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DVDEF

Great Balls of Fire

Critique
Synopsis/présentation
Jim Mc Bride est un réalisateur américain peu connu du grand public, qui réalise pourtant des films depuis 1967. Il a eu une influence certaine sur de jeunes cinéastes grâce à son premier film : David Holman'z Diary (1967) dans lequel un jeune cinéphile tente de filmer la réalite quotidienne. Ses trois films suivants ne marqueront pas l'histoire du cinéma. En 1982, il choisit de s'attaquer à un exercice périlleux, le reprise d'une oeuvre. De plus, il choisit de refaire un des chefs d'oeuvre marquants du cinéma d'après-guerre, A Bout De Souffle de Jean-Luc Godard. Le résultat est un film curieux (Breathless), regorgeant de moments intéressants, mais au final forcément beaucoup moins important et passionnant que son prédécesseur. Il faut reconnaître à J. Mc Bride une certaine ambition et une volonté de mener à bien les projets qui le passionnent en tant qu'auteur et non les plus lucratifs. C'est en tournant son film suivant, The Big Easy (1987) qu'il rencontrera Dennis Quaid qui deviendra son acteur de prédilection. Il revient à un sujet plus modeste et signe ici un excellent film policier au rythme et aux ambiances soutenues, évite les conventions du genre et soigne la psychologie de ses personnages. En 1993, il tournera The Wrong Man qui l'emmenera au Festival de Cannes sans grand succès. Il fut passionné par la Nouvelle Vague comme en témoigne sa reprise et son premier film, mais il semble maintenant que sa carrière soit sur une pause.

Great Balls of Fire, du titre d'une chanson, raconte une petite partie du début de la carrière (très mouvementée) de Jerry Lee Lewis. Dennis Quaid incarne à la perfection le célèbre chanteur de rock, avec suffisamment d'énergie et d'insousiance pour rendre son personnage crédible. Les débuts de Jerry Lee Lewis, aidé par sa famille, puis son ascension dans les palmares, nous sont relatés sur le ton de la comédie des années soixante, plutôt naïvement donc. Ce n'est que lorsque il souhaite épouser sa petite cousine de 13 ans (Myra Gale, brillament incarnée par Winona Rider), que le film prend un ton un petit peu plus grave. La vie incroyable de M.Lewis aurait pu donner lieu à une biographie plus axée sur les personnages et leurs conflits intérieurs (i.e. La Bamba), et pourtant les options choisies par Jim Mc Bride restituent parfaitement le côté tumultueux du personnage.
Les anecdotes sont toutes réelles car tirées du livre de la vraie Mary Gale Lewis, et participent au côté agréable et comique du film. Le vrai sujet du film est la Musique. En effet, tous les morceaux du film ont été réenregistrés par Jerry Lee Lewis lui-même et il y a mis une énergie et une folie presque supérieures aux versions originales.

C'est ici que la performance de Dennis Quaid devient mémorable : il est J.L. Lewis (au même titre que Val Kilmer était littéralement Jim Morrisson dans The Doors, 1991).

La crédibilité des scènes de concert est totale et D.Quaid développe une énergie formidable qui, aidée par l'énergie des nouveaux enregistrements, donne envie de se mettre à danser.

Les couleurs utilisées dans le film, le côté comédie musicale (les scènes dansées et chantées lorsque Myra va à l'école), la relative simplicité des personnages, l'humour (les personnages d'Elvis et de Jimmy Swaggart), concourent à nous offrir non pas une vraie vision, mais une idée de l'ambiance des années soixante (telle qu'aimerait sans doute s'en souvenir J.L. Lewis).

Un film certes plus léger que d'autres biographies de chanteurs aux vies tumultueuses, mais qui restitue l'essence et la folie du rock'n roll de ces années-la.


Image
Le transfert disponible avec cette édition a été heureusement anamorphosé par la MGM.

La définition globale est satisfaisante mais fluctuante, frôlant par moments les limites acceptables. L'interpositif est très propre, ce qui est plutôt logique vu l'âge du film.

Les détails en arrière-plan sont bien rendus et parfois même surprenants de piqué. Les couleurs sont pimpantes, constantes et bien saturées. De plus, elles rendent parfaitement justice aux efforts fournis pour donner au film une image à la patine des années soixante. Le contraste est plutôt bien géré même si par moments il apparaît un peu faible. Quelques passages sombres du film offrent un rendu moins précis qu'attendu, mais rien de bien gênant.

Les problèmes numériques sont inexistants à part un peu de fourmillements en arrière-plan pour quelques séquences. Il s'agit d'un bon transfert mais qui aurait gagné à être plus soigné.


Son
Les deux bandes son disponibles sont proposées en anglais (DD 2.0 Surround) et français (DD 2.0 Surround).

Les pistes anglaise et française sont de qualités quasi équivalentes. Ces pistes offrent une dynamique correcte, qui profite surtout à la musique. La spatialité et les effets sont quant à eux inexistants tant les enceintes arrières sont peu exploitées. Ceci est fort dommage surtout pour un film musical aussi récent, auquel un remixage en 5.1 aurait donné toute son ampleur.

Les dialogues et les différents tons de voix sont eux très bien restitués et permettent d'apprécier à sa juste valeur l'incroyable travail effectué pour synchroniser les dialogues et chansons. Les basses fréquences sont présentes en quantité nécessaire et contribuent à asseoir le rendu de la musique.

Une bande son satisfaisante mais pour laquelle un effort aurait été bienvenu étant donné la qualité exceptionnelle des séquences musicales.


Suppléments/menus
Le minimum syndical est assuré par la présence d'un bande annonce de qualité adéquate. Celle-ci aurait très aisément pu être complétée par des extraits de concerts de Jerry Lee Lewis ou même un témoignage de sa part ou de celui de sa femme (qui a ecrit le livre dont est tiré le film).



Conclusion
Une édition DVD techniquement correct (dont le son aurait pu être remixée en 5.1) qui supporte un film fort agréable pour tout amateurs de Rock'n'Roll.


Qualité vidéo:
3,2/5

Qualité audio:
2,9/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-06-13

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Great Balls of Fire

Année de sortie:
1989

Pays:

Genre:

Durée:
107 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Bande Annonce

Date de parution:
2002-06-04

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