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DVDEF

How The Grinch Stole Christmas (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Transposant à l'écran le récit du Dr. Seuss (1904-1991), Ron Howard (1954- ) reprend ici un classique de la littérature dont les médias ont fait une critique mitigée. Néanmoins, le film reçu un accueil favorable du public, ayant amassé plus de 260 millions de dollars (US) uniquement aux États-Unis! La performance de Jim Carrey (1962- ) en est directement responsable, lui qui reprend le rôle du grincheux télévisé de 1966.

Le synopsis se veut, ni plus ni moins, que la célébration de l'amour et du bonheur, en ces temps de réjouissances que représentent la période de Noël. Victime de booliing dans son enfance, The Grinch vivra reclus au sommet des montagnes qui surplombent Whoville, son village natal. Arrivé à l'âge adulte, il se fera un devoir de rendre la vie misérable aux villageois, vengeant l'humiliation qu'ils lui firent subir étant plus jeune. Cindy Lou Who (Taylor Momsen) viendra néanmoins brouiller les cartes, cette jeune fille voyant du bon au plus profond de cet être a priori totalement antipathique...

Dr. Seuss' How The Grinch Stole Christmas (titre complet original) est un conte familial fantaisiste au même titre que Scrooged, autre film ayant la même thématique mis en scène par Richard Donner (1930- ) en 1988 et mettant en vedette Bill Muray (1950- ). Foncièrement méchant, le personnage central se verra confronté à ses démons pour finalement retrouver la voie du bonheur par l'entremise de ces mêmes gens qu'il détestait tant!

Ce qui tranche net entre The Grinch et la foulée d'autres productions tirées du même moule est ce côté sombre qui teinte l'oeuvre. L'histoire n'est guère foncièrement drôle, le personnage s'avère fondamentalement mesquin et une atmosphère de crainte et de peur caractérise le film dans sa quasi-totalité. Un poids qui pourrait s'avérer lourd sur les frêles épaules d'un public en bas âge. L'enveloppe visuelle est teintée d'un rouge menaçant, bien loin des tontes vivantes et chaudes associées naturellement avec la fête de Noël. Quoi qu'il en soit, de somptueux décors et une interprétation endiablée de Jim Carrey font de cette adaptation une comédie noire d'ores et déjà qualifiée de classique du temps des fêtes par certaines personnes! L'Oscar des meilleurs maquillages (Rick Baker et Gail Rowell-Ryan) fut décerné à ce film en 2001.


Image
How The Grinch Stole Christmas est évidemment offert dans son format original de 1.85:1 et ce, d'après un transfert anamorphique et numérique. La bande-annonce de la ré-édition de E.T.: The Extra-Terrestrial (20e anniversaire) amorce l'écoute de ce titre.

Si l'image est généralement précise, on note néanmoins un certain manque de piqué occasionnel. Pour des raisons esthétiques, des filtres adoucissants ont été employés et certains plans peuvent sembler ne pas afficher toute la résolution voulue. La colorimétrie est rendue avec justesse et sans débordement malgré l'utilisation d'un éventail de couleur très fantaisiste (tendant vers le rouge et les teintes chaudes).

La densité générale de ce transfert n'affiche aucune fluctuation. Le contraste est juste et n'a pas été accentué. Le dégradé des parties sombres est satisfaisant, mais sans plus. A quelques reprises les régions les plus denses tendent à bloquer trop rapidement. Le niveau des noirs est inégal, ceux-ci parfois manquant de profondeur et de pureté. La qualité de l'interpositif employé est pratiquement irréprochable; on ne note aucun parasites visuels. Le transfert laisse percevoir à quelques reprises une légère sur-définition des contours en plus d'un très subtil fourmillement, particulièrement visible dans les régions les plus sombres.


Son
Trois bandes-son sont proposées sur cette édition : deux anglaises (DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1) et une française (Dolby Digital 5.1).

