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DVDEF

Da Vinci Code, The (FF - Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Il faudrait avoir passer les deux dernières années sur une autre planète pour ne pas avoir entendu parler du roman de Dan Brown « The Da Vinci Code » et de toute la controverse que celui-ci a causé. Nous ne nous encombrerons pas de toute l’histoire derrière cette controverse (nous la connaissons déjà assez bien) qui a été bien prolifique pour le film. Mais bref, après avoir fait coulé beaucoup d’encre avec son roman, Brown s’associait avec le studio Columbia Pictures pour offrir l’adaptation de The Da Vinci Code. Inutile de dire que le film était probablement le plus attendu sur les écrans en 2006. Mais voilà, lors de sa première projection (rien de moins que l’ouverture du Festival de Cannes), les journalistes français qualifient le film de pétard mouillé, de navet. Évidemment, les quelques 45 millions de lecteurs ne se sont pas laissés influencés par ces quelques commentaires et se sont dirigés dans les salles pour voir sur grand écran cette œuvre annoncé comme un film-évènement. Résultat : plus de 215 millions de dollars US amassé aux guichets.

Donc, nous suivons Robert Langdon (Tom Hanks), professeur spécialisé dans la lecture de symboles, qui est convoqué par le détective Bézu Fache (Jean Reno) pour donner son avis sur le meurtre de Jacques Saunière commis au Louvres. Avant de rendre son dernier souffle, le conservateur du musée a laissé un message codé que Langdon pourrait peut-être identifier. Mais voilà, la jeune Sophie Neveu (Audrey Tautou) débarque sur les lieux et annonce au professeur que le détective le suspecte du meurtre et qu’il court un grave danger. À l’insu de Fache, Langdon et Neveu réussiront à résoudre l’énigme de Saunière et à quitter le Louvres afin de découvrir l’identité du meurtrier ainsi que l’un des plus grands secrets qu’a connu l’humanité.

Assumons-le d’abord. Le roman de Dan Brown était d’une redoutable efficacité. Même si nous sommes loin de la grande littérature, le romancier avait néanmoins le mérite de rendre son récit intéressant du début à la fin et de l’enrichir de nombreux rebondissements judicieusement placés en fins de chapitres. Mais la véritable raison du succès de ce roman est sans aucun doute la théorie (tout à fait discutable) de Marie-Madeleine comme étant la femme de Jésus Christ. Le principal indice de l’existence de cette union se trouverait d’ailleurs dans le tableau « La dernière cène » de Da Vinci. On avance même que la jeune femme aurait eu un enfant avec Jésus et que le Prieuré de Sion, confrérie composée de grands hommes du passé (Da Vinci, Newton, Victor Hugo, etc.), se serait battue depuis plusieurs siècles afin de protéger la lignée descendante du Christ.

Cette théorie, à la fois fascinante et douteuse, est transposée de façon intacte dans la version filmique, de même que l’ensemble du récit, adapté par Akiva Goldsman. Inutile de dire qu’on a ainsi voulu s’assurer de rejoindre le maximum de spectateurs possible en ne déroutant pas celui-ci de l’univers du livre. Outre quelques passages où on emprunte certains raccourcis narratifs (le film fait quand même deux heures vingt minutes) et d’autres où on transforme complètement les personnages (Sophie Neveu devient, en un moment, une experte de la conduite en filant à toute vitesse dans les rues de Paris au volant de sa petite voiture hybride et en marche arrière … rien de moins), le récit est extrêmement fidèle au roman.

Ayant visiblement compris l’objectif des producteurs (ou se l’est-il fait imposé ?), le réalisateur Ron Howard filme The DaVinci Code d’une très quelconque façon. Lui qui nous avait habitué à du divertissement de qualité (A Beautiful Mind, Apollo 13), il nous livre ici une réalisation anonyme. Aucune personnalité, aucune âme, la production transpire le film de commande. La sortie du film ayant été annoncée avant même le début de la production, il n’est pas étonnant de voir que le résultat manque cruellement de vivacité, de rythme et surtout d’efficacité. Ces rebondissements qui pouvaient être si excitants dans le roman tombent à plat lorsque transposés sur l’écran. En fait, pour faire passer les moments dramatiques ou encore annoncer les rebondissements, Howard fait appel à l’omniprésente et pompeuse trame sonore de Hans Zimmer qui appuie sans aucune subtilité les moments importants du film.

