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DVDEF

Unforgiven (10th Anniversary Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Tout le monde connait Clint Eastwood, surtout à travers son personnage du Man with no Name dans les films de Sergio Leone. Curieusement, l'un des plus célèbres Cowboys de l'histoire du cinéma s'est fait découvrir en en interprétant la caricature la plus poussée qui existe, de plus dirigé par un metteur en scène italien (ce qui est un comble pour le genre americain par excellence). Ce n'est pas le seul paradoxe de l'homme ; ainsi son deuxième role le plus célèbre est celui de l'Inspecteur Harry. Ce personnage monolithique aux idées radicales sur la justice a été tellement bien incarné par Clint Eastwood, que beaucoup de spectateurs et de critiques (là c'est beaucoup plus inquiétant) ont attibué les idées du personnage à l'acteur. Et ce malgré les différentes suites qu'il réalisa, dans lesquelles il expliqua beaucoup la psychologie de ce personnage, ou tous les autres films où il cassa violemment cette image.

Ses débuts au poste de réalisateur furent brillants avec Play Misty for Me (1971). Il y joue un personnage à l'opposé de ceux qui ont fait son succès et le public eut du mal à le digérer. Dans son film suivant, il incarnera un personnage plus proche des attentes du public. Il réussit grace à High Plains Drifter (1973), un mélange inhabituel et très réussi de fantastique et de western, prouvant par sa mise en scène inspirée qu'il a assimilé le travail de son maitre italien. Viennent ensuite deux films plus classiques, Breezy (1973) et The Eiger Sanction (1975). Il reviendra à la destruction et à la fois la glorification de son personnage-type avec le génial The Outlaw Josey Wales (1976). Ce film très subtil et remarquablement mis en scène, marquera un des sommets de sa carrière de réalisateur et malgré ses qualités, le grand public ne suivra pas.

Il alternera ensuite des projets personnels (à la sensibilité exacerbée et aux sujets 'casse gueule'), et des oeuvres plus conformes à l'idée que se font de lui ses admirateurs (proposant tout de meme une solide maitrise technique). Ainsi, Bronco Billy (1980), Honky Tonk Man (1983) et Pale Rider (1985) développeront le coté sensible et intelligent de son caractère en introduisant des idées originales par le biais d'un traitement relativement classique. Dans le meme temps, Gauntlet (1977), Firefox (1982), Sudden Impact (1983) et Heartbreak Ridge (1986) joueront sur les stéréotypes qu'il a mis en place, confinant du coup ces oeuvres dans la catégorie des purs divertissements.

Avec Bird (1988), il réalisera un projet qui lui tenait à coeur : tourner une biographie réaliste de Charlie Parker (saxophoniste de génie, inventeur du BeBop). Son amour pour le jazz (il joue lui meme dans un groupe) éclate littéralement et grace à un scénario remarquable et des interprètes qui le sont tout autant (Forrest Withaker en tete) signe une oeuvre inoubliable. Il avait d'ailleurs produit deux ans auparavant l'autre chef d'oeuvre des films sur le jazz : Round Midnight (1986) du Français Bertrand Tavernier. Son film suivant sera à nouveau très personnel et rendra hommage à une autre de ses idoles : John Huston. White Hunter, Black Heart (1990) relate l'histoire de Huston qui lors de ses repérages en Afrique, pour tourner African Queen (1951), se pris de passion pour la chasse aux éléphants. L'identité masculine, le racisme et finalement la détermination comme ligne de conduite sont au coeur de cette oeuvre si chère à son réalisateur et à ceux qui l'on vu et appréciée. Puis comme vidé par une telle épreuve émotionnelle, il tournera un polar sans grand intéret : The Rookie (1990).

En 1992, il signera le film qui nous interesse aujourd'hui : Unforgiven. Dans la foulée, il réalisera un autre film magnifique, émouvant et puissant avec A Perfect World (1993). Il restera dans l'émotion et la tendresse en réalisant The Bridges of Madison County (1995). Il y transforme un roman à l'eau de rose en une magnifique histoire d'amour manquée, où son talent d'acteur lui permet d'etre à la hauteur de la magnifique prestation de Meryl Streep. Il revient ensuite au polar classique, efficace, mais finalement sans grand intéret avec Absolute Power (1997). Puis il signe son film le plus étrange, dont les qualités certaines n'arrivent pas à masquer une confusion dans le résultat. Midnight in the Garden of Good and Evil (1997) est pétri de bonnes intentions mais se perd en chemin et égare le spectateur avec lui. A nouveau, après un projet plus ambitieux, il revient à un film plus classique rentrant parfaitement dans les canons hollywoodiens tout en les respectant : True Crime (1999).

