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DVDEF

Illusionist, The (WS)

Critique
Synopsis/présentation
The Illusionist est le premier film de Neil Burger qui en a aussi signé le scénario d’après un nouvelle de Steven Millhauser.
Ce qui frappe d’emblée est l’excellent casting que ce jeune réalisateur à réussi a assembler et qui profite grandement au film, lui assurant une cohérence qu’il n’aurait peut être pas eu autrement. Certes Jessica Biel est limitée par rapport aux trois grands acteurs que sont Edward Norton, Paul Giamatti et Rufus Sewell mais son rôle est presque totalement « décoratif », ce qu’elle sait faire à merveille. Cependant il faut bien reconnaître que sa faiblesse artistique joue parfois contre le film puisque les quelques scénes ou elle est censée déclencher l’émotion et captiver le spectateur sont d’une platitude rare, mais cela est loin de lui être pour autant totalement imputable.
En effet, si The Illusionist réussit son pari principal qui est de rendre le spectacle de la magie, de l’illusionisme et son « performer » fascinants, son principal défaut est de n’offrir aucune réelle intensité dramatique ou sentimentale alors que pour schématiser l’autre moitié de son film en est dépendante.

Loin de nous l’idée de faire de ce film une œuvre ratée puisqu’elle se dégage suffisamment du lot des productions banales hollywoodiennes mais nous ne pouvons que déplorer son manque flagrant d’émotion et de vivacité. Malheureusement cela fait souvent défaut à cette œuvre qui se repose sur un scénario de manipulation relativement classique qui nécessite précisément un effort du côté émotionnel pour parfaitement fonctionner.

Comme nous le disions plus haut, le jeu de Jessica Biel étant clairement très limité de ce côté la et cette carence étant renforcée par la mise en scéne sans relief ni surprise de Burger (dés qu’il sort du théatre). Pour preuve la scéne de retrouvailles entre les deux amants qui sont censés ne pas s’être vu depuis des années mais toujours éprouver des sentiments l’un pour l’autre est d’une banalité et d’une platitude rare. Certes cela pourrait sembler faire partie du dispositif « twist » de Burger, mais étant donné que chaque scéne « à émotion » est traitée avec le même manque de finesse et d’intensité nous mettrons cela sur le compte d’un manque d’expérience d’un jeune réalisateur venant du monde du vidéo-clip.

Par contre dés que Burger s’intéresse à la magie ou l’illusion proprement dite et à la figure vraiment fascinante qu’est le magicien Eisenheim campé à la perfection par un edward Norton aussi charismatique qu’énigmatique. Cela est à la fois la qualité et la limite du film puisque jamais ni le scénario, ni le réalisateur ne chercherons à développer la psychologie de ce personnage passionnant (et alors même qu’ils ont à leur disposition un excellent acteur).
Mais ne boudons pas notre plaisir devant la brillante reconstitution de l’ambiance d’un spectacle d’illusioniste du début du siécle qui par une ambiance adéquate place le spectateur moderne dans un état de semi hypnose des plus agréables.

L’imagerie numérique se devine certes derrière les tours de magie mais leur poésie, la mise en scéne qui les présentent et le talent d’Edward Norton emporte l’adhésion presque assurée du spectateur.
De même, la belle reconstitution du Vienne du début de 2éme siécle est très réussie et représente un des autres atouts majeurs du film. La photographie est également très travaillée et offre une ambiance à part qui participe a nouveau à la sensation de dépaysement et d’émerveillement que procure le film à plusieurs reprises.

La magie est donc bien présentée dans ce film qui en propose clairement une vision plus « légéreé que The prestige de Christopher Nolan qui lui joue beaucoup plus sur le caractére illusioniste par définition du cinéma mais s’avère plus complexe et immersif que The illusionist.

Voici donc une œuvre de qualité qui malgré une certaine tiédeur dans les sentiments comme dans l’intrigue offre un dépaysement une fascination garantie grace à une mise en scéne souvent très classique mais qui sait se faire charmeuse à de nombreuses reprises ainsi que des acteurs inspirés.



