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DVDEF

Good Girl, The 

Critique
Synopsis/présentation
Quelle étrange fatalité que le sort réservé aux stars de la télévision désireux de faire le saut au grand écran. En effet, plusieurs comédiens aimés du public s'y sont littéralement cassés la figure. Par exemple, David Caruso a quitté NYPD Blue il y a plusieurs années pour tenter sa chance au cinéma. Le résultat ? Une série de flops indigestes? Sherry Stringfield a quitté E.R. mais n'a pu trouver de rôle cinématographique intéressant, elle est finalement revenue à E.R. quelques années plus tard. Sarah Michelle Gellar, vedette de Buffy, ne cesse d'annoncer son départ de la série pour se concentrer sur sa carrière au cinéma, mais l'horrible qualité des films qu'elle tournes depuis quelques années (Scooby Doo en tête) laisse croire qu'elle reportera sa décision encore un peu... En fait, le seul qui a tout a fait réussi la transition n'est nul autre que George Clooney, qui bénéficie aujourd'hui d'une carrière tout a fait enviable à Hollywood. Heureusement, il a survécu à la bombe que fut Batman & Robin ! Quant aux comédiens de la sitcom la plus populaire des États-Unis, Friends, l'avenir de chacun est pour le moins incertain. À l'annonce de la dixième et dernière saison de la série, qui sera diffusée en 2003-2004, on est à se demander si leur carrière respective s'éteindra en même temps que la série. Chacun des six comédiens a déjà tenté le saut au grand écran, mais avec des résultats mitigés. Et ce n'est pas tant leur talent qui est discutable, mais bien leur choix de rôle. En cherchant le succès à tout prix, ils ont peut-être négligé des rôles qui leur aurait valu une certaine reconnaissance. Serving Sarah, Analyse That et Lost in Space ne sont que quelques exemples. Cependant, s'il en est une qui risque d'avoir du succès, il s'agit vraisemblablement de Jennifer Aniston. Son dernier film, The Good Girl, démontre non seulement chez l'actrice un véritable talent de comédienne, mais également un réel désir de se détacher de son image habituelle en acceptant un rôle risqué dans une production relativement modeste.

The Good Girl, c'est la triste histoire de Justine (Aniston), une gentille fille malheureuse piégée entre son travail sans avenir et un mari lourdaud et ennuyeux (John C. Reilly, très bon). Justine verra la chance d'échapper à sa routine lorsqu'elle fera la rencontre de Holden (Jake Gyllenhaal, lui aussi excellent), un jeune collègue de travail tout aussi désabusé qu'elle. Ils vivront ensemble une passion torride qui leur semblera rédemptrice, du moins jusqu'à ce que cette relation extraconjugale entraîne des conséquences malheureuses pour Justine et tous ceux qui l'entourent.

Cataloguer The Good Girl de simple comédie serait trompeur et surtout, réducteur. Ce film est en réalité beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît à première vue. Tout d'abord, l'?uvre ne cesse de faire le va et vient entre la comédie satirique et le drame psychologique, ce qui provoque automatiquement une certaine instabilité chez le spectateur. La situation des personnages est en fait à ce point pathétique que chacun d'entre eux n'entraîne pas nécessairement la sympathie, mais plutôt la pitié. D'ailleurs, les auteurs ont su dépeindre leurs personnages de la façon la plus sobre possible. Jamais ils ne tentent de juger ou d'excuser leurs actions ou leur personnalité. Il aurait été facile de justifier l'adultère commise par Justine en faisant passer son mari pour un salaud de la pire espèce. Mais il n'en est rien. Son mari est en fait un bon gars, un homme sensible et pour le moins aimant. Seulement, peut-être n'est-il tout simplement pas compatible avec elle ? Il aurait également été facile et simpliste de traiter la relation passionnelle qui unie Justine et son collègue de travail de façon très romantique et idéalisée. Mais leur relation, on s'en rend compte, n'est que sexuelle et sans avenir. On voudrait bien croire que ce jeune homme représente le remède aux malheurs de Justine, mais sa tristesse est plus complexe, plus profonde. Et c'est au spectateur d'interpréter ses décisions et d'analyser ses gestes pour finalement peut-être découvrir quel est ce mal qui la ronge à ce point. Dans le rôle de Justine, Jennifer Aniston est tout simplement étonnante. Son jeu tout en retenue est en parfaite harmonie avec les tribulations de son personnage. Ses yeux et même son corps tout entier projettent une tristesse et une mélancolie quasi-palpable. Sans être complètement abouti The Good Girl à le mérite d'être un film lucide.


Image
Ce film est présenté au format respecté de 1.85:1 d'après un transfert anamorphosé. À noter qu'un transfert plein écran (1.33:1) est également offert sur la deuxième face du disque. Pour cette critique, nous avons évalué le transfert au format respecté.

