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DVDEF

James Bond Collection Box Set no.3

Critique
Synopsis/présentation
Finalement, MGM nous offre le troisième et dernier coffret de la collection James Bond. Une collection en format DVD de haut de gamme qui comporte toutefois certains petits défauts. Jusqu'à présent, toutes les aventures de l'agent secret le plus célèbre du monde furent couronnées de succès. Au milieu des années 60, la Grande-Bretagne influença énormément le monde artistique. En fait, l'ampleur du phénomène 007 se répercuta au cinéma ce que les succès des Beatles et les Rolling Stones ne pouvaient se dissocier du courant musical appellé "l'invasion britannique". Grâce à un Sean Connery personnifiant optimalement le Bond tel que Ian Fleming l'eût conçu et au génie des producteurs Albert R. "Cubby" Broccoli et Harry Saltzmann, 007 a traversé les époques réunissant dans une même salle de cinéma jeunes et moins jeunes. Au fil des ans, notre héros (dont le nom fut tiré de l'auteur d'un livre d'ornithologie) subit les influences loufoques de la démesure à la Roger Moore, la désinvolture de George Lazenby, la sévérité de Timothy Dalton et le charme de Pierce Brosnan. Voilà maintenant les fans de 007 près de 40 ans plus tard depuis Dr. No, s'abreuvant de rumeur en rumeur quant à la présence de Brosnan jusqu'en 2007. La promesse James Bond Will Return toujours présente à la fin du générique de chacun des longs métrages depuis From Russia With Love fût toujours tenue et elle se perpétura fort probablement à nouveau. L'aventure, le charme, le luxe, les gadgets, les voitures de rêves, les ennemis fielleux et sans oublier les envoûtantes conquêtes, voilà les ingrédients nécessaires à la confection d'une délectable histoire de Bond. Maintenant, quelques mots sur le contenu de ce dernier coffret.

D'abord, datant de 1963, From Russia With Love mettant en vedette Sean Connery / Daniela Bianchi (la Miss Univers de 1960) se veut une des pièces maîtresse dans l'épopée de l'agent 007. Ce dernier doit contrecarrer le SPECTRE à nouveau afin de retracer le Lektor un décodeur fabriqué par les Soviets. L'action se déroulant dans un climat typique de la guerre froide, le format d'un film de James Bond se précise un peu plus. De plus, on fait connaissance avec un personnage fétiche, Q (Desmond Llewelyn) qui apparaîtra dans la quasi-totalité des films subséquents. Une autre longue collaboration naîtra avec ce film, celle deJohn Barry qui composera les trames sonores jusqu'à Licence To Kill. Sans doute fascinés par ce camé, les fans peuvent voir l'auteur Ian Fleming qui fait une apparition timide dans la scène de l'Orient Express. From Russia With Love comblera les attentes de l'initié et du débutant.

Vient ensuite dans ce troisième coffret, le cinquième film de la série, You Only Live Twice, sorti en 1967. Réalisé par Lewis Gilbert qui nous offrira plus tard The Spy Who Loved Me et Moonraker, cet épisode de 007 fût et reste encore aujourd'hui considéré, comme le moins bon de l'époque Connery. Malgré une introduction forte simulant la mort de Bond et toute la bonne volonté du réalisateur, le scénario comporte certaines carences, brisant à plusieurs reprises le rythme de ce film. Cette fois, Bond doit enquêter sur la disparition de vaisseaux spatiaux russes et américains dans le but d'éviter une guerre entre ces deux puissances militaires. Il doit s'en prendre au SPECTRE, qui pour la première fois, dévoile son légendaire numéro 1, Ernst Stavro Blofeld interprété par Donald Pleasence (Halloween). En dépit de ses quelques défauts, You Only Live Twice offre en héritage quelques thèmes qui seront exploités à nouveau dans le film d'action américain moderne.

Le film suivant, probablement le plus noir de tous les Bond, Diamonds Are Forever, marque la fin d'une époque. Le départ de Sean Connery, qui obtenu un copieux cachet d'un peu plus d'un million de dollars américains pour revenir dans la peau de 007, brisa le coeur de plusieurs fans. Cette dernière aventure avec Sean Connery marque aussi la fin des hostilités avec le SPECTRE et Blofeld. Le scénario original voulait que Gert Fröbe revienne dans le rôle du frère jumeau de Auric Goldfinger afin de venger sa mort. Jill St-John, la première Bond Girl américaine, fût choisie parmi les Faye Dunaway, Janes Fonda et Raquel Welch par le réalisateur Guy Hamilton pour le rôle de Tiffany Case. L'intrigue transporte Bond cette fois, au coeur d'un trafic de diamants qui le mènera une dernière fois devant son éternel rival Blofeld (Charles Gray). Ce dernier s'affaire à accumuler les diamants afin de construire un satellite armé d'un laser destructeur. Grâce à un jeu d'acteurs splendide et à une réalisation sans bavure, cet épisode de Bond clôture bien une époque.

