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DVDEF

Bourne Files, The: 3-Disc Collection

Critique
Synopsis/présentation
Bien que le coffret The Bourne Files mette en évidence le fait qu’il s’agit d’un ensemble trois disques, ceux-ci ne contiennent pas pour autant la trilogie complète. En fait, nous retrouvons les deux premiers opus de la série, dans un format parfaitement identique aux éditions précédentes. Le troisième disque se consacre exclusivement aux suppléments, offrant entre autre un aperçu de The Bourne Ultimatum. Puisqu’il s’agit d’un réemballage, la critique qui suit résume les évaluations précédentes de deux de nos collaborateurs: Yannick Savard et Martin Roy.

Basé sur le roman de Robert Ludlum, The Bourne Identity débute alors qu’un homme amnésique (Matt Damon) et criblé de balles est repêché dans l’océan. Il tentera de retrouver son identité et de comprendre ce qui s’est produit, tout en évitant les différentes attaques de ses assaillants. Au cours de ses recherches, il fait la rencontre de Marie (Franka Potente), qui l’aidera dans ses recherches et de qui il tombera amoureux. The Bourne Supremacy reprend l’histoire là où elle a été laissée, c’est-à-dire que Bourne vivent toujours en fugitifs avec Marie, craignant d’être retrouvé à tout moment par ses anciens patrons. Ces derniers deviendront cependant le cadet de ses soucis quand un riche magnat du pétrole russe enverra un tueur à gage aux trousses de notre héros, tout en tentant de lui faire porter le chapeau d’un assassinat. Tout en faisant face à ce nouvel ennemi, Bourne apprendra par la même occasion à faire face à ses propres démons.


Image
Voici, intégralement, ce qui a été dit à propos des deux films, offerts au format d’image respecté de 2.35:1 d’après des transferts 16:9.

The Bourne Identity: Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce transfert en est un d'excellente qualité. L'interpositif employé était visiblement dans un parfait état, aucune anomalie ou parasite quelle qu'il soit n'est remarquée. La définition est optimale laissant voir une image nette, précise et très détaillée. La palette de couleur bénéficie d'un excellent rendu. Toutes les couleurs, même les plus stylisées (surtout dans les scènes nocturnes), sont rendues avec justesse et précision. Elles sont pleinement saturées, mais sans excès, et ne montrent aucun débordement involontaire. Les contrastes sont bien gérés, tandis que le niveau de noir (brillance) est correctement ajusté. Les parties denses sont parfois problématiques; il arrive occasionnellement que les dégradés bloquent et n'offrent pas le niveau de détail espèré. Les noirs sont purs et intenses.

Autre défaut relativement mineur de ce transfert, une sur-définition des contours parfois visible au point de créer des halos dans les hauts-contrastes. Mis à part l'apparition de quelques subtils macroblocs, il n'y a aucun défaut de compression majeur à déplorer.

The Bourne Supremacy: Dans l’ensemble, la définition est excellente quoique pas nécessairement constante. Le style du cinéaste, qui privilégie une caméra nerveuse et une image très crue et granuleuse, complique incidemment les choses en ce qui concerne la netteté de l’image. Le mouvement quasi-constant ne permet pas une précision parfaite tandis que le grain omniprésent bloque certains détails plus subtils. Il s’agit cependant d’un effet voulu et non pas d’un défaut du transfert, qui au contraire reproduit ces effets de styles avec une précision tout à fait honorable. Le rendu des couleurs apparaît excellent, considérant les nombreux artifices employés pour la photographie. Vous remarquerez une forte dominante verte (surtout dans les scènes nocturnes) laquelle est bien restituée à la fois dans les gains et les noirs. Dépendemment du pays où se situe l’action, la saturation des couleurs varie beaucoup. Par exemple, en Inde la saturation est poussée jusqu’à un quasi-débordement des couleurs (pour intensifier l’effet de chaleur) tandis qu’en Russie la saturation est réduite au point où les teintes paraissent très ternes. Ces variations sont encore une fois bien intentionnelles et ce transfert reproduit ce style visuel avec une toute la précision voulue. Le contraste apparaît fort bien géré et constant, tandis que le niveau des noirs est correctement ajusté aux alentours des 7,5 IRE. Il en résulte des noirs solides et profonds. Ceux-ci sont très purs et donc exempts de fourmillement, qu’il ne faudrait pas confondre avec le grain du film.

