peu utilisé.
La bande-son Dolby Digital 1.0 anglaise affiche moins de définition, toutefois les dialogues restent nets et toujours intelligibles. Une bonne note ici à MGM qui a prit la peine d'inclure la bande-son originale du film. Quand à la bande-sonore française, les éléments sonores ambiants sont un peu plus masqués par les dialogues. Des sous-titres français et espagnols sont inclus.



Suppléments/menus
Ce titre fait partie de la collection Western Legends de MGM. Magnificent Seven mérite bien son appelation d'édition spéciale.
On retrouve d'abord un documentaire de 46 minutes intitulé: Guns for Hire: The Making of The Magnificent Seven. Ce documentaire se révèle d'une grande pertinence. On y relate les détails depuis l'acquisition des droits de Seven Samurai jusqu'aux anecdotes du tournage. Le choix des comédiens est aussi abordé ainsi que leurs relations interpersonnelles (dont la compétition entre McQueen et Brynner). Chose pertinente: on explique les pour-parlers qui eurent cours entre le réalisateur et le gouvernment mexicain; les deux parties ne partageant pas les mêmes visions sur la représentation faîte des mexicains...Ce documentaire collige également les commentaires d'acteurs (Coburn et Wallach) et des membres de l'équipe ( Bernstein et Mirisch). Des documents d'archives montrent aussi des interviews réalisées avec Brynner peu avant sa mort en 1985.
Ensuite, vient un commentaire audio qui recueille scène par scène des commentaires de Mirisch, Wallach, Coburn et l'assistant-réalisateur Robert E. Relyea. Anecdotes au niveau du tournage s'enchevêtrent avec quelques détails au niveau de la production. On répète à l'occasion certains éléments qui furent abordés au cours du documentaire, mais pour l'ensemble, le propos gravite autour de la compétition entre les acteurs et des problèmes engendré par cela lors de la production du film. Un supplément qui complète justement cette édition. Vient ensuite une galerie de photographies (certaines monochromes et certaines en couleurs) de chacun des principaux comédiens, du matériel publicitaire et des photos du tournage.
Finalement, deux bande-annonces sont incluses en format original de 2.35:1. Fait important à mentionner dans le cadre de cette édition, les bande-annonces et le documentaire sont anamorphiques. Un bel effort que plusieurs compagnies devraient suivre.




Conclusion
On nous sert ici une très belle édition spéciale de Magnificent Seven. MGM traite ce film avec soin, tant au niveau audio et vidéo qu'au niveau des suppléments. L'érudit et le néophyte seront servi. Pour les amateurs de western, The Magnificent Seven est un titre indispensable dans toute collection.


Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2001-05-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
Magnificent Seven

Année de sortie:
1960

Pays:

Genre:

Durée:
128 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaire, galerie de photos, bande-annonces

Date de parution:
2001-05-08

Si vous avez aimé...