L'interpositif employé pour ce transfert déçoit quelque peu. Sans être envahissants, les parasites (égratignures et points blancs) sont suffisamement nombreux pour déranger. Dommage, surtout pour un film aussi récent. La définition est bonne, mais sans plus. Les détails et textures sont correctement reproduits, mais sans la précision des meilleurs transferts. Les couleurs sont par contre correctement étalonnées. Celles-ci sont pleinement saturées et brillantes, mais sans aucune sur-saturation. Les teintes de peau sont naturelles et sans dominantes. Le contraste semble un peu bas, ce qui confère à l'image une apparence parfois douce (soft). La brillance (niveau de noir) est correctement ajustée et ne souffre d'aucune fluctuation. Les parties sombres présentent des dégradés un peu grossiers qui bloquent, tandis que les noirs laissent voir un certain fourmillement.

La sur-définition des contours est heureusement minimale dans ce transfert. Les défauts de compression (macroblocs) sont cependant fréquents, quoique peu évidents.


Son
Cette édition offre deux bandes-son : l'une anglaise (Dolby Digital 5.1) et l'autre en espagnole (Dolby Surround 2.0). La raison expliquant l'absence d'une bande-son française est fort simple: aucun doublage n'a été fait de ce film.

Ce genre de film n'est pas propice au mixage explosif et agressif ! L'ambiance du film est minimaliste et il n'y a aucune scène d'action quelle qu'elle soit. Ceci étant dit, ce mixage rend justice à l'ambiance du film et livre la marchandise. Si le son se déploie surtout des enceintes avants, les canaux arrières sont parfois subtilement mis à contribution pour créer l'atmosphère, surtout dans les séquences extérieures. La trame-sonore, qui se marie parfaitement avec l'univers du film, est intégrée avec justesse et fidélité. Les dialogues, qui émanent principalement du canal central avant, sont toujours parfaitement nets et intelligibles. On ne remarque aucune post-synchronisation. Les basses ne sont pas la force de ce mixage. Malgré ce fait, leurs utilisations, quoique limitées, donnent une certaine base à la bande-son. Le canal .1 (LFE) ne se manifeste pour ainsi dire jamais.

À noter que des sous-titres anglais et espagnols sont également offerts. Malheureusement Fox n'a pas jugé pertinent de produire des sous-titres en français...


Suppléments/menus
Bien que ce film soit passé sans faire de bruit dans les salles de cinéma, la Fox a choisi d'inclure avec cette édition un peu plus que le minimum.

Vous retrouverez tout d'abord une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Miguel Arteta et le scénariste Mike White. Apparemment, les deux hommes semblaient un peu mal à l'aise pendant l'enregistrement de cette piste. Ils ont l'air gêné, et il en résulte beaucoup d'hésitations et de silences. Si les choses s'améliorent en cours de route, les deux hommes ne réussissent jamais à s'ouvrir complètement. Vous n'entendrez que quelques anecdotes plus ou moins intéressantes. Dommage, mais l'écoute de cette piste constitue une perte de temps?

Une deuxième piste de commentaires est offerte, mais pour quelques scènes du film seulement. Cette fois, c'est Jennifer Aniston qui offre ses commentaires. Son ton est beaucoup plus articulé que celui de l'auteur et du réalisateur, et elle semble visiblement plus à l'aise avec le processus. Cependant, comme les commentaires ne font pas la totalité du film, c'est très peu d'informations qui vous seront dévoilées. À noter qu'en sélectionnant cette piste via les menus, vous serez conduit à une liste des chapitres pendant lesquels Mme Aniston commente.

Une série de neuf scènes coupées est également offerte. Une piste de commentaires est aussi disponible en option, piste dans laquelle le réalisateur discute des raisons entourant le retrait de ces scènes. À nouveau, l'homme s'avère d'un ennui mortel? Quant aux scènes elles-mêmes, certaines d'entres-elles sont pour le moins intéressantes; on regrette presque leur retrait du film. À voir. Une fin alternative est également offerte, celle-ci offrant bien peu de différences par rapport à l'original. Finalement, un court montage (2 mins.) de prises ratées est également inclu.



Conclusion
Espérons que cette parution DVD saura apporter à The Good Girl le succès qu'il mérite. Si la qualité d'image et du son ne peut pas rivaliser avec les transferts et les mixages offerts pour plusieurs méga-productions (auxquelles on consacre beaucoup plus de temps), les aspects techniques de cette édition restent dans des normes acceptables. Quant aux suppléments, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous, mais ils ont le mérite d'en offrir plus que le minimum.


Qualité vidéo:
3,4/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,3/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2003-01-16

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Good Girl, The 

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
94 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1 et 1.33:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)
Espagnol

Suppéments:
2 pistes de commentaires audio, scènes coupées et fin alternative, bloopers

Date de parution:
2003-01-07

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