Il est évident que ce système d'alternance permet à Clint Eastwood de pouvoir aligner ses projets personnels en toute sécurité, étant quasi certain (grace à sa maitrise et sa connaissance du système) de retrouver les faveurs du public avec des oeuvres plus calibrées. Il assume totalement son age et en joue meme en compagnie d'autres grands acteurs de sa génération (Donald Sutherland, Tommy Lee Jones) dans Space Cowboys (2000). Il développe ainsi une partie de son talent qui n'est pas la plus évidente lorsque l'on pense à lui, l'humour (bien que très présente dans beaucoup de ses oeuvres). Il signe ainsi une comédie réussie dont le clacissisme est une des meilleures armes. A l'heure actuelle, son dernier film sort sur les écrans : Bloodwork (2002).Il s'annonce toutefois comme un Eastwood plutot mineur dans la veine de Absolute Power ou True Crime.

Clint Eastwood est une véritable institution et un cas unique d'acteur/réalisateur dans les annales du 7 ème art. Il a réussi au cours de sa longue et prolifique carrière à trouver les faveurs immédiates du public (jusqu'à en devenir une véritable icone), puis à force de réalisations classiques sur des sujets originaux et radicalement differents de ceux qui ont fait son succès, à conquérir le coeur des critiques. Il est de bon gout de nos jours d'apprécier et d'aller voir le dernier Eastwood alors que ne serait-ce que 15 ans auparavant, il était considéré comme un acteur monoexpressif et un réalisateur tout juste correct. Il doit ce retournement de situation à l'exceptionnelle qualité et profondeur des films qu'il a alignés entre 1988 et 1995 (The Rookie excepté). Espérons que cette période ne sera pas unique et qu'il réussira à retrouver l'inspiration et l'envie qui lui permirent d'y arriver, car il faut bien noter une certaine baisse dans ses réalisations depuis Absolute Power.

Unforgiven est un film qui fut en gestation pendant une dizaine d'années. Eastwood attendit patiemment d'avoir l'age requis (62 ans) pour pouvoir interpreter lui-meme le personnage de William Munny. L'histoire en est assez classique : deux cowboys ayant tailladé le visage d'une prostituée du village de Big Whiskey se voient condamnés par le sheriff local à donner des poneys au propriétaire du bordel. Les prostituées, enragées par cette sanction ridicule, font courir le bruit qu'elles offriront 1000 dollars à qui tuera les deux cowboys. William Munny, ancien tueur redoutable, est maintenant pauvre fermier veuf, père de deux enfants. L'affaire lui est proposée par le neveu d'un de ses anciennes connaissances, le croyant toujours aussi dangereux. Celui-ci accepte par besoin d'argent et pour plus de sécurité, recrute son ancien partenaire.

Ce film s'affirme d'emblée comme la quasi négation de toutes les figures de western classique qui ont fait le succès de Clint Eastwood. Il y règle ses comptes avec la légende de l'Ouest à travers le personnage du biographe d'un tueur à gage. Celui-ci passe son temps à embellir et magnifier les actes de personnages souvent ivres et totalement amoraux, pour les transformer en nos si célèbres Cowboys au grand coeur (malgré leur gachette facile). De meme, au travers du personnage de Little Bill Dagget (magnifiquement interprété par Gene Hackman), il rappelle que les représentants de l'ordre ne valaient souvent pas mieux que les bandits qu'ils pourchassaient, etant simplement séparés d'eux par la barrière de la loi. Leurs méthodes étaient souvent identiques d'autant plus que leur autorité leur permettait les plus grands abus. Meme les prostituées y sont présentées comme des femmes normales dont l'envie de vengeance démesurée parait aussi amorale que les agissements de tous les autres personnages du film. Leur beauté commune et leurs habits sobres contrastent avec la représentation habituelle de la prostituée de western, et achèvent de donner l'impression de voir pour la première fois à l'écran le monde de l'Ouest sous son vrai jour et non sa version fantasmée.

Ainsi, la notion de légende apparait comme cruciale et Eastwood prend un malin plaisir à jouer avec. La légende de son personnage dans le film correspond en tout point à celle qu'il a développée au travers de ses nombreux roles. Il se régale donc à se faire lui-meme patauger dans la boue derrière des cochons, rater sa cible à chaque coup (sous les yeux génés de ses enfants symbolisant le public) et se rendre quasi incapable de monter à cheval (toutes ces trahisons vis à vis de son propre mythe ont du choquer plus d'un spectateur). Finalement, le seul personnage un peu moral est celui de Ned (interprété à la perfection par Morgan Freeman), qui finira par mourir de façon atroce pour un crime qu'il n'a pas commis. Il n'y a donc pas de condescendance possible dans le Far West. Le personnage qui s'en sort le mieux est celui du Schofield Kid qui sera dégouté après son premier meurtre et s'en ira sans aucun doute vers une vie plus paisible, mais sera à jamais hanté par ce souvenir comme l'est Munny à l'heure actuelle par son passé (et la mort de sa femme qui avait réussi à le remettre dans le droit chemin). La vengeance que ce dernier perpétrera vis à vis de Bill Dagget (qui a tué son ami Ned lors d'un interrogatoire torture) peut paraitre justifiée aux yeux de certains.

