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DVDEF

High Noon (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
La dernière décénie marque, pour le cinéma hollywoodien, le début d'une époque où le manque d'inspiration voir d'originalité est pour le moins évident. On n'hésite pas à mettre au goût du jour certains grand classique du cinéma. C'est ainsi que l'on a vu apparaître au grand écran des reprises de Psycho, The Thomas Crown Affair et You've got mail (qui se veut une adaptation d'une comédie de 1939 The little shop around the corner). Bien d'autres films peuvent d'ajouter à la liste. Toutefois, on s'entend souvent pour dire qu'il s'agit de faibles pastiches des originaux. Dans certains cas, les producteurs justifient le motif de leur reprise en misant sur la présentation du film à une nouvelle génération. C'est le cas de High Noon, une production cinématographique tournée pour la télévision en 2000.
La version de High Noon datant de 1952 se veut un incontournable dans le genre western. L'Americain Film Institute le reconnait comme étant le trente-troisième meilleur film de tous les temps. La reprise couleur effectuée pour la télévision suit sensiblement le même chemin scénarique que l'original. Will Kane (Skerritt) vient tout juste de marier une jeune femme (Thompson) et s'aprête à laisser son titre de shériff pour des jours plus paisibles. Malheureusement, Frank Miller (Madsen), un meurtrier que Kane a envoyé en prison quelques années auparavant revient pour se venger. Kane cherche à rallier le village afin de se défendre contre Miller et ses accolytes. Le légendaire shériff découvrira que le courage est loin d'être la première vertue des gens qui l'entourent.
Pour un film destinée à la télévision, la réalisation est adéquate et laisse même parfois l'impression qu'il s'agit d'une production d'envergure. Tourné en 19 jours seulement, le directeur Rod Hardy et le directeur de la photographie Robert MacLachlan ont réussi à contourner les diverses embûches du climat de l'ouest canadien (où fût tourné ce téléfilm). Comme il s'agit d'un film où le temps joue un élément clé, l'équipe technique a fait des pieds et des mains afin de préserver le niveau de luminosité adéquat autant lors des scènes extérieures que lors des scènes intérieures. Aussi, pour donner plus de réalisme au scènes intérieures, la lumière naturelle provenant de l'extérieur a servi d'éclairage. Le directeur de la photographie, Robert MacLachlan, fût récompensé pour ses efforts par des nominations de l'American Society of Cinematographers et de la Canadian Society of Cinetographers Awards.
Bien que la réalisation d'High Noon (2000) soit soignée on ne retrouve pas dans cette production la magie et la force de la production de 1952. Il faut mentionner qu'en 1952 l'industrie Hollywoodienne vivait en plein McCartisme. Le réalisateur Fred Zinnemann a toujours nié avoir voulu faire un film dénoncant le manque de courage de la communauté cinématographique, dont certains membres étaient accusés d'appartenir à des groupes communistes. Pourtant, malgré les propos du réalisateur les analogies entre High Noon (1952) et une situation sociale sont plus qu'évidente. Voilà ce qui à fait une des grandes forces de ce film à l'époque. Malheureusement la reprise (2000) d'High Noon ne retrouve pas le même écho social, les enjeux ont évolués...


Image
Point positif pour Artisan Home Entertainment; on offre ce film dans un format d'image 1.85:1, d'après un transfert anamorphique. Point positif puisqu'il s'agit d'une production destinée à la télévision. L'interpositif est évidemment récent, on peut donc s'attendre à une qualité d'image respectable... et avec raison.
Ce transfert offre une image précise et dont les contours sont bien délimités. Les détails et les textures en arrière-plan semblent réalistes. Bonne chose, compte tenu des efforts déployés pour donner un bon rendu aux décors. Les couleurs de ce film sont relativement et volontairement délavées. Il s'agit d'un aspect désiré de la part du directeur de la photographie pour ne pas que cette version ne fasse trop contraste avec la version noir et blanc de 1952. Les variations au niveau des teintes sont tributaires des filtres utilisés lors de la prise de vue et non du transfert. En tout temps, cependant, les teintes de peaux sont naturelles. La brillance et le contraste sont constants tout au long du métrage, à l'exception d'une faible fluctuation perceptible lors des 10 premières secondes de l'introduction de ce film. Les noirs sont profonds en tout temps et les dégradés bien définis autant lors des scènes intérieures que des scènes extérieures. Aucun signe de compression ne fait surface à l'exception d'un endroit où on présente le toit de l'église. À cet endroit même, on observe quelques effets d'escaliers. Dans l'ensemble, on parle ici d'un transfert adéquat.


