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DVDEF

Poseidon

Critique
Synopsis/présentation
Reprise du célèbre film catastrophe The Poseidon Adventure de 1972, Poseidon de Wolfgang Peterson reprend exactement la même prémisse que l’original: À la veille du jour de l’An, à bord du luxueux bateau de croisière le Poseidon, différents personnages s’apprêtent à célébrer le passage dans a nouvelle année. Parmi ceux-ci, un ancien pompier (Kurt Russel), la fille (Emmy Rossum) de ce dernier et son copain (Mike Vogel), un architecte nouvellement séparé (Richard Dreyfuss) et un joueur compulsif (Josh Lucas) pour ne nommer que ceux-là. Malheureusement, peu après minuit, une immense vague de 150 pieds, ou cinquante mètres, frappe le bateau de croisière sur le flanc tribord et cause un chavirement. Prisonniers dans la salle de bal, ceux qui ont survécu à la rotation du bateau sur lui-même font maintenant face à un dilemme: Rester dans la plus grande pièce du bateau jusqu’à l’arrivée des secours ou s’aventurer dans les corridors et escaliers inondés pour trouver un moyen de s’en sortir. Pour certains des survivants, le choix s’avérera mortel !

Au début des années soixante-dix, Hollywood exploitait abondamment les scénarios catastrophes: Airport (1970), The Poseidon Adventure (1972), Earthquake (1974), Towering Inferno (1974), Airport 75 (1975). Pour cette reprise, en 2006, Hollywood traverse plutôt une phase où elle est en manque flagrant d’inspiration et doit piger dans un répertoire existant, mais loin d’être exceptionnel, pour ses nouvelles productions. À quand la reprise de Towering Inferno ? Sommes-nous dus pour un Airport 07 ? En fait, puisque la mode est à la parodie, il serait plus probable de voir apparaître sur nos écrans un film intitulé « Disaster Movie » pour combler le manque laissé par les Scary Movie, Not Another Teen Movie, Date Movie, Epic Movie, …


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.40:1 à une résolution native de 1080p. Vous l’aurez deviné, les films dont le succès repose en grande partie sur la présentation visuelle profitent énormément des avantages de la haute définition.

Le matériel source n’affiche strictement aucun défaut d'importance. Un petit fil anecdotique apparaît lors de quelques plans lors d’une scène très précise, mais il faut être particulièrement pointilleux pour le voir (petit indice: dans le coin inférieur gauche de l’image lors de la scène dans le conduit d’aération). La définition générale de l’image est excellente et affiche un niveau de détails élevé. Ceci permet de voir tous les efforts mis dans la fabrication des décors et dévoile le manque de naturel des images de synthèse (computer-generated, CG). La précision des textures ajoute également du réalisme à l’image. Les couleurs commentent un sans faute, ne souffrant d’aucun défaut apparent. Contrairement à d’autres films, la lumière ambiante est principalement ajustée lors du tournage et non en post-production. Ceci permet aux couleurs de demeurer naturelles, particulièrement la peau. Le niveau des noirs est impeccable, alors que les contrastes sont bien gérés dans la plupart des situations. Puisque de nombreuses scènes se déroulent dans la pénombre ou sous une lumière variable, les précédents attributs assurent que toutes les informations visuelles demeurent accessibles. Les dégradés sont fluides et ne bloquent jamais, bien que les noirs auraient pu être un tantinet plus profond.

Numériquement, on ne peut qu’applaudir le passage à la Haute Définition. La plupart des défauts imputables à la compression abusive du format DVD sont disparus grâce à la HD. Il n’en reste que quelques traces dans les parties sombres.


Son
Des bons points pour la Warner. En plus des mixages anglais (Dolby TrueHD 5.1, Dolby Digital Plus 5.1), un doublage québécois dans un format équivalent (Dolby Digital Plus 5.1) est disponible. L’espagnol n’est pas laissé pour compte non plus (Dolby Digital Plus 5.1).

Poseidon se veut un film d’action, point final. Par conséquent, le mixage joue beaucoup plus sur les effets sonores que sur les dialogues. Le mixage lui-même est excellent, avec un environnement sonore riche et très immersif. Évidemment, on retient la scène de l’impact avec la vague, le dynamisme y est percutant. Il y a toujours une petite explosion, des meubles qui tombent ou une vague qui s’amène par pratiquement tous les canaux, prouvant que le danger est partout autour. Par pure formalité, les dialogues sont nets et intelligibles, sans défaut de captation ou de numérisation. La trame sonore demeure généralement en retrait, sauf lorsqu’elle est employée pour bâtir le suspense en préparation à un obstacle. Les basses sont très présentes tout au long du film, mais rien ne se compare à la force avec laquelle se défoulent les extrêmes graves (LFE, canal .1). Aucune explosion ou vague ne déferlent sans la participation des extrêmes graves.

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont offerts.


Suppléments/menus




Conclusion
Ce film démontre que Hollywood a toujours des idées de grandeur. Alors que la vague de 1972 mesurait environ 90 pieds (30 mètres), celle dans la version de Wolfgang Peterson atteint les 150 pieds (50 mètres). Cette différence, cependant, n’est que virtuelle et pure fiction. Ce qui bien réel par contre, ce sont les budgets, estimés à 5 millions pour l’original et 160 millions pour la reprise… Une mention particulière va aux responsables de la mise en marché du film: l’image sur la pochette du HD-DVD et du DVD ou la vague ne frappe pas le bateau du bon côté en plus de ne pas être à l’échelle.

Ce titre HD-DVD tombe très près d’être considéré un transfert de référence. Certes, l’image est magnifique, malgré les défauts mineurs qui l’affectent. Pour le mixage, un dynamisme plus équilibré aurait été souhaitable.

Les suppléments nous permettent de voir tous les efforts qui ont été mis dans la production de ce film, allant de la production elle-même à la post-production. Le « In-Movie Experience » de Warner nous amène dans les coulisses du tournage des scènes-clées, dans la création des effets spéciaux et nous présente même quelques anecdotes. Un documentaire du History Channel sur les vagues meurtrières est également inclus.


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,3/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
4,4/5

Note finale:
4,4/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2007-02-26

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Hitachi 51F500, Récepteur Denon AVR-487, Hauts-parleurs Denon SYS-57HT, Lecteur DVD/HD-DVD XBox 360 de Microsoft

Le film

Titre original:
Poseidon

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
98 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
HD DVD

Nombre de disque:
1 HD-30

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby TrueHD 5.1
Anglaise Dolby Digital Plus 5.1
Française Dolby Digital Plus 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
In-Movie Experience, documentaires sur la fabrication des décors/maquettes et sur l'expérience d'un stagiaire, documentaire sur les "rogue waves" et bandes-annonces

Date de parution:
2007-01-16

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