Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Good German, The

Critique
Synopsis/présentation
Un journaliste américain revient à Berlin après la défaite du 3ème Reich et se retrouve mêlé a une sombre histoire le replaçant des les bras de son ex-maîtresse allemande, le plongeant dans un vrai labyrinthe de faux semblants.

Steven Soderberg réalise ici un curieux mais fascinant exercice de style mêlant modernité des dialogues et de certaines situations à une très réussie reconstitution d’un film des années 40. La finalité de cette œuvre peut paraître ainsi sujette à caution à d’autres spectateurs que des cinéphiles amoureux de cette époque cinématographique mais pour ceux qui prendrons la peine de s’y pencher, le film est vraiment passionnant. À commencer notamment par la qualité du jeu de Clooney et Blanchett, qui composent deux personnages à la Cary Grant et Marlene Dietrich des plus réussis. Beaucoup ont critiqués un scénario qui n’est certes pas des plus limpides, et ne possède même pas d’enjeux passionnants, mais celui-ci se révèle parfait dans sa tentative d’hommage modernisant des œuvres comme Casablanca. Certes le film reste un exercice de style, mais son réalisateur ne s’en est jamais caché (revendiquant au contraire cet aspect) et il se tient bien mieux que bien des œuvres modernes même auprès d’un spectateur non au fait des références qu’il brasse.



Image
L’image est malheureusement proposée au format non respecté de 1.33:& d’après un transfert 4:3. La jaquette annonce un film au format respecté alors qu’un panneau en début de DVD nous annonce que le film a été recadré. Et après vérification le film fut projeté en 1.66:1 au cinéma et il s’agit bien donc là d’un recadrage intolérable.
Si l’on peut comprendre pourquoi le format 1.33:1 suit une logique dans le cadre de projet du film (coller au plus près des grands films des années 40) et pour correspondre avec les nombreuses images d’archives intégrées dans le film, il n’en reste pas moins que la plupart du temps le recadrage Pan et Scan est évident et dérangeant, à l’inverse par exemple de la controverse sur les DVD de la collection Kubrick ou les copies Open Mate étaient quelque chose de bien différent (montrant plus d’image) alors qu’ici les « têtes coupées » et autres disparitions involontaires de personnages dans le hors champ sont légions.
La définition générale est de bon niveau mais fluctue plus que de raison pour un film récent et ce malgré son cahier des charges original. L’interpositif est logiquement très propre mais de nombreuses scènes sont bien trop granuleuses et occasionnent une certaine gêne pour le spectateur.
Le contraste très poussé est une volonté du réalisateur que le transfert a cependant du mal à gérer. Les nombreuses brillances et les surexpositions répétées font que le rendu général rend la vision du film parfois pénible pour les spectateurs aux yeux les plus sensibles.
Les scènes les plus sombres sont correctement rendues mais les noirs manquent de profondeur et de pureté et ce sans doute en raison du contraste trop poussé malgré les expérimentations évidentes du cinéaste.
La partie numérique se ressent donc forcément de tout cela et l’on peut apercevoir à plusieurs reprises des défauts de compression et quelques fourmillements des plus malvenus étant donné le grain déjà important. Heureusement la surdéfinition à été évitée.

Un transfert donc à la limite de l’indigence puisqu’il cumule un nombre de défauts totalement impardonnable sur une œuvre aussi récente et provenant d’un technicien aussi brillant que Soderbergh. Nous ne pouvons que blâmer la Warner pour ce transfert qui aurait dû être techniquement sans faute afin de révéler les subtiles expérimentations du réalisateur alors qu’en l’état il donne l’impression d’un film techniquement bâclé alors que c’est le transfert lui-même et le peu d’attention qui lui à été accordé qui est en cause, ce qui est vraiment regrettable.





Son
Les quatre bandes-son proposées sur le DVD sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby 2.0 surround), Français (Dolby Digital 5.1) et Espagnol (Dolby Digital 5.1).
Certes le challenge que représente ce film aurait plutôt vu dans sa logique une piste monophonique mais l’intelligente utilisation qui est faite du 5.1 rattrape largement cela.
La dynamique de la bande-son anglaise est clairement plus poussée que sur une bande-son monophonique des années 40 mais les ingénieurs du son ont eu l’intelligence de rester raisonnable sur ce plan là. Il en est de même pour sa présence et sa spatialisation.
Le rendu musical est d’excellente qualité sans limitations évidentes dans le haut ou le bas du spectre. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arrière sont quasiment muettes tout au long du film (ce qui est logique et une bonne chose en soi) et ne se réveillent légèrement que lors de quelques passages musicaux.
Les dialogues sont eux parfaitement intelligibles en permanence et les parasites ou distorsions sont limitées au maximum et audibles que lorsque l’on pousse le son au delà du raisonnable.
Les basses fréquences ont-elles aussi été intelligemment limitées au maximum et leur apport ne se fait presque jamais sentir sauf sur quelques passages musicaux.

Une bande-son donc de qualité qui malgré ses limitations volontaires offre un rendu très agréable de stéréo légèrement élargie et s’avère en total accord avec le projet du film. De plus, contrairement à l’image, le son n’a pas été bâclé dans sa restitution en DVD.




Suppléments/menus








Conclusion
Une édition DVD totalement indigne du support et de l’oeuvre qu’il présente. Il est assez incroyable de voir à notre époque sortir des DVD dont l’image est uniquement proposée en Pan et Scan, de qualité vraiment pauvre de surcroît et qui plus est sans aucune espèce de suppléments. On en viendrait à croire que la Warner tient à définitivement une œuvre différente via un DVD qui n’attirera pas le spectateur et ce à juste titre.
Nous ne pouvons donc malheureusement que vous recommander de ne pas acheter ce disque qui ne ferait que vous donner une image très négative d’une œuvre qui est pourtant un exercice de style fascinant pour tous les cinéphiles. La finalité pour le grand public paraît beaucoup plus limitée mais Soderbergh est décidément un cinéaste extrêmement doué, totalement imprévisible, n’hésitant pas à prendre des risques aussi énormes que la sortie de cette œuvre à part juste avant le blockbuster qu’est Ocean’s 13.



Qualité vidéo:
2,8/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
2,0/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2007-08-08

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Good German, The

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
108 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1 (p&s)

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol
Français

Suppéments:

Date de parution:
2007-05-22

Si vous avez aimé...