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DVDEF

Fish Called Wanda, A (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Charles Crichton fut un bon réalisateur de comédie pour l’excellente compagnie anglaise Ealing (The Lavander Hill mob, 1951), mais aussi pour la télévision (des épisodes des Avenger ou de Space 1999), il et après une longue absence des plateaux de cinéma, John Cleese lui apporta un projet tout ficelé, A fish called wanda.
Les deux hommes se connaissaient bien pour avoir travaillés ensemble quelques années plus tôt et d’après les dires de Cleese, ils se sont partagés la direction du film. Crichton s’occupait de l’aspect visuel et technique qu’il maitrisait parfaitement et Cleese lui dirigeait toute la partie scénario, timing, décors, costumes et direction d’acteurs.
Et leur travail commun est clairement une réussite même si de façon évidente aucun des composants du film n’est remarquable en soi.
Les deux éléments les plus solides sont clairement l’intérprétation générale de très haut niveau et un scénario millimétré qui permet au film de garder sa cohérence tout du long.
John Cleese et Michael Palin s’en donnent à cœur joie, semblant par moment retrouver leur complicité hilarante de la grande époque du Monty Python Flying Circus et ce pour le plus grand plaisir des amateurs de cette troupe comique unique.

Mais Kevin et Jamie Lee Curtis ne sont pas en reste et leur présence comme leur abattage vient idéalement servir de contrepoint américain au flegme très britannique de Cleese et Palin.
Mais d’excellents acteurs au service d’un script inepte, ne pourron jamais sauver une œuvre. Et force est de reconnaître que le scénario de Cleese n’a strictement rien de révolutionnaire pour qui connaît déjà les comédies du studio Ealing auquel il rend hommage (Ladykiller ou The man in the white suit pour ne citer que nos préférées) ou le travail des Monty Python pour l’aspect parfois outré ou absurde des situations. En contrepartie d’un certain manque de nouveauté et de fraicheur qu’on aurait été en droit d’attendre de sa part, Cleese nous offre une mécanique comique formidable d’efficacité, grace à une science du timing réjouissante et un sens du non-sens qui fait toujours mouche.
Partant ainsi d’un canevas tout à fait basique et qui va le rester jusqu’au bout (en gros une équipe de malfrats s’entredéchirent pour le butin de leurs forfaits), c’est sur les petits détails que Cleese va construire l’humour. Ainsi chaque personnage est caractérisé de façon marqué et ce sont donc les intéractions entre ces divers personnages qu’évidemment tout oppose qui vont être le cœur du film.
L’humour passe aussi bien par les situations que par les dialogues ou le jeu des acteurs et c’est cette pluralité qui que malgré un rythme général assez longuet on ne s’ennuie vraiment jamais.
N’ayant pas oublié d’ou il vient, Cleese retrouve par moments le côté outré, excessif et furieusement décalé des Monty Python qu’il à l’intelligence de combiner avec de nombreuses parties plus classiques de façon a offrir une œuvre irréverencieuse mais dans les limites du raisonnable pour le grand public.

Le travail de Crichton est visuellement discret et manque de dynamique mais son « métier » est souvent palpable dans sa façon d’agencer des scènes minutieusement écrites et répétées alors qu’il est si facile de détruire un effect comique par trop d’affèteries visuelles.

En somme, A fish called Wanda est une œuvre équilibrée et finement préparée qui régalera à coup sur un public large, sans pour autant faire dans la facilité. Cependant, en tant que grands amateurs des Monty Python (ou même des travaux ultérieurs de Cleese comme l’excellente série Fawlty Towers) nous ne pouvons que déplorer un certain manque de folie ainsi que de délire visuel (avec par exemple un Terry Gilliam aux commandes, ancien de la bande des Monty Python) qui aurait pu mener ce film déjà hilarant vers des sommets que l’œuvre en l’état n’atteint que momentanément.




Image
L’image est proposée au format respecté de 1.85 :1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale est de qualité correcte mais clairement juste à la limite des standards actuels pour une telle œuvre. L’interpositif est malheureusement assez sale, ainsi de nombreuses et visibles traces de traits, points et autres rayures sont présentes tout au long du film. Le grain est souvent assez important mais confére un aspect cinéma à ce transfert plus qu’il ne dérange réellement.
Les couleurs sont elles aussi assez maltraitées, et de par leur fadeur donnent un aspect souvent délavé à l’ensemble. Elles sont par ailleurs naturelles, relativement constantes mais manquent cruellement de saturation.
Le contraste est correctement géré et évite toutes les sur-brillances.
Les scènes sombres sont agréablement rendues grace à des noirs suffisamment profonds même si manquant de pureté.
La partie numérique n’est pas exempte de reproches et génère des fourmillements parfois gênants ainsi que de légères traces de surdéfinition.

