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DVDEF

Marine, The (Unrated Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Chaque année, Hollywood nous offre des films marquants, offrant un jeu d’acteurs impressionant ou une réalisation assurée touchant le spectateur.

Et puis, il y a The Marine ! Se classant dans la catégorie des films d’action léger, où les abus d’explosions sont uniquement surpassés par les séquences en ultra-ralenti, The Marine porte au grand écran la nouvelle coqueluche de la WWE, John Cena. Certains lui trouveront quelques petits airs de Matt Damon gonflé aux stéroïdes, mais il ne possède aucunement le jeu d’acteur de son homologue. Ceci étant dit, il ne faut pas négliger l’histoire pour autant: Après avoir été renvoyé des Marines, John Triton (Cena) part en vacances avec sa tendre moitié, seulement pour voir celle-ci être kidnappée par des voleurs de diamants en fuite. Point. En fait, les 92 minutes du film se résument à la formule mathématique suivante : Personnage principal = (court après les méchants + tue un méchant + saute en dehors d’un batiment qui explose) X 5. Le manque flagrant de subtilité nous permet de tracer un étrange parallèle entre ce film et Commando… ou tout autre film d’action du genre. The Marine se permet même un clin d’œil au seul rôle mémorable de Robert Patrick, celui du T-1000 dans Terminator 2. Le film met également en scène une des plus mauvaises simulations de réanimation cardio-respiratoire portée au grand écran. Pour un Marine, il devrait peut-être réviser ses techniques.

The Marine comblera vos montées de testostérone, sans plus...


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 1.85:1 d’après un transfert 16:9.

Comme pour tout film récent le matériel source n’affiche aucun défaut apparent susceptible de nuire à l’image. La définition générale est particulièrement bonne, laissant voir un excellent niveau de détails. À titre d’exemple, les explosions permettent de voir les particules les plus fines virevolter dans tous les sens. Les gros plans aussi très révélateurs. Ceci donne une précision supérieure aux textures (comme la peau ou les vêtements). Les couleurs sont également très bien reproduites. La palette, riche et variée, s’adapte aux différents environnements: Du début dans un ville de béton et d’acier, suivi par la poursuite sur une autoroute de montagne, puis la chasse à l’homme dans des marécages boueux, pour finalement aboutir au dénouement à la pénombre. Aucun défaut n’afflige les couleurs, celles-ci demeurant correctement saturées, sans trace de débordement ou de débalancement. Le niveau des noirs est impeccable dans toutes les situations, alors que les contrastes s’adaptent en conséquence. Même le duel final, qui alterne pénombre et explosions, conserve un excellent niveau de détails dans les parties sombres. Les dégradés sont, pour la plupart, fluides et mènent à des noirs profonds et purs.

Aucun défaut d’importance n’a été décelé relativement à la numérisation ou la compression du matériel source. Un certain fourmillement est parfois visible, mais non intrusif.


Son
La version originale anglaise est offerte au format Dolby Digital 5.1, alors que les doublages espagnol et français sont limités à des mixages Dolby 2.0 Surround.

Vous vous en doutez, le but premier de ce mixage est de mettre l’emphase sur les effets sonores. Au diable la subtilité, tout ce qu’on offre au spectateur, c’est un environnement sonore enivrant et même étourdissant par moments. La dynamique est indéniable et l’utilisation des canaux d'ambiophonies est quasi permanente. Les transitions canaux à canaux abondent. Le champ sonore avant offre une bonne stéréophonie et reste bien articulé. Les dialogues sont plutôt rares lors des scènes d’actions, mais lorsque c’est le cas, les effets sonores ont tendance à masquer les répliques. Les basses demeurent très actives tout au long dumixage, avec un usage très prononcé du canal dédié aux extrêmes graves (Low Frequency Effects, canal .1).

Seuls des sous-titres anglais et espagnols sont offerts pour toute la durée du film. Du texte français apparaît à l’écran, mais celui-ci ne traduit que les écriteaux.


Suppléments/menus








Conclusion
Depuis que Hulk « Hollywood » Hogan a fait le passage de l’arène de lutte au grand écran, comme pour le chef-d’œuvre M. Nounou, la mode des lutteurs au cinéma s’est estompée assez rapidement. Évidemment, certains réussissent à s’échapper (The Rock dans Scorpion King ou Walking Tall est un exemple), mais règle général, le produit qui en découle se situe bien souvent en dessous de la moyenne. The Marine ne fait pas exception.

D’un point de vue technique, cette édition est un succès sur toute la ligne. Le transfert vidéo est particulièrement bon, alors que le mixage sonore performe à défaut d'etre subtil . Les suppléments sont intéressants, mais parfois un peu trop promotionnel. Cette édition remet sur le sujet la question souvent posée : Pourquoi les pires films reçoivent-ils les meilleurs transferts ?


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2007-02-07

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Marine, The

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
92 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Scènes inédites, court documentaire, camp d'entraînement, vidéos promotionnels de la WWE et bandes-annonces.

Date de parution:
2007-02-13

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