D'un dynamisme intense mais aucunement excessif, la bande DTS affiche une solide présence. La spatialité de cette bande sonore étonne par sa profondeur mais reste toujours naturelle. Immersif serait le mot le plus juste pour qualifier ce mixage: tous les éléments sonores sont intelligemment intégrés et bien soutenu par une utilisation très judicieuse de transition (effets canaux à canaux). La trame sonore de James Horner (1953- ) est subtilement intégrée au mixage mais est surtout d'une fidélité exemplaire. Si les dialogues sont généralement bien rendus, on perçoit une légère distorsion dans les hautes fréquences (chapitres 8, 17 et 19, entres autres) mais qui ne compromet jamais l'intelligibilité des dialogues. Les canaux d'ambiophonie sont utilisés de manière soutenue (effets canaux à canaux arrières) et particulièrement bien exploités pour mieux contribuer à l'atmosphère du film. Les basses fréquences sont bien définies et respire; une utilisation judicieuse du canal .1 (LFE) est faite (soutenue) mais qui ne verse point dans une agressivité excessive.

Le mixage Dolby Digital 5.1 affiche sensiblement les mêmes qualités, toutefois l'expérience sonore est moins percutante. Le son dans son ensemble n'a pas la vigueur et la profondeur du mixage DTS.

Le doublage français (Dolby Digital 5.1) se compare au mixage anglais Dolby Digital 5.1 mis à part des dialogues qui se déploient avec un peu moins de naturel.

Seul des sous-titres anglais (CC) sont offerts, ce qui est un peu dommage. Il aurait été intéressant de pouvoir profiter du mixage DTS avec option de sous-titrage en français. Cette édition DVD est une des rares à proposer un Descriptive Video Service (en anglais), option qui permet aux non-voyants de profiter de l'oeuvre.


Suppléments/menus
Les suppléments offerts sur cette édition sont classés en deux sections bien distinctes: Bonus et Max's Playhouse.

La première section regroupe dix segments et six documents manuscrits.
L'habituel (et promotionnel) documentaire Spotlight On Location de HBO amorce la section (format 4:3). D'une durée de 7:16, on survole brièvement les différents aspects entourant la production du film. Étonnamment, le ton n'y est pas trop complaisant mais l'information divulguée demeure superficielle.

Suivent quatre courts documentaires (format 4:3) reprenant à leur tour un aspect particulier de la production. Ils sont tous constitués d'images saisies en coulisses et d'entrevues réalisées auprès de différents artisans. Résolument informatifs, ces capsules nous laissent néanmoins sur notre appétit du à leur courte durée.

Who School (5:40) aborde ainsi les origines des personnages (les Who) et tout ce que la création d'un peuple implique: démarche, langage, attitude... On souligne au passage le travail artistique des cascadeurs qui, soit dit en passant, proviennent entièrement de l'industrie du cirque.

Makeup Application And Design (6:55) explique ce qui fut fait pour donner aux personnages une esthétique si particulière. Les matériaux employés dans la réalisation des maquillages et dans la confection des costumes sont des thèmes abordés. On y traite des contraintes liées aux expressions faciales du grincheux qui devaient transparaître malgré le masque recouvrant le visage de Jim Carrey. L'apport de cet acteur à la réalisation de cette aventure fantaisiste est soulignée au passage. On en apprend peu et ce segment reste anecdotique (entre autres que deux heures et demi étaient nécessaires à la transformation de Jim Carrey lors de chacune des 92 (!) journées de tournage), mais l'écoute demeure agréable.

Seussian Set Decoration (5:14) éclaire le téléspectateur sur les décors employés en vue de la réalisation de ce film. Les différents plateaux y sont décortiqués via des extraits vidéo, entrevues, photos et croquis de toutes sortes. Principalement, on résume le défi que comportait la transposition d'une oeuvre écrite à la forme cinématographique.