Certains acteurs réussissent néanmoins à apporter quelque chose au film. Audrey Tautou réussit à nous faire oublier qu’elle a déjà été Amélie Poulain alors que Paul Bettany incarne un parfait Silas effrayant et fascinant à la fois. Mais la véritable star de ce film est Ian McKellen. L’acteur prend un malin plaisir a incarné le personnage de Leigh Teabing. Par contre, Jean Reno et Alfred Molina livrent des performances plutôt quelconques alors que Tom Hanks n’a jamais semblé autant s’ennuyer à l’écran. L’acteur n’avait visiblement pas la tête pour incarner le professeur Langdon et par conséquent, handicape le personnage qui dans le livre était mieux défini.

Encore une fois, le désir de plaire au plus large public possible passe avant l’aspect cinématographique. Car, rappelons-le, The DaVinci Code n’a rien d’un grand film. Ce n’est qu’une pâle transposition d’un roman à l’écran ou encore un thriller très très moyen qui n’a que d’intéressant son sujet, ses théories, qui proviennent d’un roman qui a peut-être eu trop de succès.



Image
Le film est disponible en deux versions : l’une au format d’image respectée de 2.40:1 d’après un transfert 16:9 et une édition pleine écran au format 1.33:1. L’édition fournie par Sony est étonnamment et exceptionnellement celle au format d’image recadrée de 1.33 :1. Il est donc important d’en tenir compte pour le reste de la critique.

La définition générale de l’image de cette édition est donc satisfaisante malgré tout. L’image affiche une belle netteté, excepté pour un grain très présent, particulièrement dans les scènes de « flashbacks », alors que les niveaux de détails et de textures est tout ce qu’il y a de plus souhaitable. Le rendu est couleurs est, par contre, excellent. Même si la photographie principal c'est faite essentiellement en pénombre, les couleurs demeurent parfaitement reproduites en faisant preuve de richesse, de parfaite constance, de pleine saturation et d’aucun débordement. Idem pour les tons de peaux qui demeurent naturels tout au long du film. On ne notera, non plus, aucun problème quant aux contrastes puisqu’ils sont parfaitement bien gérés. La qualité des dégradés est également irréprochable malgré la forte présence de grain. Ils demeurent fluides et le niveau de détails perceptible dans ces parties sombres est excellent. Quant aux noirs, ils demeurent purs et profonds. Finalement, aucun problème numérique majeur n’est à déplorer pour ce transfert très correct.



Son
Pas moins de quatre bandes sons sont disponibles sur cette édition. Trois au format Dolby Digital 5.1 de langues anglaise, française et espagnole ainsi qu’un mixage anglais au format Dolby Surround 2.0. C’est le mixage anglais 5.1 qui a été employé pour cette critique.

Voilà une solide et excitante bande son où la présence est plus que convaincante et le dynamisme est d’une redoutable efficacité. L’environnement sonore est fortement exploité donnant droit à plusieurs effets d’ambiophonie très réussis, ce qui ne nuit pas du tout à la spatialité du mixage. Mais bien sûr, le déploiement sonore s’effectue principalement au niveau des canaux avant sans toutefois négliger l’effort considérable de la part des enceintes arrière pour bien supporter ces canaux. Ainsi donc, les dialogues demeurent parfaitement et constamment intelligibles alors que la trame sonore de Hans Zimmer, bien que très pompeuse, s’intègre superbement au mixage. Évidemment, puisque nous sommes dans un film à suspense, les basses sont fortement employées et de manière fort efficace de même que pour le canal d’extrêmes qui gronde profondément à plusieurs occasions. Bref, un excellent mixage très satisfaisant.

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont disponibles.



Suppléments/menus
Exceptées pour les quelques bandes-annonces de films du studio Sony, tous les suppléments se retrouvent sur le deuxième disque.

