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DVDEF

King Kong (Deluxe Extended Edition)

Critique
Synopsis/présentation
King Kong version 1933 est une œuvre inoubliable, un film unique à bien des égards qui a inspiré bien des cinéastes mais aussi et surtout bien des vocations de cinéastes chez des jeunes spectateurs abasourdis par la magie, la sensation d’aventure et l’ émotion qui s’en dégagent. Tel est le cas de Peter Jackson qui à toujours revendiqué cette œuvre comme fondatrice de sa cinéphilie et de son envie de devenir cinéaste. Avec une telle référence, rien de bien étonnant donc que Jackson se soit orienté vers le cinéma d’aventure à grand spectacle avec la réussite et le succés que l’on sait. Suite à sa trilogie Lord of the Rings et son succés phénoménal à travers le monde (certes accompagnée d’une campagne marketing abusive sur tous les plans, partie désagréable du « systéme Jackson ») , Peter Jackson s’est donc retrouvé en position de force comme peu de cinéastes ont pu l’être et à pu donc enfin réaliser son rêve d’adolescent apprenti cinéaste, faire SA version du King Kong de 1933. Et c’est bien comme cela qu’il faut voir ce film, comme une réappropriation de la plus importante de ses références par un cinéaste généreux et passionné bien décidé à se faire plaisir autant qu’a combler les attentes de son public. Et le moins que l’on puisse dire pour les amateurs du cinéma grand public intelligent de Jackson c’est que le résultat est au dela de nos espérances en terme de gigantisme, de divertissement, d’œuvre criante d’amour pour son modèle et par sa capacité a faire rêver et a vous emporter dans un univers autre. Bien évidemment il s’agit la d’une œuvre énorme en terme de couts et donc assujettie à des limitations et des « poncifs » qui sont le pendant obligatoire de ce type de productions. Mais justement Peter Jackson s’est fait une specialité d’arriver à contourner ou intégrer ces limites dans son projet au lieu de buter contre comme l’ont fait de trop nombreux cinéastes voulant bénéficier d’un budget suffisant à leurs ambitions. Il n’est en effet pas dupe de la nature mercantile première de la production d’un tel film et par conséquent s’adapte à cela. Par exemple, on peut trouver les campagnes publicitaires et le matraqage à la limitie du supportable qui entoure ses 4 dernières œuvres à la limite du supportable mais elles sont un mal nécessaire auquel le cinéaste se plie car cela lui permet en contrepartie d’obtenir la liberté et les moyens dont il a besoin pour mener à bien sa vision. Une fois ce point accepté en ce qui concerne les œuvres récentes de Jackson, il ne reste donc plus au spectateur qu’a se laisser embarquer dans un monde autre, dans un voyage formidablement divertissant, peuplé de personnages passionnées et pourvue d’une émotion réelle (fait rare dans ce type d’œuvres). Il est certain que le spectateur désireux de « détruire » le film dans une critique assassine trouvera amplement matière à son fiel. Il est évident que Jackson est loin d’être le cinéaste parfait, réalisateurs de chefs d’œuvres parfaits qu’une certaine presse vante mais bel et bien un cinéaste unique en son genre, un nouvel hybride entre univers personnel, passionnel et réalisation a grand spectacle et budget immense. En cela sa position peut faire penser à celle d’un James Cameron en son temps qui fut l’un des seuls a être capable de réaliser des films aussi personnels que Terminator 2, Abyss ou même Titanic avec des budgets et des obstacles techniques aussi immenses ( qu’il s’était d’ailleurs fait une specialité de surmonter). Espérons que Cameron n’est pas devenu un technicien hors pair fasciné par la technique plus que par le cinéma qu’il semble pourtant être actuellement et qu’il reviendra bientôt sur les grands écrans. La différence majeure en Jackson et Cameron nous apparaît être au niveau technique puisque la ou Jackson n’y voit qu’un outil pour arriver à ses fins, il est évident que Cameron en était totalement passionné. Nous ne cherchons pas à établir de rang entre ces deux cinéastes mais étant donné qu’ils nous semblent les deux seuls à avoir occupé une position similaire nous cherchons à montrer en quoi ils diffèrent à la base à nos