Finalement, Visual Effects (10:49) présente les prouesses technologiques employées dans la réalisation de quelques-unes des 600 scènes ayant nécessité l'utilisation d'effets spéciaux. Plus de 300 d'entres elles relèvent de l'informatique (CGI), et ce sont principalement ces dernières qui sont abordées. On y relate entre autres le logiciel créé spécifiquement pour ce film, le Who Construction Kit. Celui-ci permettait aux artisans d'obtenir rapidement une dense population de Who, entièrement réalisée par imagerie numérique. Si les maquillages masquaient inévitablement l'expression faciale des acteurs, l'intervention de l'imagerie numérique venait corriger l'anomalie! Sans aucun doute la pièce maîtresse de ces segments d'information.

Toujours dans la section Bonus, on retrouve des scènes inédites (Deleted Scenes - 9:22) et des prises ratées (Outtakes - 3:15). Malheureusement, la première est exempte de tout commentaires audio du réalisateur et son intérêt en souffre invariablement. Néanmoins, on comprend rapidement les raisons entourant le rejet de certaines prises: méchanceté et goût douteux. On note la présence du vidéo Where Are You Christmas de Faith Hill.
Puis sont accessibles six documents manuscrits: Wholiday Recipes (trois recettes de circonstances), By The Numbers (soit onze faits reliés à la production du film), The Grinch's Special Offer (qui n'est rien d'autre qu'en assemblage de publicités Universal), Production Notes (vingt-deux pages écran), Cast And Filmakers (qui regroupe une biographie et filmographie des principaux artisans), et les traditionnels Recommendations, DVD-ROM Materials et DVD Newsletter. Dans la partie DVD-ROM se trouve un navigateur, le jeu vidéo nommé The Grinch (version de démonstration) de même qu'un écran de veille. Des icônes, extraits sonores, MSN Explorer et une galerie d'images complètent cette parie ROM. Adéquat et selon les normes. Notons également la présence de la bande-annonce originale (16:9, non-anamorphique).

La section Max's Playhouse est elle-même subdivisée à son tour en deux sections, soit Fun And Games! et Music Time!

Dans la première se trouvent Rhyme Time (où l'enfant doit compléter des vers), Dress The Grinch (où différents habits peuvent être enfilés au grincheux) et The Care And Feeding Of A Grinch, un conte en vers qui peut soit être lu par Max (avec texte à l'écran), soit par l'enfant. Éducatifs et ludiques, ces jeux plairont sans doute aux jeunes en bas âge.

Quant à la section Music Time!, deux vidéos karaoké (avec paroles synchronisées) y sont regroupés (Where Are You Christmas? et You're A Mean One, Mr. Grinch), tout comme la version originale de Where Are you Christmas?, interprétée par Faith Hill. Amusant!



Conclusion
Cette édition est techniquement à la hauteur, tant pour l'image que pour le son. Si certains segments des suppléments ne traitent des enjeux que de façon très superficielle, d'autres en échange se révèlent fort instructifs ou divertissants.

À noter que trois éditions de ce film sont offerts par Universal, soit une version plein écran (4:3), une format original (celle évaluée ici) et une autre nommée The Grinch (Interactive Playset & Full-Frame DVD). Cette dernière (version plein écran - 4:3) est présentée dans un emballage spécial et inclus des reproductions aux formats réduits (3-D) de trois décors.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Sylvain Bourdon

Date de publication: 2001-10-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 RCA ColorTrak, Récepteur Denon AVR-2800, Lecteur Denon DVD-1500, enceintes Nuance / Energy, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
How The Grinch Stole Christmas

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
105 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Documentaires, scènes retranchées au montage, prises ratées, vidéo, bande-annonce originale, notes de production, biographies, suggestions-vidéo, suppléments ROM, bande-annonce du jeu The Grinch (4:3), Max's Playhouse (3 jeux éducatifs et 2 chansons karaoké)

Date de parution:
2001-11-20

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