De l'époque Roger Moore, ce troisième coffret contient la production de 1983 Octopussy, réalisée sous l'aile du réalisateur John Glenn. Malgré la compétition créée par Warner cette année-là qui offrait Never Say Never Again (un remake de Thunderball) avec Sean Connery, MGM a su se tirer de beaux draps. Octopussy, une aventure de 007 des plus trépidantes, doit son succès en grande partie grâce aux nombreuses cascades exécutées avec brio. La mission aura pour but cette fois d'empêcher d'un plan militaire envisagée par Kamal (Louis Jourdan) qui veut semer la pagaille dans la détente. Maud Adams renoue avec la série dans le rôle d'Octopussy, un personnage plus mature que celui d'Andrea Anders, maîtresse de Scaramanga (Christopher Lee) dans The Man With The Golden Gun de 1974. À voir absolument.

Ce dernier coffret clôt non seulement la période Connery mais celle de Roger Moore également. On y retrouve donc, le septième et dernier film avec Roger Moore: A View To A Kill réalisé à nouveau sous la supervision de John Glenn. Bien que Moore tienne bien son rôle, ses 57 ans se laissent voir bien qu'on tente vainement de la cacher. Au lieu d'un thème musical sensuel comme à l'habitude, l'équipe fait appel à un groupe en vogue dans les années 80: Duran Duran. Cette décision eût un résultat sans précédent: pour la première fois, le thème musical d'un film de 007 atteint le sommet sur les palmarès anglais et américain. Il semblerait que ce film aurait influencé l'intérêt pour la planche à neige, grâce à la séquence d'ouverture... Dans cette production de 1985, Bond tente de freiner les plans diaboliques de Max Zorin (Christopher Walken), propriétaire d'usines de fabrication de puces, qui veut engloutir Silicon Valley sous les flots afin de créer un monopole. Ici encore, on assiste à des cascades vertigineuses mais on sent que la recette a besoin de renouveau...

Finalement, MGM complète ce coffret avec la production de 1987, The Living Daylights introduisant Timothy Dalton dans le rôle titre. C'est Pierce Brosnan le premier qui fût approché pour remplacer Moore, pour cause d'engagements contractuels (il tournait la série Remington Steele) il dû refuser le rôle. Dalton campe un Bond beaucoup plus sérieux rappelant un peu le jeu de Sean Connery. Cette mission de 007 apporte suffisamment de fraîcheur au personnage sans toutefois oublier les éléments traditionnels qui font le succès de l'agent. Ce dernier se retrouve confronté au KGB et doit démasquer une arnaque qui permettrait aux Soviets de devenir la puissance militaire ultime. Dalton offre sa meilleure performance dans la peau de Bond, lui qui reprendra le rôle deux ans plus tard dans le mitigé Licence to Kill (préalablement offert dans le premier coffret de la collection).



Image
Tous les films sont présentés dans un format d'image de 2.35:1 (anamorphique) à l'exception de From Russia With Love présenté dans un format d'image 1.85:1 (anamorphique). Ce coffret offre une image de qualité respectable compte tenu de l'âge des pellicules. Heureusement, les plus vieux films de ce coffret, ne furent pas bâclés comme le DVD de Dr. No. Ce dernier offrant une qualité d'image vieillotte criblée de parasites.
Ce que l'on peut remarquer des trois films de l'époque Connery au niveau visuel, se résume à des images issues de pellicules âgées mais où le nombre de défauts reliés au temps ont été minimisés. Aucune pixelisation n'est visible, quoiqu'à certains moments, les couleurs semblent un peu délavées.
En ce qui concerne les trois plus récents Bond de ce coffret, l'image n'atteint peut-être pas la perfection de Licence To Kill, Goldeneye, Tomorrow Never Dies et The World Is Not Enough mais les transferts restent exempt de défauts majeurs. Les couleurs sont justes et bien rendues sans signe de sursaturation.
En fait le troisième coffret s'élève aux mêmes standards de qualités auquels MGM nous a habitués (à l'exception de Dr. No).