Un transfert donc clairement décevant lorsque l’on pense au possibilités actuelles en terme de remasterisation. Cependant l’aspect visuel du film n’étant pas son premier atout, il faut bien avouer que malgré notre déception ce transfert remplit son office malgré ses nombreux et inadmissibles défaurts (surtout lorsque l’on sait le succés phénoménal que connut ce « petit » film). Un curieux faux pas (relatif) de la part de la MGM qui nous à pourtant habitué à une qualité constante





Son
Les quatres bandes-son disponibles sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby 1.0 mono), Français (Dolby 2.0 surround), Espagnol (Dolby 1.0 mono).
La bande-son multicanal dispose d’une dynamique restreinte mais nous n’en attendions pas vraiment plus. Sa présence et sa spatialité sont également limitées (surtout par rapport aux strandards actuels) mais sont dans la logique de l’œuvre.
La musique est correctement rendue malgré des limitations évidentes dans le haut comme le bas du spectre. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes ne sont quasiment jamais utilisée et servent en fait de support discret au rendu musical.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles mais des traces de parasites ou distortions sont audibles si l’on pousse le son au dela du raisonnable.
Les basses fréquences sont quasi-absentes de cette bande-son sans pour autant que ce manque soit réellement préjudiciable au rendu général.

Les autres bandes-son disponibles sont anecdotiques et les doublages français et espagnols offerts ne peuvent que profondément dénaturer l’œuvre.
Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol

Une bande-son en demi-teinte qui aurait clairement bénéficiée d’un remixage complet mais s’avère tout à fait remplir son office en l’état. Comme pour l’image, MGM n’offre pas son meilleur sur cette édition.







Suppléments/menus
Sur le premier disque, le commentaire audio de John Cleese est malheureusement trop laconique et entrecoupés de longs moments de silence pour être vraiment intéressant. Certains moments sont passionnants mais la plupart du temps Cleese semble assez embarassé par cet exercice et cela se ressent.
Sur le même disque est également offert la possibilité de regarder le film entrecoupé d’anecdotes concernant le film. Le tout est sans grand intérêt et nécessite d’être vraiment un fan acharné de l’œuvre pour être tenté.
Sur le second disque sont offerts un message de John Cleese, quatre documentaires, des scènes coupées et quelques bandes-annonces.
Le segment “A message from John Cleese” (5 mins) est un moment hilarant ou l’ex Monty Python nous offre un moment de nonsense dont il à le secret qui vaut vraiment le coup d’être regardé.
Le documentaire principal intitulé "Something Fishy" (30 mins) est composé d’interviews récentes des acteurs qui gardent visiblement un excellent souvenir de leur participation au film et nous régalent de nombreuses anecdotes. Si il est loin d’être indispensable, ce documentaire est néanmoins très agréable à suivre.
Viennent ensuite "John Cleese's First Farewell Performance" (18 mins) et "Farewell Featurette: John Cleese" (29 mins), deux documentaires d’époque (1987) qui se concentrent sur Cleese et permet de mieux cer artiste complexe. Par ailleurs, ils résument presque intégralement les propos de Cleese dans son commentaire.
Puis est offert « Kulture Vulture » (16m30s), une émssion Tv qui revient sans grand intérêt sur les lieux de tournage du film mais à le mérite de nous faire découvrir une partie de Londres avec un autre regard.
Les scénes coupées ou alternatives (30 mins) sont passionnantes ou chacune d’entre elle est précédée d’une plus ou moins longue introduction de John Cleese qui y explique pourquoi cette partie ne figure pas dans le montage final et son intention initiale sur chaque segment coupé.
Est également offerte la traditionnelle galerie d’images en déroulement continu (14 mins) qui ne présente qu’assez peu d’intérêt en soi vu les qualités plastiques ou iconiques de l’œuvre.
Pour terminer sont disponibles une bande-annonce du film ainsi que quatre « previews » de DVD (Princess Bride, Casino Royale, Monty Python and the Holy Grail et The pink panther (2006)).

Un ensemble donc extrémement complet même si relativement inégal. Néanmoins dans l’ensemble cette partie relève le niveau général de cette édition et permet d’avoir un regard plus en profondeur sur l’œuvre ainsi que sur son concepteur, le génial John Cleese qui méritait bien un tel honneur.








Conclusion
Une édition aux qualités audio et vidéo décevantes et trés largement perfectibles mais qui remplissent néanmoins leur office.

John Cleese est un humoriste extrémement talentueux qui à tenté avec ce film le passage en solo au cinéma et le moins que l’on puisse dire est que si A fish called wanda n’est pas la meilleure comédie que nous ayons vu, elle posséde de très nombreuses qualités qui en on fait a juste titre un immense succés surprise.



Qualité vidéo:
2,8/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
3,7/5

Rapport qualité/prix:
3,2/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-12-18

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Fish Called Wanda, A

Année de sortie:
1988

Pays:

Genre:

Durée:
108 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby mono
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
-

Date de parution:
2006-11-21

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