Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Fast & Furious, The: Tokyo Drift (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Avec sa réputation de faiseur de trouble et de fou du volant, le jeune Sean Boswell (Lucas Black) franchit la limite lorsqu’il est impliqué dans un accident causé par une course improvisée dans un quartier résidentiel en construction. Sa mère, exaspérée par le comportement de son fils, décide de l’envoyer chez son père au Japon afin qu’il évite la maison de correction juvénile. À peine est-il arrivé à Tokyo, qu’il se met déjà les pieds dans les plats: Un défi lancé au champion local (Brian Tee) lui fera réaliser que les courses de «drifts» (dérapages) ne sont certainement pas son point fort. De là, Sean met tout en œuvre pour maîtriser ces techniques et regagner son honneur.

Prévisible du début à la fin, Tokyo Drift a tout de même le mérite de mettre en scène des courses enlevantes et spectaculaires. Les plans de caméra audacieux et leurs alternances à un rythme effréné rendent pleinement justice à la rapidité des duels et au talent des pilotes cascadeurs. Les amateurs de «tuning» en auront aussi pour leur argent puisque le film présente des voitures exclusives au marché asiatique ou modifiées au point d’en être méconnaissables. Cependant, les puristes se révolteront face au sacrilège qui est commis à une Ford Mustang vers la fin du film. Les personnages font de ce légendaire «muscle car» américain un travesti en y installant un moteur… Nissan ! Quel outrage!


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.35:1 d’après un transfert 16:9.

Strictement aucun parasite n’entache l’interpositif utilisé, nous offrant une image nette de tout défaut de cette nature. La définition générale de l’image est excellente et le niveau de détails demeure bien au dessus de la moyenne. Les textures sont également reproduites avec précision, permettant à la fois de profiter pleinement du soin apporté aux voitures montées et aux textures naturelles de peau ou des vêtements. Bien que le réalisateur ait opté pour le plus de scènes réelles possibles, les rares utilisations de CGI (Computer-Generated Images) sont parfois notables. À l’instar des autres films de The Fast & The Furious, la palette est incroyablement variée et d’une richesse particulière. Les scènes en plein centre-ville de Tokyo, avec toutes les enseignes en néon et les lumières de la ville, affichent des couleurs vives et pleinement saturées, évitant les débordements. Les tons de peau conservent tout de même leur naturel. Considérant que certaines scènes alternent rapidement les décors avec des éclairages excentriques et celles se déroulant dans une obscurité envahissante, le spectateur profite grandement du fait que le niveau de noir est parfaitement ajusté et que les contrastes sont gérés sans problèmes. Les dégradés sont fluides et ne bloquent pratiquement jamais. Les noirs sont profonds et purs.

L’aspect numérique de ce transfert est également d’un excellent niveau. Les halos causés par la suraccentuation des contours se limitent à quelques rares apparitions, alors que les effets fantômes dans les parties sombres sont tout simplement absents. Un léger effet de crénelage est visible à quelques moments, mais rien de dérangeant.


Son
En tout, trois bandes sonores Dolby Digital 5.1 sont disponibles, soit la version originale anglaise et les doublages français et espagnol. Une piste de commentaires audio en compagnie du réalisateur Justin Lin peut également accompagner le film.

Ceux qui ont visionné les précédents films de cette série sont maintenant familiers avec les mixages agressifs et hyperactifs qu’ils offrent. Évidemment, Tokyo Drift ne fait pas exception. L’environnement sonore est immersif au point de mettre en scène d’innombrables transitions d’un canal à l’autre, incluant vers et à partir des arrières. Que ce soit le déplacement des voitures lors des courses ou la musique qui entoure les personnages dans un bar, les canaux sont tous exploités à leur maximum. Pour ceux qui se soucient des dialogues, notez qu’ils sont rendus de façon nette et demeurent en tout temps intelligibles. Certes, certaines paroles sont difficilement compréhensibles considérant l’accent asiatique de la majorité des personnages, mais ceci n’est évidemment pas imputable au mixage. La trame sonore prend évidemment une grande place dans le mixage, entre autre pour accentuer la frénésie des courses. Celle-ci se développe dans tous les canaux, jouant de subtilité uniquement pour les scènes avec dialogues. Les basses supportent le mixage parfaitement, mais nul besoin de dire que les extrêmes graves se font souvent sentir. Dans les faits, la trame sonore et les effets sonores amènent une utilisation fréquente (pour ne pas utiliser l’adjectif hyperactive) du canal .1.

Comme toujours (ou presque), Universal inclut des sous-titres anglais, français et espagnols.


Suppléments/menus








Conclusion
The Fast & The Furious: Tokyo Drift tombe dans l’inévitable modèle des suites hollywoodiennes, c’est à dire d’en offrir plus de la même chose. Plus de courses, plus de voitures exotiques, … Mais en soit, ceci n’est pas un défaut si on considère qu’on regarde un film qui a comme unique but de divertir. Notons également que toutes les prémisses policières des autres films sont complètement abandonnées ici.

Quand un film n’est pas reconnu pour l’intelligence de ses dialogues ou la qualité de son scénario, tout repose sur l’aspect technique de la présentation. À ce niveau, Tokyo Drift remplit son mandat haut la main. L’image n’affiche pratiquement pas de défauts et passe à quelques cheveux d’être un transfert de référence. Pour le son, disons seulement que le spectateur en a pour son argent, ne serait-ce que pour le dynamisme du mixage et la présence d’un doublage 5.1 français. Finalement, les suppléments nous donnent un accès privilégié dans les coulisses du tournage du film, expliquant en détails toutes les difficultés rencontrées par les artisans.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,1/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2006-11-03

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Fast & Furious, The: Tokyo Drift

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
105 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires sur les voitures, sur les cascades et sur le tournage au Japon, séquences filmées en coulisses et bandes-annonces

Date de parution:
2006-09-26

Si vous avez aimé...