yeux. Ainsi ce qui passionne de façon évidente Jackson c’est de pouvoir faire retrouver à son public (et à lui-même sans aucun doute) les sensations qu’il à pu ressentir plus jeune devant telle ou telle œuvre cinématographique ou littéraire. Fort heureusement il se différencie de nombres de cinéastes récents chez qui la référence et la citation sont devenues un mode d’expression à part entière et une sorte de créavité en soi. En effet, lorsque Jackson renvoie a d’autres œuvres, c’est à nos yeux pour mieux appuyer la signification de la sienne pour s’y référer afin d’en tirer le meilleur et créer quelque chose de neuf avec. Et quel meilleur exemple que l’intégralité de ce King Kong version 2005 qui peut se targuer d’être à la fois fidèle à l’esprit de son modèle tout en étant une œuvre totalement autre. L’hypertrophie qui à gagnée ainsi le film est clairement un signe du temps, une constante du cinéma et de la personnalité de Jackson mais aussi une extrapolation du film de 1933. En effet le King Kong de 1933 offrait en son temps un démesure visuelle par rapport à ce qui se faisait. Adapté à l’air du temps en 2005, le gorille géant l’est encore plus et devient totalement numérique. Ses adversaires ont eux aussi grossis en taille et en nombre, de même que les péripéties que vivent les divers protagonistes du film. Mais plutôt que de faire une simple réactualisation du film, Jackson a aussi choisit de modifier subtilement le caractère des personnages principaux tout en respectant les bases du matériau d’origine. Ainsi la changement majeur se situe au niveau de l’héroine Ann Darrow qui devient maintenant une actrice de spectacle splastick au chomage et surtout une jeune femme beaucoup plus affirmée (adieu la passivité candide de Fay Wray) qui va clairement tomber amoureuse de Kong. Naomi Watts offre ainsi une performance en tous points admirable de sensibilité et de détermination, d’autant plus que l’actrice joue face au vide dans toutes ses scènes face au gorille ce qui renforce d’autant plus la qualité générale de son jeu. Elle est formidable d’émotion et de justesse, sensible et fragile mais également d’une force de caractère rare et compose un personnage fascinant de bout en bout. Le personnage de Carl Denham à lui aussi connu une actualisation notable au sens ou sa passion du cinéma et son enthousiasme sans limites sont toujours aussi présent mais sa capacité à mentir et manipuler ses compagnons d’aventures est exacerbée également. Mais c’est surtout lorsqu’il revient a New York qu’il va devenir un business man avide d’argent et de célébrité qui ne va pas hésiter a modifier le récit des évènement à sa convenance et n’aura aucun scrupule a oublier ses compagnons malgré les aventures traversées ensemble. Nous n’apprécions pas spécialement le concept Jack Black mais force est de reconnaître que celui-ci à su s’effacer au profit de l’acteur qui compose un Carl Denham sobre dans sa grandiloquence et évite ses travers comiques habituels. Nous n’allons pas détaillers les changement de chaque personnage ou les ajouts mais chacun évolue subtilement et les acteurs choisis pour les incarner sont tous impeccables. A noter enfin que la plus grande évolution vient du caractère de King Kong qui devient à la fois plus féroce et sauvage mais paradoxalement s’humanisera de façon surprenante et touchante au fur et à mesure qu’il passera du temps au contact de sa belle Ann Darrow. C’est ce changement que beaucoup ont reprochés à Jackson mais nous pensons pourtant qu’il s’agit la de son apport le plus intelligent et le plus réussi au film. De cette modification vont découler des moments d’une poésie et d’une sensibilité surprenants qui font tout le prix de cette version 2006. Que ce soit les scènes ou Ann fait rire King Kong ou celle ou ils vont se retrouver au mépris de tout vraisemblance pour une partie de glissades sur étang gelé de New York , l’émotion est vraiment au rendez-vous et un cap nous semble franchi dans l’utilisation des effets spéciaux. En effet, après le rendu de Gollum dans sa trilogie précédente, Jackson et le studio WETA relèvent un défi encore plus complexe notamment du fait de l’expressivité physique aussi bien que sentimentale que doit dégager leur