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DVDEF

Desperate Housewives (The Complete Second Season - The Extra Juicy Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Pour cette deuxième saison, l’action reprend exactement où la finale de la première saison nous avait laissé. Maintenant que le mystère entourant le suicide de Mary Alice Young (Brenda Strong) a clairement été éclairci, les scénaristes avaient beaucoup de pain sur la planche afin de justifier une deuxième saison à cette série. Nous retrouvons donc Susan Mayer (Teri Hatcher) qui refuse d’accepter que le fils de son petit ami Mike Delfino (James Denton) soit nul autre que Zach (Cody Kasch), le jeune adolescent qui l’a menacé avec une arme. Il lui en coûtera sa relation avec l’ancien criminel. Lynette Scavo (Felicity Huffman) quitte, quant à elle, son titre de femme au foyer pour retourner sur le marché du travail et laisse ainsi son précédent poste à son mari Tom (Doug Savant) qui aura de la difficulté à s’adapter à son nouveau statut de père à temps plein. Pour ce qui est de Bree Van De Kamp (Marcia Cross), elle doit affronter la mort de son mari. Elle apprendra plus tard que ce dernier est mort empoisonné et qu’elle est la principale suspecte de ce crime. Quant à elle, Gabrielle Solis (Eva Longoria) met un terme à sa liaison avec John (Jesse Metcalfe), le jardinier, afin de sauver son mariage avec son mari Carlos (Ricardo Shavira), qui est toujours en prison. Finalement, une nouvelle famille, les Applewhite qui ont emménagé à la fin de la première saison, amèneront beaucoup d’eau au moulin en établissant, dès le premier épisode, les bases d’un nouveau mystère à éclaircir durant la saison.

La deuxième saison reprend essentiellement les mêmes éléments qui ont fait le succès de la première, soit le suspense, l’humour et le drame. Par contre, aucun des trois n’est traité de façon typique, à commencer par les nombreux rebondissements qui feraient pâlir n’importe quel bon vieux soap américain. C’est particulièrement vrai dans le cas du personnage de Bree Van De Kamp. Si on pouvait supposer qu’après une seule saison, les quatre personnages principaux n’avaient plus à offrir, il faut avouer que pour quelques unes, c’est le cas. Le personnage de Susan qui « dirigeait », en quelque sorte, l’intrigue de la première saison doit malheureusement ici s’effacer devant Bree, visiblement le personnage au plus grand potentiel. Cette dernière profitera de la plupart des arcs dramatiques importants de la saison, à commencer par cette relation avec l’homme qui a assassiné son mari. Même si les scénaristes donnent la tête d’affiche à Bree, ils ne négligent pas néanmoins les trois autres « housewives ». Lynette devra apprendre à travailler avec une superviseure détestable et un conjoint en crise existentielle. Gabrielle verra naître son goût pour la maternité alors que Susan passera la saison à sauter d’un homme à l’autre. Mais la véritable réussite de cette saison est l’arrivée des Applewhite, qui constitue un élément de suspense particulièrement bien amené par les scénaristes.

Le ton de la série est probablement sa plus grande force, jonglant entre un humour tantôt noir, tantôt cinglant, et une dimension dramatique parfaitement bien dosée par les scénaristes qui dotent leurs personnages de savoureuses répliques bien senties. La relation autodestructrice qu’entretient Bree avec son jeune fils homosexuel Andrew durant cette saison démontre parfaitement cette force des scénaristes à jouer dans les registres comique et dramatique. Alors que dans un épisode, les deux s’envoient quelques unes des répliques les plus drôles de la saison, dans l’autre, les actions de l’un amèneront l’autre à faire un choix déchirants. À ce niveau, le jeu de tous les comédiens, et particulièrement celui des quatre actrices (Teri Hatcher, Marcia Cross, Felicity Huffman et Eva Longoria), mérite d’être souligné et élève la série à un niveau supérieur.