Toute l'habileté d'Eastwood est de présenter sa némésis comme tellement atroce qu'elle ne peut etre admise par personne. Comme dans High Plains Drifter, le film vire quasiment au fantastique dans son dernier tiers lorsque William Munny, se remettant rapidement de la correction (stigmates ?) que lui a infligé Little Bill, entre dans ce saloon aux allures de tombeau et tout seul tue 5 ou 6 adversaires sans la moindre hésitation et en évitant toutes leurs ripostes. La légende renait mais le personnage qui n'avait pas été pardonné de ses actes passés (Unforgiven) fait un bond en arrière et a perdu tous ses acquis moraux si difficilement gagnés.

Un script intelligent dont toutes les nuances ont pu etre dénichées et exploitées par Eastwood en une dizaine d'années de gestation, une réalisation sobre et intelligente (toute au service du film, proposant des images splendides sans magnifier artificiellement les paysages ou les acteurs), des acteurs au sommet de leur art, une volonté farouche de présenter de façon réaliste une époque si souvent dénaturée, de grands enjeux moraux (reflexion sur la violence, la loi et les mythes) font d'Unforgiven un western unique et complètement atypique (car sorti de sa représentation cinématographique mystificatrice). L'impression de testament qui se dégage de ce film définitif ont fait croire à beaucoup qu'il serait le dernier de sa carrière. Il se peut qu'il soit le dernier western qu'il ait tourné, et l'un des derniers westerns tout court.



Image
Le nouveau transfert de cette édition 10ème anniversaire est au format respecté de 2.35:1 et anamorphosé.

Cette édition est logiquement de bien meilleure qualité que la précédente, et cela saute aux yeux dès le superbe générique. La définition générale est d'un niveau aboslument remarquable et n'est jamais prise en défaut. L'interpositif est vierge de toutes saletés et la finesse des détails achève de donner à ce transfert un aspect tridimensionnel qui sert admirablement les magnifiques images de cette oeuvre. Les couleurs sont parfaitement rendues (saturation, naturalité et constance) et magnifient la photographie très travaillée de Jack N. Green. Le contraste, essentiel à un film si sombre, est heureusement lui aussi proche de la perfection et aucune brillance n'est à déplorer. Ainsi les parties sombres, qui donnent le ton du film, sont parfaitement rendues et le niveau des noirs très impressionnant. L'impact du film s'en trouve renforcé car les scènes les plus fortes, auparavant noyées dans une obscurité réductrice, deviennent parfaitement détaillées tout en gardant l'aspect sombre voulu par Eastwood.

La partie numérique du transfert est elle aussi sans défauts apparents et en renforce encore l'aspect très cinéma.




Son
Les bandes-son sont disponibles en Anglais (DD 5.1 surround) et Français (DD 2.0 surround).

La bande-son anglaise est identique à celle qui se trouvait sur l'ancienne édition. Celle-ci propose une dynamique excellente, une présence efficace lorsque nécessaire et une spacialité de bon niveau. Tous les effets (orages, coups de feu) sont parfaitement intégrés et ont un bon rendu grace à une bonne séparation des canaux. La superbe musique de Lennie Niehaus est impeccablement rendue et elle aussi bien intégrée, ne couvrant jamais les dialogues ou les effets. Les enceintes arrières sont relativement peu sollicitées et cela cadre parfaitement avec le style du film. Quand elles sont actives, leur efficacité et leur subtilité sont remarquables.

Les basses fréquences sont toujours d'un niveau réaliste (profondes) et donc forcément en retrait par rapport aux bandes-son les plus récentes. Cependant, c'est heureusement l'adéquation à l'esprit du film qui a prévalu sur l'efficacité à tout prix.

La bande-son française est proposée dans un Dolby 2.0 Surroun de bonne facture, meme si elle ne peut décemment rivaliser avec sa grande soeur en multicanaux. Une fois de plus ce sont des voix, en décalage le plus souvent total avec la sonorité et les intonations des vrais acteurs, qui viennent fortement amoindrir l'impact du film. Il faut donc en déduire que c'est le principe meme du doublage, qui ne peut que dénaturer le travail des acteurs et par là meme du réalisateur et du scénariste.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.



Suppléments/menus
Ils sont répartis sur les deux disques. Sur le premier sont présents le commentaire audio, une bande annonce, la liste des récompenses obtenues par Unforgiven et un texte fixe sur la partie Western de la carrière d'Eastwood.