Image
L’image est présentée au format respecté de 1.85 :1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale est de bonne qualité. L’interpositif est très propre et si l’on peut à quelques rares moments relever de légers points et traits, l’ensemble est de haut niveau.
Les couleurs de la jolie photographie du film sont justes, constantes et parfaitement saturées.
Le contraste est impeccablement géré et évite toutes les brillances.
Les scénes sombres sont parfaitement rendues grace à des noirs purs et profonds.
Les défauts numériques peuvent être considérés comme inexistants tant il nous à été difficile d’en repérer.

Un transfert de qualité supérieure qui rend justice à l’œuvre qu’il supporte est maintenant devenu le minimum que doit proposer un DVD a l’heure de l’invasion du marché par le DVD-HD et afin que le DVD puisse encore rester dans l’esprit des consommateurs un produit toujours aussi valable tant que l’on ne cherche pas une image géante.




Son
Les deux bandes-son proposées sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1) et Français (Dolby Digital 5.1).

Les deux bandes son multicanaux offrent une dynamique correcte mais qui aurait pu être largement plus poussée à notre gout. Il en est de même pour leurs présences et leurs spatialités qui sont de qualité mais pas autant que dans nos attentes.
La musique de Philip Glass est impeccablement rendue, sans aucune limitation dans le haut ou le bas du spectre. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arriéres sont curieusement très peu utilisées mais toujours de façon efficace, principalement lors des moments dramatiques et pour la musique.
Les dialogues sont en permanence intelligibles mais le niveau du canal central nous à souvent paru trop faible pour assurer un visionnage confortable. Aucune trace de parasites ou distortions ne sont audibles et ce même à fort volume. Un volume sonore élevé sera nécessaire pour profiter de cette bande-son car son niveau d’enregistrement est inexplicablement bas.
Les basses fréquences sont elles aussi « un peu légéres », non que le contexte de l’œuvre s’y prête mais elle ne sont pas assez puissantes ou dynamiques pour réveiller une bande-son qui à l’image du film manque réellement d’intensité et de passion.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais et Français.

Voici une bande-son qui nous pose probléme au sens ou elle n’a pas réellement de défaut majeur mais s’avère dans l’ensemble plate et manquant de vie. Etant donné qu’il s’agit d’une œuvre de 2006 il est étonnant que l’on y rencontre des carences plus souvent associées à des remixages.




Suppléments/menus
Une section qui à le mérite d’exister mais ne rend pas vraiment service au film.

Le commentaire audio de Neil Burger est clairement inégal puisque son début est un intéressant mélange d’anecdotes, d’intentions d’artiste et de récit de production mais à l’image de son œuvre le jeune réalisateur manque d’intensité. Mais surtout parvenu au deux tiers du métrage il ne semble plus avoir grand-chose à dire et se contente de péniblement décrire les actions à l’écran. Un commentaire que nous conseillons néanmoins à tous ceux qui ont appréciés le film.
A l’inverse nous ne pouvons que déconseiller les deux autres segments présents, à savoir « The making of the Illusionist » (4 mins) et « Jessica Biel on the Illusionsit » (2 mins) qui certes ne sont pas long mais se content de paraphraser le contenu du film à grand renfort d’autocongratulation.

Un ensemble donc bien terne pour une œuvre qui méritait clairement plus.






Conclusion
Une édition en demi teintes qui offre fort heureusement une image superbe mais propose une bande-son moyenne et des suppléments limités. Nous recommendons toutefois le visionnement de ce titre à tous les amateurs de magie et de films en costume car ces deux aspects la sont les plus réussis de l’œuvre et malgré nos réserves sur la qualité globale de cette édition.



Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2007-03-19

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Illusionist, The

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
110 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Commentaire audio, documentaires

Date de parution:
2007-01-09

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