On a beaucoup parlé aussi du deuxième niveau de lecture offert dans Desperate Housewives. En effet, il est possible d’y voir une certaine forme de critique de l’Amérique actuelle. L’humour y est visiblement pour beaucoup dans cette idée de satire, mais ce qui frappe surtout en regardant Desperate Housewives, c’est son évident parti pris féministe. Dès la première image du générique, on l’annonce : Adam et Ève se tiennent côte à côte et dès lors, Adam se fait écraser par la pomme. Il n’est donc pas étonnant de constater que la plupart des personnages masculins de cette série sont de simples faire-valoirs destinés à glorifier l’image de la femme au foyer. Dans un ordre plus politique, certains ont même avancé que la série était républicaine (le créateur Marc Cherry étant ouvertement un homosexuel républicain), notamment par le caractère du personnage d’Edie Britt s’affichant comme une démocrate et qui n’est rien de moins que la poufiasse du quartier.

Alors que la troisième saison de Desperate Housewives s’achève sur les ondes de ABC et doit faire face à ses premières difficultés (la grossesse de l’actrice Marcia Cross), les producteurs ont signé une entente avec le créateur Marc Cherry et les acteurs pour quatre autres saisons. Inutile de spécifier que le succès monstre (et le mot est faible) de la série est la principale cause de cette entente. Actuellement, Desperate Housewives est la série la plus écoutée au monde et a été adaptée dans plusieurs pays (Brésil, Mexique, Colombie). Les éléments cités plus haut sont les raisons de ce succès et font que cette deuxième saison est tout aussi excellente que la précédente. La réputation de Desperate Housewives n’est plus à faire, mais néanmoins, il s’agit décidément d’une série très intéressante et extrêmement divertissante qui est à découvrir, si ce n’est déjà fait.



Image
Les épisodes sont tous offerts au format d’image respecté de 1.78:1 d’après un transfert 16:9.

Tournée et diffusée en haute définition, la série n’est pas présentée ici dans sa qualité optimale. Malgré tout, la définition générale de l’image est excellente, très au-dessus de bien d’autres transferts de téléséries. Outre un léger fourmillement perceptible dans les arrières plans (et qui est étrangement beaucoup plus présent et dérangeant sur les deuxième et troisième disques) et lié exclusivement à des problèmes de compression, l’image est d’une impeccable netteté. Le niveau de détails et de textures rendu frôle la perfection alors que le rendu des couleurs est irréprochable. Ces dernières sont riches, nuancées et précises. Elles ne font donc preuve d’aucune anomalie concernant leur saturation ou leur débordement. Quant aux contrastes, ils sont parfaitement gérés, évitant toute forme de surbrillance. Les dégradés sont d’une admirable fluidité et d’une belle précision offrant ainsi des parties sombres qui affichent un niveau de détails et de textures plus que satisfaisant. On notera également l’intensité et la pureté des noirs de ce transfert.

Finalement, outre les quelques problèmes de compression qui varient bizarrement d’un disque à l’autre (chacun des cinq disques offre le même nombre d’épisodes), le transfert de cette saison est plutôt admirable.



Son
Deux bandes sons sont disponibles sur cette édition. Les épisodes peuvent être visionnés en version originale anglaise (Dolby Digital 5.1) et en version française (Dolby Surround 2.0).

La série jouant principalement et presque exclusivement sur les dialogues, il faut avouer que le mixage 5.1 est assez réussi, étant donné la nature de Desperate Housewives. Le dynamisme est très correct et la présence est exemplaire. Le potentiel du mixage multicanaux est ici très bien exploité. Même si les dialogues et les sons principaux proviennent surtout des canaux avant, les enceintes arrière offrent un très solide support en ce qui concerne l’ambiance. Les effets d’ambiophonie se font donc assez rares. On en notera tout de même quelques uns très réussis. Les dialogues, élément prédominant et essentiel de ce mixage, sont constamment et parfaitement intelligibles. Quant aux basses, elles sont principalement exploitées afin de supporter, de très solide façon, la trame sonore de la série, dont notamment le thème principal composé par le célèbre Danny Elfman. L’utilisation des extrêmes graves est totalement négligeable et anecdotique. Il s’agit donc ici d’une honnête bande son qui répond très bien au genre de série qu’est Desperate Housewives.

Cette réédition de Buena Vista comporte également l’ajout de la bande son française au Dolby Surround 2.0. Si ce qui frappe aux premiers abords est la qualité du doublage qui transforme pour beaucoup le caractère des personnages établi par les acteurs dans la version originale, il faut dire que cette bande son s’avère relativement correcte malgré le fait que l’on perde beaucoup de l’ambiance (enterrée par le doublage) et de la certaine spatialité proposée par le mixage multicanaux.