L’interpositif employé pour le transfert était dans un parfait état qui ne trahi aucun parasite distrayant. La partie numérique est elle-aussi irréprochable, nous n’avons remarqué aucun défaut de compression ou de numérisation.


Son
Les deux films offrent des mixages anglais, français et espagnols au format Dolby Digital 5.1 Surround. Des sous-titres dans ces trois langues sont également disponibles.

The Bourne Identity: Ces trois mixages multi-canaux sont d'excellente qualité. Propre à ce genre de production, le son a la particularité d'être très dynamique, mais il est également ouvert et ample offrant du coup un espace sonore convaincant. Le champ sonore se déploie avec force et puissance de tous les canaux. La trame sonore profite d'une belle intégration au mixage final. Elle se déploie surtout des enceintes avants, mais est aussi souvent dérivée vers les enceintes arrières; l'immersion sonore est alors totale. Les canaux d'ambiophonies sont presque toujours mis à contribution. Que ce soit pour créer l'ambiance avec la musique ou des effets sonores subtils, ou bien pour nous bombarder les oreilles d'effets localisés agressifs lors des scènes d'action, l'usage des enceintes arrières est soutenu et efficace. On note aussi de nombreux effets canaux à canaux sommes toutes convaincants. En tout temps les dialogues sont intelligibles et naturels (aucuns effets ADR). Les basses sont intenses et profondes, tandis que l'utilisation du canal .1 (LFE) est plus qu'agressive.

The Bourne Supremacy: De toute évidence, les concepteurs de cette bande-son ont laissé la finesse de côté pour se concentrer sur un son très tapageur. Il en résulte un mixage agressif et spectaculaire, mais qui aurait sans doute mérité un peu plus de subtilité par moment. Le son est évidemment très dynamique, offrant un espace sonore ample et convaincant. Le champ sonore se déploie avec force à travers tous les canaux disponibles de façon à créer un environnement des plus vivant. Le positionnement des éléments sonores représente probablement l’élément le plus problématique du mixage. La séparation des canaux est en effet grossière et parfois même aléatoire, particulièrement au niveau des enceintes arrières. La subtilité n’est pas toujours au rendez-vous et le positionnement n’évite pas les bavures. Comme si, dans les scènes d’action, les mixeurs avaient voulus bombarder le plus de chose possible dans tous les canaux en faisant fi de la saturation que cela crée. Dans les scènes plus tranquilles, les choses s’améliorent grandement et enfin la subtilité est de mise. Les canaux d’ambiophonies font alors preuve de plus de finesse et intègrent correctement les effets d’ambiances voulus ainsi qu’une trame sonore douce et délicate.

Parlant de la trame sonore, son intégration n’est pas toujours constante. Elle ne manque certes pas de profondeur et la fidélité sonore ne fait aucun doute, cependant les effets tapageurs localisés sont parfois si envahissants qu’on entend à peine la trame sonore. Prenez comme exemple la course finale dans les rues de Moscou. Un meilleur dosage aurait été de mise. Les dialogues sont heureusement toujours naturels et intelligibles dans tout ce boucan. Les basses sont très profondes et bien gérées, tandis que le canal .1 (LFE), qui ne manque certes pas de mordant, profite d’une intégration étonnamment bien dosée.


Suppléments/menus







Conclusion
Tout consommateur averti sait déjà que Universal nous réserve un coffret réunissant toute la trilogie une fois que The Bourne Ultimatum aura quitté les salles de cinéma pour se retrouver sur les tablettes. La pertinence d’un coffret « temporaire » comme celui-ci peut paraître douteuse à première vue, mais pour les gens qui veulent profiter de The Bourne Ultimatum en salle ou pour ceux que le dernier opus a déçu, le présent coffret fait le travail. Notons au passage la beauté du coffret, qui prend l’allure d’un porte-document avec les trois disques apposés à des sortes de fiches.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2007-09-03

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Hitachi 51F500, Récepteur Denon AVR-487, Enceintes Denon SYS-57HT, Lecteur DVD/HD-DVD XBox 360 de Microsoft

Le film

Titre original:
The Bourne Identity / The Bourne Supremacy

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
119 et 109 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audio, entrevues, documentaires, aperçu de The Bourne Ultimatum, scènes inédites, vidéo-clip et bandes-annonces.

Date de parution:
2007-07-24

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