Son
MGM n'offre malheureusement pas la même qualité de bandes-son que pour les deux premiers coffrets.
From Russia With Love, You Only Live Twice offrent une bande-son anglaise et Dolby Digital 1.0 et une espagnole Dolby Digital 1.0. Dommage que From Russia with Love ne possède pas de bande-son française, la chanson finale interprétée par Matt Munro dans sa version originale avait un équivalent en français.
Pour Diamonds Are Forever, il n'y a qu'une bande-son mono. Ces dernières manquent nettement de dynamisme et présentent même un peu de distorsion dans les aigus de You Only Live Twice. Ici aussi, on nous a épargné une bande-son anglaise horrible marqué d'un bruit de fond agaçant comme ce fût le cas avec Dr. No. Octopussy n'a pas bénéficié de remixage non plus, offrant une bande-son Dolby Digital 2.0 anglaise et espagnole. La seule gâterie se résume à la présence de bande-sons Dolby Digital 5.1 remixés pour A View To A Kill et The Living Daylights. Ces deux dernières, bien que n'égalant pas celles offertes par les quatre plus récents Bond, ont une spatialité qui complémente bien l'action. Point positif, les dialogues restent nets dans tous les cas. À noter ici, l'absence totale de bande-sons françaises, qui soit dit en passant étaient présentes sur les sept films du premier coffret et dans trois des six films du deuxième coffret. MGM a visiblement été négligeant, postulant probablement que les fans qui ont déboursé pour acheter les deux premiers coffrets ne se priveraient pas de compléter leur collection à cause de l'absence de bande-sons françaises.



Suppléments/menus
Avec ces trois coffrets, le collectionneur de DVD possède une pléthore d'informations sur le phénomène James Bond.
Chaque DVD inclu une piste de commentaires audio du réalisateur, deux documentaires sur la réalisation traitant de divers sujets, allant de la création du héros à l'auteur des jours de ce dernier, des vidéos, des bandes-annonces. Dans le cas de Living Daylights on a droit en plus à quelques scènes retranchées au montage.
Cette collection est non seulement un produit de qualité pour le consommateur, mais une encyclopédie sur le sujet. Les entrevues réalisées captivent par leur contenu .
Comparativement au premier coffret, ce dernier coffret contient toutefois moins de suppléments. Initiallement, MGM offrait jusqu'à deux trames de commentaires audio en plus de documents d'archives (devenu plus rares au fil que des coffrets mis sur le marché). Heureusement on a pu observer une baisse de prix significative du dernier coffret. Chose équitable, cependant les fans auraient-ils préféré payer autant que pour le premier coffret si le contenu avait été soutenu? Nous aurions tendance à répondre par l'affirmative.



Conclusion
Somme toute, la qualité est demeurée la même du premier au dernier coffret à quelques exceptions près, notamment pour les bande-sons pour du troisième coffret de la collection. Les quatre Bond les plus récents ont profités de transferts audio et vidéo presque quasi parfait.
Il s'agit ici d'une référence en terme de format DVD. La façon dont les coffrets furent assemblés démontre l'aspect marketing fort de MGM. Le premier sorti un peu avant la première de The World Is Not Enough, incluait Goldeneye et Tomorrow Never Dies mettant en vedette Pierce Brosnan, Licence To Kill, un Bond relativement récent, For Your Eyes Only, un favori de l'époque Moore, Thunderball et Goldeneye qui restent encore aujourd'hui dans les meilleurs épisodes de tous les temps et finalement Live And Let Die, le premier Moore. Ces DVD étaient gonflés à bloc, forts d'une multitude de suppléments et de menus esthétiquement sans précédents, le tout bien sûr dans un boîtier affichant fièrement le dernier poulain, Brosnan. Même Thunderball datant de 1965 (le seul de l'époque Connery) offrait une bande-son Dolby Digital 5.1. Et voilà que maintenant, les bande-sons françaises ont disparu, MGM a limité le nombre de suppléments, les menus demeurent une attraction intéressante des DVD, mais ne possèdent pas l'éclat des premiers et le tout se range dans un boîtier affichant à la fois Moore et Connery, eux qui tiennent le rôle principal 7 et 6 fois respectivement. Somme toute, malgré ces quelques petits points négligés, cette collection reste un haut standard de qualité qui devrait servir d'exemple pour plusieurs autres compagnies. Bravo!


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
2,8/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,3/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Eric Martineau

Date de publication: 2000-11-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron KV-2780R, Récepteur Denon AVR-3200, Lecteur DVD Toshiba 3108, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
James Bond Collection Box Set no.3

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
From Russia With Love (115 minutes), You Only Live Twice (117 minutes), Diamonds Are Forever (120 minutes), Octopussy (131 minutes), A View To A Kill (131 minutes), The Living Daylights (131 minutes) minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:

Format d'image:
2.35:1 et 1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Anglaise Dolby mono
Espagnole Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Français
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audios, bande-annonces, vidéoclips, scènes retranchées au montage, documentaires

Date de parution:
2000-10-17

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