Malheureusement, seuls des sous-titres anglais pour malentendants sont disponibles.





Suppléments/menus
Alors que les cinq premiers disques offrent les vingt-quatre épisodes de cette deuxième saison, le sixième disque est réservé exclusivement aux suppléments. D’abord, nous retrouvons « Marc & Mom (8:44) », un sympathique segment dans lequel le créateur Marc Cherry, en compagnie de sa mère Martha Cherry, nous explique comment cette dernière fût une inspiration pour la série. Le tout est principalement composé d’anecdotes amusantes concernant l’enfance de Cherry et qui sont entrecoupées par des extraits de la série dans lesquels ces anecdotes sont reprises. « Directing Desperate Housewives (16:32) » se concentre sur l’écriture, le tournage, la réalisation et le montage d’un épisode. Le segment alterne entre deux tons, le premier très informatif où l'on dévoile avec une légère profondeur le processus pour arriver à un épisode, et l’autre, ultra contemplatif, caractérisé par les interventions des actrices qui n’y vont que d’éloges envers le travail des artisans, principalement celui de Larry Shaw, l’un des réalisateurs de la série. « Desperate Role Models (7:31) » porte un regard sur les personnages de Bree, Susan, Gabrielle, Lynette et Edie et sur comment elles reflètent la femme au foyer moderne. Les interventions peu objectives et assez superficielles sont faites par des actrices ayant jouées le même type de rôles par le passé et demeurent très loin de l’analyse sociologique.

On retrouve également « Cherry-Picked : Creator Marc Cherry’s Favorite Scenes (27:43) » qui regroupe une poignée de scènes choisies par le créateur Marc Cherry. Ce dernier les commente et explique en quoi elles sont ses préférées. « Unaired Story Lines (14:52)» présente deux sous-intrigues non retenues par les scénaristes lors de la diffusion des épisodes. La première concerne le personnage de Susan et son beau-père pour l’épisode « Color and Light » et la deuxième met en scène Lynette et une agente de bord pour l’épisode « No One Is Alone ». Elles peuvent être visionnées avec les commentaires audio du créateur Marc Cherry. Viennent ensuite onze scènes supprimées (15:42). Évidemment, leur intérêt varie énormément, mais elles demeurent généralement intéressantes et méritent au moins un visionnement. Elles sont disponibles aussi avec les commentaires optionnels de Marc Cherry.

« Fashion & Couture (10:44) » est un segment sur Catherine Adair, la costumière de la série. Les interventions sont évidemment très élogieuses à son égard, mais la dame demeure heureusement plus modeste dans ses commentaires et nous démontre bien l’importance de son travail. « Juicy Bites (2:37) » est un montage (qui semble être d’ordre promotionnel) qui regroupe les moments les plus « juteux » selon chacune des cinq principales comédiennes. « The Whole Truth (1:03) » est une hilarante bande-annonce pour la saison deux et qui résume en moins d’une minute tout ce qui s’est produit au cours de la précédente saison. Finalement, cette section se conclue par la bande-annonce du jeu « Desperate Housewives : The Game ».




Conclusion
La deuxième saison de Desperate Housewives est tout aussi divertissante que la première. Les scénaristes exploitent avec précision le suspense, le drame et l’humour et en font ainsi se dégager un ton bien particulier à la série. Il s’agit, sans l’ombre d’un doute, avec la série Lost, d’une des meilleures téléséries diffusées sur ABC à l’heure actuelle. Pas étonnant que les producteurs aient déjà prévus sept saisons à l’émission.

Techniquement, cette réédition vaut le détour. Le transfert vidéo s’élève légèrement au-dessus de ce qui est offert généralement même s’il ne peut rivaliser contre la haute définition, et l’inclusion d’une bande son française au mixage original, fort honnête, demeure une initiative des plus chaudement appréciables, puisque ce souci du public francophone devient une chose de plus en plus rare en ce qui concerne les séries télévisées sur DVD. Par contre, les suppléments demeurent généralement dans un esprit de divertissement alors qu’on se serait attendu à plus étant donné la qualité de la série.




Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2007-05-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 27A43C, Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Desperate Housewives

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
1036 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Documentaires, montage de séquences, scènes supprimées, segments promotionnels, bande-annonce de jeu vidéo

Date de parution:
2007-04-03

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