« First Day On The Set With Ron Howard (2:08) » est un segment bien trop court et bien trop contemplatif sur la journée de tournage au Louvres. Malheureusement, le réalisateur Ron Howard ne relate absolument rien du tournage et y va plutôt sur les choix qu’il a fait sur l’œuvre en générale. Il avoue également avoir tenté de plaire aux lecteurs, donc au plus large public possible.
« A Conversation With Dan Brown (4:47) » est, comme son nom le dit, un entretien avec l’auteur du roman. Divisé en plusieurs parties, cet entretien demeure très superficiel et n’aborde que très brièvement les différentes étapes de l’écriture du roman. Décevant.
« A Portrait Of Langdon (7:12) » nous propose un survol du personnage de Robert Langon et surtout, la justification du choix de Tom Hanks dans le rôle du professeur. Le réalisateur et les producteurs y vont de la plus belle flatterie pour qualifier le jeu de Hanks, ce fait preuve d’un manque flagrant de modestie.
« Who is Sophie Neveu (6:51) » est sensiblement conçu de la même façon que le segment précédent. On nous présente le personnage de Sophie et on s’attarde sur le casting de Audrey Tautou pour le rôle. Légèrement supérieur au précédent, ce segment a le mérite d’offrir quelques images d’un des essais que Tautou a effectué aux côtés de Hanks.
« Unusual Suspects (17:51) » présente les autres personnages (Fache, Teabing, Arringarosa, Silas, etc.). Les différents intervenants ne se gênent pas pour dire à quel point les acteurs choisis pour les différents rôles sont parfaits et irréprochables. Encore une fois, c’est contemplatif et nombriliste.
« Magical Places (15:52) » s’intéresse aux lieux de tournage, plus particulièrement à l’expérience d’Howard à avoir tourné au Louvres. Il s’agit d’un segment à l’intérêt plutôt quelconque qui ne nous apprend rien de vraiment essentiel.
« Close-up on Mona Lisa (6:30) » est un regard sur La Joconde de Leonardo Da Vinci. Alors que l’on pourrait s’attendre à une analyse de l’oeuvre, on nous propose plutôt les visions superficielles de cette œuvre de la part des différents artisans du film en plus d’avoir droit aux anecdotes de leur première visite au Louvres. Suivre un cours d’histoire de l’art est nettement plus enrichissant.
« Filmaker’s Journey Part One (24:32) et Part Two (12:13) » est le documentaire typique où tout ce qui a été abordé auparavant a été ici condensé. Divisé en deux parties, le documentaire ne s’éloigne pas trop du ton des segments précédents et aborde des sujets aussi profonds que la coupe de cheveux de Tom Hanks ou encore la joie de vivre communicative de Paul Bettany sur le plateau de tournage.
« The Codes Of The Da Vinci Code (5:27) » est un segment qui propose d’identifier les différents symboles mis en scène par Howard et Brown. Prétentieux, mais amusant, il faut bien sûr prendre le tout avec légèreté.
« The Music Of The Da Vinci Code (2:53) » est un segment consacré à la musique du film composée par Hans Zimmer. Encore une fois, c’est un segment beaucoup trop court et qui reste bien trop en surface pour vraiment cerner la vision de Zimmer du film pour créer la musique.

Finalement, une section DVD-Rom permet d’accéder au démo du jeu vidéo du film sur PC ainsi qu’à des liens Internet. C’est ce qui complète une section amèrement décevante, à l’image du film




Conclusion
Si le roman de Dan Brown était excitant et plutôt intriguant, The DaVinci Code le film tombe à plat. Le réalisateur Ron Howard filme cette histoire de conspiration de manière beaucoup trop convenue, ce en résulte un thriller banal et sans grand intérêt, excepté pour les théories qu’il avance. Le but principal de cette adaptation était visiblement de garnir les portes-feuilles des producteurs et de Dan Brown, et non d’offrir au spectateur le divertissement auquel il s’attendait et surtout avait droit.

L’édition offerte ici propose néanmoins un agréable transfert, mais surtout une solide et excellente bande son qui répond brillamment au genre de film auquel The DaVinci Code appartient. Par contre, les suppléments sont parfaitement à l’image du film : inintéressants, superficiels et indignes du roman de Brown. Une édition relativement satisfaisante donc, rien de plus, rien de moins.



Qualité vidéo:
3,4/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,3/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2006-11-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 27A43C, Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Da Vinci Code, The

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
149 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Sony Pictures Home Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaires, bandes-annonces, démo du jeu vidéo, DVD-Rom

Date de parution:
2006-11-14

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