Son
Cette édition DVD offre trois bandes sonores, la principale, anglaise Dolby Digital 5.1, une autre anglaise Dolby Digital 2.0 et enfin une espagnole Dolby Digital 2.0. La bande sonore principale présente une clarté remarquable autant au niveau des dialogues qu'au niveau de l'ambiance sonore. L'action et les dialogues proviennent particulièrement du canal central et des canaux latéraux. Les canaux arrières servent de complément aux avants mais sans plus. La trame sonore d'Allyn Ferguson se marie bien avec le reste de l'action et des dialogues. Un défaut à noter ici, bien que la bande sonore déploie une spatialisation raisonable, les effets canaux à canaux manquent de justesse. Et ce particulièrement lors des scènes d'action. L'utilisation du canal d'extrême-graves (.1LFE) est adéquate quoi qu'à quelques endroits, elle peut sembler un peu timide. Dans l'ensemble, le son est bien balancé entre les aigus et les graves. La bande sonore anglaise 2.0 ressemble beaucoup à la bande 5.1, sauf que la clarté et la directionalité sont un peu amoindries. Aucune bande française n'est présente puisqu'il semble que ce DVD ne soit disponible qu'en importation. Des sous-titres anglais et espagnols sont également inclus.


Suppléments/menus
Si le nombre de suppléments justifie la mention édition spéciale, au niveau qualité c'est une autre histoire... D'abord, on retrouve une piste de commentaires audio avec le producteur David A. Rosemont et le directeur de la photographie Robert McLachlan. Il s'agit d'une intéressante source d'informations au niveau technique. On y aborde des difficultés rencontrées face au climat, l'utilisation de différents plans de caméra, le choix des couleurs volontairement délavées et des comparaisons entre la version de 1952 et la présente version. De plus, pour faciliter l'identification des deux intervenants, on entend le directeur de la photographie par le canal avant gauche et le producteur par le canal droit, un peu comme c'était le cas du DVD de Austin Powers: International Man of Mystery. Informatif!
Toutefois, pour le reste des suppléments, on ressent clairement un relâchement au niveau qualité. On retrouve sept entrevues variant de 2 à 3 minutes chacun des principaux acteurs. Chacun parle du personage qu'il incarne et de son rôle. À vrai dire, on ne fait que répéter ce qui est évident tout au long du film. Les informations recueillies sont vides. Dans le cas de Madsen, on constate qu'il connait très bien l'expression "you know", mais que son apport s'arrête là. Viennent ensuite trois courts segments informatif intitulés respectivement: Vignette (6 minutes), Wardrobe (3 minutes) et On the location (2 minutes). Le premier se contente de répéter certains propos recueillis lors des entrevues et d'intercaler des images du film. Le second traite des costumes des deux femmes tenant les rôles d'importance. Le dernier ne fait que montrer des séquences de production... et le tout sans aucune narration. Une mince galerie de 12 photos diverses sur la production est incluse dont la qualité varie. Des informations sur les acteurs et l'équipe technique est également incluse. D'abord, la couleur jaune et la calligraphie rendent la lecture difficile par moment. Ensuite, on se contente d'énumérer les films de chacun sous forme de texte pour conlure dans chacun des cas avec une liste des films dans lesquels la personne est impliquée. Finalement la bande-annonce ainsi que deux accroches sont incluses.



Conclusion
Voici l'exemple d'un bel effort destiné à faire revivre un classique du western quelques cinquante ans plus tard. Au niveau DVD, on a droit à une édition homnnête tant pour le vidéo et l'audio, mais qui laisse à désirer quant à la qualité des suppléments. À découvrir.



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,6/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2001-06-13

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
High Noon

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Artisan

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, entrevues, segments informatifs, bande-annonces, accroches, galerie de photos.

Date de parution:
2001-06-19

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