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DVDEF

Goin' South

Critique
Synopsis/présentation
Jack Nicholson est surtout connu comme acteur, de la trempe des plus grands. Nous l'avons vu dans: Easy Rider 1969, Chinatown 1975, One Flew Over the Cuckoo's Nest 1975, , Shining 1980, , Batman 1989, The Crossing Guard 1995, The Pledge 2001.

Sa carrière en tant que réalisateur se limite à trois films : Drive He Said (1970), une oeuvre avec laquelle il tenta (sans succès) de reproduire la mise en scène développé par Dennis Hopper dans Easy Rider ; Goin' South (1978) et The Two Jakes (1991), où il essaye (avec une réussite certaine) de donner une suite à Chinatown en reprenant l'un de ses personnages préférés : J.J. Gittes.

Goin' South nous ramène en 1860 où l'on suit Henry Moon (Jack Nicholson lui-même, plutôt dans le sur-jeu et la grimace que dans une grande composition), bandit de troisième zone qui évite la potence grâce à une belle inconnue (Mary Steenburgen, convaincante actrice dont c'est le premier rôle).

Celle-ci, en acceptant de l'épouser, le sauve de la mort et trouve des bras pour travailler avec elle dans sa mine d'or abandonnée. Petit à petit va se nouer entre eux des relations auxquelles ils ne veulent croire ni l'un ni l'autre.

Le film est un mélange un peu maladroit de comédie romantique, de comédie pure et de western. Il est évident pour qui a vu The Missouri Breaks (d'Arthur Penn 1976) que J. Nicholson parodie le rôle qu'il tenait dans ce film face à Marlon Brando. Malheureusement, la comparaison tourne immédiatement à l'avantage de l'original. Cependant, le film a certains côtés très amusants et la description de la montée des sentiments entre les deux principaux protagonistes est juste et sensible. De plus, on peut noter les débuts à l'écran de John Belushi et la truculence de seconds rôles tels que Christopher Lloyd et Danny De Vito.

Un film étrange et curieux, qui ne laissera pas une trace indélébile dans l'histoire du cinéma, ni ne mettra en avant les talents de réalisateur de J ack Nicholson, mais qui se doit d'être vu pour tout amateur de ce grand acteur.


Image
La Paramount fait tout de même l'effort de présenter un transfert anamorphosé (format original de 1.85:1) de qualité acceptable.

La définition générale s'avère surprenante bien qu'un léger grain soit occasionellement perceptible. Ce transfert est epaulée par des couleurs naturelles mais paraîssant parfois quelques peu délavées (signe d'un interpositif veillot). De bons contrastes et un niveau de noir correct (quoique parfois inconsistant) nous permettent d'apprécier adéquatement les séquences les plus denses du film.

Aucun défaut majeur n'est à relever au niveau du transfert numérique, si ce n'est une séquence d'ouverture extrêmement granuleuse (comme si la copie n'avait été travaillée qu'après 3 minutes de film). Une copie de qualité surprenante qui rend bien justice au film et vient compenser la pauvreté générale de cette édition.


Son
Les dialogues sont bien restitués même si lors de certains passages ils deviennent quelques peu inintelligibles, se confondant avec la musique et les bruitages. Également certains effets sonores posent problémes, par exemple certains bruits de chevaux au galops sont a peine plus élevés que les dialogues les précédant. La fidélité dans son ensemble laisse quelque peu à désirer mais caractérisitique d'une petite production où peu d'argent a été investit en post-production. Il est évident qu'un remixage en 5.1 n'aurait apporté que très peu compte tenu de la qualité de l'enregistrement d'origine.

Une piste son juste correcte qu'une restauration aurait permis de remettre au niveau de standard acceptable. A noter que seuls les sous-titres en anglais sont disponibles.


Suppléments/menus
Une fois de plus, la Paramount met en vente une édition DVD totalement dénuée de suppléments. Ceci est incompréhensible car combiné à l'absence de plusieurs doublages ou sous-titres, on se retrouve en présence du contenu d'une cassette vidéo classique.



Conclusion
Un film très curieux, une présentation de Jack Nicholson (entrevue ou piste de commentaires audio) nous aurait certainement permis de mieux apprécier cette oeuvre. L'édition DVD ne fait malheureusement aucun effort pour aider les spectateurs à le redécouvrir et l'apprécier.


Qualité vidéo:
2,8/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-06-29

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Goin' South

Année de sortie:
1978

Pays:

Genre:

Durée:
108 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2002-06-04

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