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DVDEF

Alias (The Complete Second Season)

Critique
Synopsis/présentation
Après une première saison qui n'avait rien de franchement extraordinaire, c'est avec cette seconde saison que la série Alias a trouvé son rythme, ce qui lui a valu le succès que l'on connaît. Aux rapports tendus entre Sydney (Jennifer Garner) et son père (Victor Garber) vient s'ajouter l'arrivée de sa mère, Laura Bristow, qui est en fait une agent russe du nom de Irina Derevko (Lena Olin) qui se rend à la CIA, mais dont la loyauté est plus que douteuse. En effet, des renseignements indiquent qu'elle pourrait toujours être un ennemi des États-Unis. Par ailleurs, dès le premier épisode, l'affreux Sloane (Ron Rifkin), directeur du SD-6, tue sa femme afin de pouvoir être initié et ainsi devenir un membre à part entière de l'Alliance. Mais cette disparition lui pèse lourdement sur la conscience, et rend le personnage nettement plus humain. Ces rapports plus complexes (et qui ne vont pas se simplifier avec l'implication croissante de tous les protagonistes dans les services secrets) entre des personnages moins monolithiques ajoute encore de l'intérêt à cette série, surtout par rapport à la première saison.

Les rebondissements sont encore une fois légion, alors que Sydney, plus ou moins aidée par sa mère, va découvrir encore et toujours de nombreux artefacts technologiques surpuissants, dont certains créés par le fameux Rambaldi, inventeur génial de la renaissance dont chaque création est protégée par une cryptigraphie elle aussi très en avance sur son époque. Evidemment elle va tout tenter pour éviter que tous ces engins ne tombent en de trop mauvaises mains. Si le réalisme est encore une fois absent de l'histoire, faisant encore une fois passer James Bond pour un documentaire, les multiples péripéties et rebondissements sont tout à fait efficaces pour accrocher le spectateur à son fauteuil. On retrouve avec plaisir les multiples destinations exotiques (plusieurs par épisode) qui sont une des signatures de la série, ainsi que les déguisements variés que doit porter la belle Sydney lors de ses missions aux objectifs multiples et contradictoires.

Avec une intrigue qui s'épaissit et des scénarios laissant s'exprimer la complexité des personnages, cette saison révèle tout le potentiel de la série, qui avait un peu de mal à s'exprimer dans la première saison. Cette série a récolté de nombreux prix, notamment à la suite de cette saison.


Image
Comme pour la première saison, l'image est proposée au format respecté de 1.78:1 d'après un transfert 16:9. Comme de plus en plus de productions télévisées américaines, cette série, tournée en 35mm, est post-produite en HD et diffusée simultanément en TVHD et en définition standard.

Cette édition offre une image d'une qualité équivalente à celle de la première saison. La définition est très bonne, nette et précise, offrant des détails et textures d'un très bon niveau. Les couleurs sont impeccables, saturées mais naturelles, et ne souffrent d'aucun débordement. La brillance (niveau des noirs) et le contraste sont parfaitement ajustés et constants, ce qui est important pour les nombreuses scènes d'action de nuit. Les dégradés sont fluides et subtils. Les noirs sont quand à eux purs et profonds.

La compression semble être mieux maîtrisée que sur l'édition de la première saison. Les parasites sont nettement moins nombreux. La sur-accentuation des contours est nettement plus discrète, ce qui donne à cette édition une image d'une qualité rarement atteinte pour une série télévisée.


Son
Le son est proposé en version originale anglaise (Dolby Digital 5.1). Des sous-titres en Anglais pour malentendants et en Espagnol sont proposés. Contrairement à la première saison, il n'y a pas ici de bande-son en Espagnol.

Le mixage multicanal est dynamique et offre une belle présence, avec un champ sonore qui se déploie principalement sur les enceintes avant. Les canaux d'ambiophonie sont utilisés de façon assez ponctuelle, principalement lors des scènes d'action et pour quelques ambiances. La séparation des canaux est très bonne, mais un mixage plus subtil faisant plus souvent appel aux canaux arrière aurait offert un champ sonore plus immersif. Les rares effets de transition sont cependant assez réussis. La trame sonore, d'un niveau musical supérieur à celle de la première saison, est parfaitement bien intégrée. Les dialogues le sont aussi, et sont toujours nets et intelligibles.

Les basses sont présentes et viennent efficacement appuyer la musique et les effets sonores. Le canal .1 (LFE) est utilisé à bon escient lors des scènes d'action.


Suppléments/menus
Les suppléments sont plutôt nombreux, et d'un assez bon niveau général, voire même d'un intérêt légèrement supérieur à ceux proposés avec l'édition de la première saison.

Des commentaires audio sont proposés sur les épisodes 13, 17, 21 et 22. Mettant en scène de nombreux intervenants (producteur, réalisateurs, acteurs), ces commentaires sont assez vivants et plutôt intéressants.
Les autres suppléments sont rassemblés sur le sixième et dernier disque de cette édition.

Trois documentaires sont proposés. Le premier, The Making Of "The Telling" (45:16) est comme son nom l'indique un making-of du dernier épisode de la saison. Le découpage de ce documentaire chronologique est volontairement très rapide, comme celui de la série.
Le second, The Look of Alias (12:00) détaille les choix artistiques fais sur la série, notamment en matière de maquillage, de costumes et de coiffures.
Le dernier, The Making of the Vodeo Game (4:26) est plutôt une vidéo promotionnelle faite de petits bouts d'entrevues ou les artisans de la série louangent le merveilleux jeu vidéo tiré de celle-ci.

Un menu permet d'accéder, après une petite introduction de J.J. Abtams, à huis scènes coupées tirées de sept épisodes différents. Une option permet de les regarder toutes d'affilée, pour une durée totale de 6:49.
Un autre permet d'accéder à cinq clips promotionnels, avec là encore possibilité de les regarder d'affilée, pour une durée de 2:45.

Un bêtisier, Season Two Blooper Reel (4:22) est aussi proposé. On trouve aussi sur ce DVD des suppléments un peu plus inhabituels, comme quatre interviews radiophoniques (J.J. Abrams, Victor Garber, Kevin Weisman et Jennifer Garner) extraites du Kevin & Bean Radio Show se la station KROQ, et un supplément DVD-ROM, le ScriptScanner, qui permet de lire le script du dernier épisode de la saison.



Conclusion
Les amateurs de la belle Sydney Bristow seront ravis de la qualité très correcte de cette édition et du nombre de suppléments fournis. Les autres auront ici l'occasion de découvrir le pourquoi du succès retentissant de cette série d'espionnage rafraîchissante et mouvementée.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,7/5

Suppléments:
3,7/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2004-01-18

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Alias

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
900 minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):
-

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)
Espagnol

Suppéments:
Commentaires audio, Documentaires, Scènes coupées, Bêtisier, Spots promotionnels, Entrevues radiophoniques, ScriptScanner

Date de parution:
2003-12-02

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