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DVDEF

Seven Year itch, The

Critique
Synopsis/présentation
Qui n'a jamais vu cette scène où, lorsque passant au dessus d'un puit d'aération, Marylin Monroe voit sa robe se soulever en plein coeur de New-York? Voilà l'image la plus célèbre de The Seven Year Itch. Au delà de cette scène il y a un des grands films de Billy Wilder.
Comme à chaque été, afin d'échapper à la canicule de New-York, le fils et l'épouse d'un éditeur quittent la ville pour la fraîcheur de la campagne. L'homme se retrouve seul, libéré des pressions famliales. C'est un homme honnête qui bien sûr ne profitera pas de l'occasion pour badiner avec d'autres femmes, du moins c'est ce qu'il croit jusqu'à ce qu'il découvre qu'une blonde pulpeuse (Monroe) a emménagé au dessus de son appartement. Les tentations seront fortes... C'est par la comédie que Billy Wilder explore les tourments amoureux (voir sexuels) d'un américain tout ce qu'il y a de plus commun. Le mot satyre serait peut-être plus juste que comédie tant on tourne en dérision les conventions et les faits acquis. La notion d'infidélité est abordée sans pudeur bien que le code moral de l'époque ait empêché le réalisateur de verser dans trop d'excès. The Seven Year Itch est basé sur une pièce de George Axelrod, pièce jouée en premier lieu sur Broadway. L'auteur a d'ailleurs collaboré avec Billy Wilder à l'écriture du scénario afin d'en faire l'adaptation pour le cinéma mais aussi pour en assagir les passages les plus osés.
Marylin Monroe et Tom Ewell campent avec aplomb les deux principaux personnages de ce film. Des performances d'acteurs qui encore aujourd'hui impressionnent. On n`aurait pu mieux choisir Monroe pour ce rôle tant elle incarne l'archétype de la femme de toutes les tentations. Ce n'est pas sans hasard que jamais nous n'apprenons le nom de cette femme, Wilder a stigmatisé à l'extrême l'image de la femme (sans toutefois verser dans aucuns clichés). L'image n'est pas sans rappeler celle qu'avait donné Vadim à Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la Femme.
Toutes les comédies n'ont pas bien veilli; ce qui est sûrement le plus remarquable de ce film est qu'encore, après plus de quatre décennies, le film fait rire. Comme quoi les réalisations de qualité gardent une intemporalité.


Image
L'image est présentée ici en format original 2.55:1 (Cinémascope) d'après un nouveau transfert anamorphique et numérique.
D'amblé signalons qu'un important travail de restauration a été fait, on peut d'ailleurs en constater les résultats dans une section des suppléments. Considérant que le matériel source était sévèrement endommagé et l'âge du film, l'image est satifaisante. La définition générale est fort acceptable, et ce malgré un grain parfois visible. Les couleurs sont sans hésitation l'élément visuel qui a le plus profité de la restauration; bien sûr on remarque certaines séquences où les couleurs n'ont pas retrouvé leurs pleines saturations, toutefois lorsque évalué dans sa globalité le résultat est impressionnant. Là où ce transfert nous parait problématique est dans la constance des couleurs; on remarque de nombreux plans où des changements de teintes sont perceptibles. De plus l'exactitude des couleurs semble parfois douteuse, mail il s'agit peut-être du rendu exact des couleurs "DeLuxe" (propre à cela on remarque des tons de peau qui tendent légèrement vers des teintes orangées).
On ne remarque aucun signe de compression ni de sur-définition des contours. Les artéfacts et parasites visuels sont minimes et aucunement dérangeants.



Son
Trois bandes sonores sont offertes: anglaise Dolby Digital 3.0/Dolby Digital 2.0 Stéréo et française Dolby Digital.
La bande sonore anglaise Dolby Digital 3.0 (canaux avant gauche, central, avant droit) est la plus intéressante des trois bandes. Le champ sonore se déploie bien sûr uniquement des canaux avant avec un dynamisme, qui on s'en doute, est fort limité. Ce qui surprend le plus est la séparation de chacun des canaux, les éléments sonores sont parfois très localisés. La musique occupe une place majeure dans The Seven Year Itch et est, heureusement, agréablement rendue sans cependant avoir la fidélité de trames sonores plus récentes. Les dialogues sont nets et naturels. On ne perçoit aucun bruit de fond ou craquement.
Des bandes sonores anglaise (Dolby Digital 2.0 Stéréo) et française Dolby Digital (mono) sont également proposées, il y a option de sous-titrage en anglais et espagnol.



Suppléments/menus
Quelques suppléments sont offerts sur ce titre; le plus intéressant reste d'amblée le documentaire Back Story: The Seven Year Itch. L'angle adopté est promotionnel mais place dans un juste contexte la production du film. On y retrace brièvement les étapes entourant la production du film mais surtout en portant une attention particulière aux problèmes que le tandem Wilder/Axelrod ont du faire face pour réaliser le film tout en respectant les conventions du code Hays (code et commision qui définnisaient les normes de la "respectabilité" cinématographique). On peut également entendre dans ce document des extraits d'entrevue avec Eli Wallach, George Axelrod, Billy Wilder (datant d'un certains temps). Les extraits d'audition de Walter Mattau et Tom Ewell (qui finalement décrocha le rôle) sont un bel ajout. Comme c'est souvent la cas chez Fox, le documentaire offert est un peu court (24 minutes) et éffleure à peine des thématiques fondamentales qui auraient mérité d'être approfondies; une heure n'aurait pas été de trop.
Digne d'inérêt on retrouve deux scènes dans des versions différentes; l'une avec le plombier et l'autre étant la fameuse scènes de la bouche d'aération du métro. Intéressant, toutefois il aurait été instructif de savoir pourquoi ces scènes ne furent pas utilisées.
On peut également jeter un coup d'oeil aux bandes annonces américaine et espagnole du film (curieusement la bande annonce espagnole contient une des scènes censurées...), à un segment Movietone (The Seven Year Itch has Sneak Preview), à des exemples de restauration du film et à une galerie présentant cinq des affiches utilisées pour la promotion du film.
Complètent ces suppléments les bandes annonces des autres films offerts dans la Diamond Collection (Gentlemen Prefer Blondes, How to Marry a Millionaire, Bus stop, There's No Business Like Show Business).




Conclusion
Pour quiconque s'intéresse le moindrement aux films de Billy Wilder The Seven Year Itch est un des classiques du réalisateur. Une édition somme toute bien rendue tant pour l'image que pour le son. Seuls les suppléments auraient gagnés à être plus approfondis; un documentaire plus fouillé et une piste de commentaires audio d'un historien du cinéma aurait rendu le produit complet.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-05-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Seven Year itch, The

Année de sortie:
1955

Pays:

Genre:

Durée:
105 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.55:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 3.0
Anglaise Dolby 2.0 stéréo
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Scènes inédites (2), segment d'archive, segment (Backstory: The Seven Year Itch) et bandes-annonces

Date de parution:
2001-05-29

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