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DVDEF

Family Man, The (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Que ferait-on si nous pouvions voir ce que notre vie aurait été si... C'est précisément le point de départ de la comédie The Family Man de Brett Ratner. Ce digne représentant d'Hollywood exploite cette idée sur un ton léger. D'autres avant lui ont traité du même sujet, par exemple, dans Sliding Doors où Helen (Gwyneth Paltrow) voit en parallèle deux évolutions de sa vie. Sur un autre registre, il y a Run Lola Run, qui explore les conséquences du hasard sur le destin.
Le film raconte l'histoire de Jack Campbell (Nicolas Cage), un riche célibataire et homme d'affaires de Wall Street qui mène une vie effrénée dont il détient pleinement le contrôle. Il croise sur son chemin un messager bien particulier du nom de Cash (Don Cheadle). Cet homme lui permettra de voir ce qu'aurait pu être sa vie s'il n'avait pas laissé Kate (Téa Leoni), afin de poursuivre ses études. Dans cette vie parallèle, Jack se retrouve marié et père de deux enfants. Sa Ferrari Maranello est remplacée par une camionnette et son luxueux appartement de Manhattan par une sympathique petite maison de banlieue.
En apparence, cette comédie se défend bien de préconiser un style de vie au détriment d'un autre, mais en réalité les valeurs familiales sont ici prépondérantes. Ce n'est pas par hasard que le personnage principal se voit offrir une seconde chance. En fait, Jack a droit à une seconde chance. The Family Man ne révolutionne rien, comme dans la plupart des comédies hollywoodiennes. Le "déviant" est réintégré dans la société "normale" par le mariage et la famille.
The Family Man ne casse pas la baraque, ne vous fiez pas à la mention "Hilarious!" (d'UPN-TV) sur la jaquette, cette comédie fait plus sourire que rire. D'autres films ont abordé le même sujet sur un ton beaucoup plus hilarant.


Image
Cette comédie nous est offerte d'après un transfert anamorphique. L'image est de format 2.35:1, un ratio peu commun pour ce genre cinématographique. Dante Spinotti, le directeur de la photographie, a supervisé ce transfert numérique. Bien qu'il ne s'agisse pas du meilleur transfert d'Universal, on a droit à une image bien détaillée et nette quoiqu'à l'occasion les contours semblent surdéfinis. Les couleurs sont riches et pleines mais sans débordement. Pour mieux appuyer les intentions du réalisateur, on a volontairement accentué certaines teintes (ton de peaux à l'aspect orangé, neiges bleutés), il ne s'agit aucunement d'un débalancement chromatique. Bien que les noirs soient profonds et purs les parties sombres n'affichent pas toujours les dégradés voulus, particulièrement dans les arrières-plans. Ce transfert est constant, on ne note aucune fluctuation du contraste ou de la brillance.
Trait caractéristique normal d'un interpositif récent l'image est exempte de parasites. À noter, quelques traces de pixelisation et d'effets de tremblement. Cependant, ces défauts restent mineurs et n'agacent pas l'oeil.


Son
Trois bandes-son se retrouvent sur cette édition; anglaise Dolby Digital 5.1, anglaise DTS 5.1 et française Dolby Digital 2.0 Surround.
Le mixage de ce film est tout en retenue et demeure essentiellement au service des dialogues. L'ensemble du champ sonore se déploie presque exclusivement des enceintes avant; effets d'ambiance, trame-sonore, etc. On note peu d'effet directionels canaux à canaux. Les enceintes arrières sont peu sollicitées, ce qui est un peu dommage car certaines séquences auraient pu bénéficier de plus de réalisme. C'est le cas par exemple des scènes extérieures à New York. La trame-sonore de Danny Elfman est particulièrement bien intégrée à ce mixage, il s'agit de l'élément sonore du mixage au plus grand dynamisme. Les dialogues sont bien sûr parfaitement rendus et naturels. Le canal d'extrême-graves .1 (LFE) n'est que très peu actif.
Les différences entre les bandes sonores Dolby Digital 5.1 et DTS sont peu marquées mais tout de même perceptible. C'est surtout la trame-sonore qui profite le plus du mixage DTS, celle-ci nous à paru plus détaillé et ouverte.
La bande sonore française Dolby Digital 2.0 Surround met en évidence le doublage des voix aux détriment de l'ambiance générale du mixage. Bizarrement certains éléments sonores du mixage semblent plus agressifs, par exemple le son du moteur de la Ferrari.
Des sous-titres anglais (cc) sont offerts sur ce titre


Suppléments/menus
Universal nous propose ici une impressionante quantité de suppléments. Pas moins de 3 pistes de commentaires audio figurent sur cette édition. La première propose les commentaires de Brett Ratner et des scénaristes (David Diamond/David Weissman). Cette piste est menée par Ratner sur un ton enthousiaste et parfois même humoristique. Le réalisateur aborde tout autant les aspects techniques entourant la mise en scène ainsi que le travail avec les comédiens.
La deuxième piste de commentaires est du producteur Marc Abraham. Ce dernier traite de plusieurs anecdotes entourant la production dont l'histoire entourant la fameuse Ferrari. Le ton de ce dernier est particulièrement monotone et sa piste de commentaires est truffée de silence. Bien que cette piste soit parfois intéressante, elle ne vaut pas celle du réalisateur.
La troisième et dernière piste de commentaires audio est du compositeur Danny Elfman. Compte tenu du rôle de la trame-sonore dans ce film, le choix d'inclure une piste de commentaires du compositeur est justifié. Toutefois, ce dernier ne parle que très peu et de grands moments de silence caractérisent cette piste. On aurait dû toutefois indiquer les endroits où le compositeur intervient, cette apport aurait faciliter l'écoute de cette piste.
Suit, un documentaire (promotionel) de 20 minutes intitulé: Spotlight on Location: The Making of the film featuring behind-the-scenes footage and interviews. On aborde trois grands thèmes: la génèse de la production, le choix de Ratner comme réalisateur et pourquoi Nicolas Cage obtint le rôle principal. Encore une fois on nous sert un documentaire, qui malheureusement ne va pas au bout des enjeux abordés.
Une série de scènes retranchées au montage est également incluse; d'un intêret mitigé. Des scènes ratées sont aussi disponible.
Complètent ces suppléments: un petit montage d'une quarantaine de secondes intitulé Hi Jack Montage, le vidéoclip This Could be Heaven de Seal (particulièrement bien rendu), un spot publicitaire destiné à faire la promotion de la trame-sonore (CD), la bande-annonce originale (1.85:1, non-anamorphique), des notes de productions (dont les thèmes ont été abordés dans les pistes de commentaires audio), une partie ROM (jeux, fonds d'écran, informations, écrans de veille) et un petit jeu questionnaire nommé Choose Your Fate Game. Dans ce jeu on vous pose quelques questions sur vos préférences entre les deux styles de vie présentés dans le film. Selon vos réponses, une pensée s'affiche à l'écran... Cependant, on ne juge aucunement le style de vie que vous préconisez.



Conclusion
Une comédie légère sur un thème récurrent au cinéma. Un traitement de l'image et du son légèrement au-dessous de la moyenne mais compensé par une quantité plutôt impressionante de suppléments compte tenu de l'envergure du film. Porter une attention particulière à la piste de commentaires audio avec le réalisateur et au vidéoclip de Seal.


Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
4,1/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2001-07-17

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
The Family Man

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
126 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
3 pistes de commentaires audio, documentaire, bande-annonce, scènes retranchées au montage, scènes ratées, vidéoclip, court montage, jeu questionnaire, matériel DVD-ROM

Date de parution:
2001-07-03

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