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DVDEF

Starship Troopers (Superbit)

Critique
Synopsis/présentation
Adapté du roman du même nom de Robert A. Heinlein (traduit en français sous le titre Etoiles garde à vous), ce film de Paul Verhoeven a été très injustement boudé par la critique. Alors que le roman original est à la fois un roman de guerre et une étude d'un système politique et idéologique écrit un auteur de science-fiction connu pour ses idées fascisantes, Starship Troopers est à la fois une satire des films guerriers et une satire politique de la société américaine. Dès la scène d'ouverture, un pseudo journal télévisé truffé de propagande, l'intention est évidente : la scène de bataille en direct supposée montrer les marines triomphants se transforme bien vite en carnage incontrôlable.

Les critiques se sont déchaînés sur le scénario bancal, l'interprétation désolante et le discours guerrier du film, passant totalement à côté du fait que tout cela n'est que satire, à prendre au second degré. Certains ont même accusé Verhoeven de faire l'apologie de la militocratie fasciste décrite dans son film, alors que le but est exactement inverse. La seule chose que l'on puisse vraiemt reprocher à Verhoeven pour ce film, c'est d'en avoir fait un peu trop.

L'histoire relate l'engagement d'un groupe de jeunes tout juste sortis du collège dans différentes forces armées d'une fédération terrestre, au début d'une guerre opposant les terriens et différentes races d'insectes géants originaires d'une planète située à l'autre bout de la galaxie, Klendathu. Le personnage principal du film (difficile de parler de héros pour un personnage aussi stupide), Johnny Rico (Casper Van Dien, consternant) s'engage dans l'infanterie mobile en espérant plaire à sa dulcinée, Carmen Ibanez (Denise Richards, égale à elle-même), que de bons résultats scolaires ont destiné à l'école des pilotes. Leur engagement militaire leur assurera, après leur retour, d'être des citoyens (et donc d'avoir le droit de vote) dans une société qui ne reconnaît ce statut qu'à ceux qui le méritent (la manière la plus simple étant de faire son service militaire), les autres étant appelés "civils". Après avoir causé la mort d'un de ses camarades lors d'un exercice, Rico est prêt à quitter l'armée. C'est alors qu'une météorite anéantit Buenos Aires, leur ville d'origine, faisant plus de huit millions de morts. Pour le pouvoir en place, il ne fait aucun doute que le météorite a été envoyé par les insectes de Klendathu, déjà coupables de massacres de colons terriens sur des planètes que ceux-ci voulaient annexer. Klendathu doit donc être détruite afin de sauver l'humanité de la menace des insectes.

De nombreux flashs de propagande parsèment le film, rappelant les hilarants flashs publicitaires et d'information que l'on a pu voir dans RoboCop, réalisé dix ans plus tôt par le même Verhoeven. Chacun de ces segments se termine par un bandeau "Would you like to know more ?" (Désirez-vous en savoir plus ?) qui font irrésistiblement penser aux promotions omniprésentes pour des sites web présentes à la télévision. La répétition de ces flashs, l'interprétation globalement consternante des acteurs, le côté clinquant des uniformes et du décorum (ouvertement inspirés de ceux des nazis) finissent par semer le doute. Et si le film tout entier n'était pas un film de propagande produit par la militocratie qu'on y découvre ?

Dès lors qu'on a compris qu'il s'agit d'une satire, le tout devient assez jubilatoire. Les scènes d'action sont quand à elles tout à fait impressionnantes et réussies, apportant au côté divertissant du film, et les provcations de Verhoeven (scène de nudité dans une douche commune -o scandale- mixte, fantassins coupés en morceaux par des arachnides) étant autant de clins d'oeil aux spectateurs. L'ensemble forme un portrait caricatural et outré de ce que la société pourrait devenir dans un pays où la guerre et la violence quotidienne sont montrées comme un show de télé-réalité et où la simple vision d'un corps nu déclenche les foudres des bien-pensants.

Ce film a obtenu quelques récompenses pour ses magnifiques effets spéciaux, dont un Saturn Award et une nomination aux Oscars.

Cette édition ne réitère heureusement pas l'erreur monumentale faite sur les premières éditions de ce film des deux côtés de l'atlantique : il n'est pas nécessaire de retourner le disque au milieu du film.


Image
L'image est présentée au format respecté de 1.85:1 d'après un transfert 16:9 (dit anamorphosé).

Comme de coutume pour une édition Superbit, la définition est excellente, l'image est très propre et nette et le rendu des détails les plus fins est impeccable, rendant justice aux très beaux effets spéciaux numériques de ce film. Les couleurs sont fidèlement reproduites (même dans les scènes de combat de nuit volontairement exagérément bleutées) riches et saturées sans qu'aucun débordement ne soit à déplorer, ce qui démontre un étalonnage totalement maîtrisé. La brillance et le contraste sont impeccablemet ajustés et constants. Les zones sombres de l'image offent de beaux détails, des dégradés subtils et sans blocage et des noirs d'une grande pureté.

Les seuls défauts numériques sont une très discrète sur-accentuation des contours et de légers fourmillements sur les plans les plus difficiles comme certains fondus-enchaînés, mais ce ne sont là que des détails qui ne gâchent en rien cet excellent transfert.


Son
Comme toujours dans une édition Superbit, les seules bandes-son proposées sont en version originale, offrant le choix entre Dolby Digital 5.1 et DTS. Des sous-titres en Anglais, Français et Espagnol sont proposés.

La bande-son DTS est une nouveauté pour cette édition. Sans être d'une qualité assi époustouflante que l'image, cette bande-son est d'un excellent niveau. La spatialité est très bonne, servie par une belle utilisation des canaux d'ambiophonie. La séparation des canaux est impeccable et concourt au réalisme et à la présence du champ sonore. Les effets de transition, tout comme l'ambiophonie, sont parfaitement gérés. Les impressionnantes scènes de bombardement en sont un bel exemple. La trame sonore, principalement constituée de marches militaires, démontre profondeur et fidélité, et s'intègre superbement au mixage. Les dialogues sont eux aussi très bien intégrés et restent toujours intelligible même dans les séquences les plus explosives.

Les basses sont riches et puissantes. L'utilsation du canal .1 (LFE) est soutenue, on en espérait pas moins pour un tel film.




Suppléments/menus
Il s'agit là d'une édition Superbit (et non Superbit Deluxe), il n'y a donc aucun supplément avec ce titre.



Conclusion
Sans être le chef d'oeuvre de Verhoeven (et sans être son pire film non plus), ce film extrêmement divertissant mérite d'être vu ou revu, les événements récents le faisant ressembler de plus en plus à un documentaire.

Cette édition offre de plus une qualité d'image de référence et une bande sonore très impressionnante. Rien ne vient donc gêner le plaisir du spectateur (pas même besoin de retourner le disque au milieu du film, contrairement aux premières éditions) amateur de second degré poussé à l'extrême.


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
4,1/5

Note finale:
4,1/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2003-07-27

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Starship Troopers

Année de sortie:
1997

Pays:

Genre:

Durée:
129 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:

Date de parution:
2003-08-05

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