Sur le second, sont disponibles un documentaire de 2002 de 28 minutes, All on Accounta Pullin a Trigger, deux documentaires réalisés en 1992 : Eastwood and Co : Making Unforgiven (25 mins) et Eastwood .... A Star (15 mins), un documentaire retraçant la carrière d'Eastwood : Eastwood on Eastwood (105 mins) et un épisode de la série Maverick : Duel at Sundown (1959).

Le commentaire audio de Richard Schickel est une véritable mine d'or pour les cinéphiles et les amateurs d'Eastwood. Celui-ci est en effet critique de métier (au Time Magazine), le biographe officiel et l'ami de Clint Eastwood. Autant dire que l'homme connait parfaitement son sujet et cela se sent dans son commentaire. Son travail (malgré quelques blancs trop longs) est l'un meilleurs qui soit, surtout si l'on considère que ce n'est pas son oeuvre qu'il décortique. Les anecodtes sont présentes mais c'est surtout son travail d'analyse des personnages, situations et enjeux de l'oeuvre, qui s'avère réellement passionnant et toujours pertinent. On en vient meme à se demander si Eastwood aurait pu etre plus intéressant (surtout lorsque l'on connait l'aversion du bonhomme pour parler de son travail) tellement les informations et les conclusions délivrées par Schickel sont différentes de celle du commentaire audio classique.

La bande-annonce est très décevante car elle nous présente Unforgiven comme un western classique et passe à coté de toutes les subtilités de l'oeuvre en communiquant sur la violence et sur Eastwood (en présentant son personnage comme celui du cowboy habituel de ses autres roles).

Sur le deuxième disque, la déception est de taille et heureusement que Eastwood on Eastwood vient relever le niveau (malgré de ridicules coupures correspondant sans doutes aux poses publicitaires lors de sa diffusion TV). Les trois documentaires proposés sont du style promotionnel où tous les artisans du film collaborent sans rien dire de passionnant ou de nouveau. De plus, les (toujours trop longs) extraits du film ou du tournage de scènes sont peu nombreux et reviennent identiques au cours des trois documentaires, à tel point que dès le visionnement du second la sensation d'ennui s'installe. Toutes les informations présentes dans chacun des segments est reprise dans les deux autres et finalement, il aurait été plus judicieux de remonter ces trois parties pour ne faire qu'un seul documentaire. Par contre, Richard Schickel (encore lui!) a réalisé avec Eastwood on Eastwood une passionnante et très complète rétrospective de la carrière de Clint Eastwood en tant qu'acteur et réalisateur. La voix de John Cusack est parfaite pour nous guider et Eastwood lui-meme intervient à plusieurs reprises. Cette partie des suppléments s'avère, avec le commentaire audio, la seule à etre à la hauteur du film et du personnage. Il est également judicieux d'avoir inclus un épisode de Maverick qui nous permet de découvrir Eastwood tout jeune dans un role qui correspond à ce que devait etre William Munny dans sa jeunesse. Il est meme troublant de voir tant de similitudes entre deux personnages qui n'ont a priori rien à voir.

En résumé, l'abondance de biens n'en fait pas toujours la qualité et il est regrettable que cette édition DVD d'une oeuvre aussi hors des modes et des conventions, on trouve des suppléments aussi banals et sans substance. La qualité générale est largement remontée par les deux travaux de Robert Schickel qui nous permettent de vraiment rentrer dans le film et de mieux comprendre l'homme qu'est Eastwood. Malgré cette conclusion mitigée, l'ensemble s'en sort plutot très bien mais empeche cette édition d'être parfaite.




Conclusion
Enfin, le Unforgiven de Clint Eastwood bénéficie de la qualité technique qu'il méritait. Les suppléments, grace à l'excellent travail de R. Schickel, s'avèrent passionnants meme si on a frolé l'inintéret total avec les trois autres documentaires présents.

Un film et une édition qui méritent nos plus vives recommandations pour enfin découvrir le véritable visage de l'Ouest et de Clint Eastwood. Une oeuvre qui restera comme l'un meilleurs westerns de l'histoire, l'un de ses derniers (sans doute) mais également le plus définitif.



Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
3,7/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-10-09

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Unforgiven

Année de sortie:
1992

Pays:

Genre:

Durée:
131 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Disque 1: Commentaire Audio de Richard Schickel, Rétrospective de la carriére d'Eastwood sous l'angle Western en textes fixes, La liste des récompenses du film en texte fixe et une bande annonce.
Disque 2: "All on Acounta Pullin' A Trigger" un documentaire de 2002, "Eastwood an Co: Making Unforgiven" et "Eastwood... A Star" deux documentaires datants de 1992, "Eastwood on Eastwood" un doucmentaire sur sa carriére datant de 1997 et un épisode de la série Maverick:"Duel at Sundown" de 1959

Date de parution:
2002-09-24

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