créature numérique. Selon la meme technique du comédien computerisé il vont réussir à donner à Kong une présence incroyable pour une créature virtuelle, justement grace au fait qu’elle soit basé sur les mouvements et les expressions d’un être humain. La mise en scène de Jackson souffre des même défauts que dans la trilogie mais offre aussi les même moments de bravoure incroyables. Ainsi se profile maintenant un style Jackson fait de longs travellings en hélicoptère qui savent être la plupart du temps très efficaces et spectaculaires (même si souvent trop répétitifs et systématiques à note gout), de ralentis souvent peu justifiés et dans le cas de ce King Kong plutôt ratés (telle l’arrivée sur Skull Island étrangement peu maitrisée de ce point de vue la). Ne boudons tout de même pas notre plaisir et reconnaissons à Jackson une capacité réjouissante a mettre en scène de façon malgré tout dynamique et surtout à composer des scènes absolument incroyables, soit d’action pure, soit d’émotion pure. Comme sa mise en scène, les techniciens l’accompagnant ont une tendance à la redite qui nous semble bien naturelle, surtout dans le cas d’œuvres ancrées dans des univers aussi fantasmagoriques et « mythiques » que ceux la. Ainsi on pourra retrouver des similitudes frappantes avec le travail fourni sur Lord of the Rings dans les décors ou les costumes de King Kong, mais rien que de bien naturel qu’un cinéaste a l’univers aussi marqué que Jackson y évolue en permanence et nous n’y sentont aucune trace de facilité mais au contraire la marque d’un style, d’un sceau qui pourra plaire ou agacer selon les spectateurs. De même, l’on pourra trouver des illogismes dans les réactions des personnages, et des « trous » de scénarios que si l’on cherche bien on peut trouver dans plus ou moins n’ importe quelle œuvre de divertissement grand public. Mais il nous semble assez absurde de vouloir chercher à tout prix de la vraisemblance et la plus grande logique millimetrée dans une telle œuvre a moins d’en rester vraiment à l’écart, de ne pas être emporté pas sa magie. King Kong est un véritable rêve de cinéma, le rêve d’une jeune garçon impressionné et changé à vie par la vision de King Kong et qui une fois arrivé à l’age adulte cherche à rendre à sa façon les sensations physiques et émotionnelles ressenties alors. En plus de ces qualités, l’amour du 7 éme art qui se dégage de ce film (pourtant hybride et qui aurait pu être justement une œuvre glacée du fait de son origine en grande partie numérique) est devenu malheureusement trop rare en ces temps d’esbrouffe visuelle incessante sans aucun fond qu’il soit intellectuel et émotionnel. Savourez donc ce film aussi énorme que la creature qui lui donne son titre comme il se doit, avec des yeux d’enfants, des yeux de spectateurs naifs pour lesquels la vraisemblance n’est pas le principal mais au contraire l’ émerveillement et la capacité à se laisser émouvoir, ce que réussit ce film unique de fort belle façon. Pour une fois qu’un remake ne fait pas honte à l’œuvre originelle et innove de façon convaincante, il serait vraiment dommage de s’embarrasser de cynisme et de faire le difficile sur des détails qui au final n’ont strictement aucune importance pour peu que l’on se prette à l’expérience proposée par le cinéaste (et qui pour peu que l’on se penche dessus sont présents dans la version de 1933 et n’y ont pas plus d’importance).

La version longue propose treize minutes de métrage supplémentaire, deux nouvelles scènes et quelques ajouts disséminés tout au long du film comme c’était déjà le cas sur les versions longues que Jackson avait proposé de sa trilogie Lord of the rings.
L’ensemble des ajouts est totalement axé sur le spectaculaire puisque la première scéne est une rencontre avec un dinosaure dés l’entrée de la mission de secours dans l’ile et la seconde une très impressionnante séquence avec un monstre aquatique qui achève de rendre la séquence des marais vraiment éprouvante pour certains spectateurs dont nous faisons partie.
Le reste des ajouts sont principalement des petits bouts supplémentaires de scènes ou King Kong se laisse aller à sa fureur et détruit presque tout sur son passage.

Cette version longue ne pourra qu’agacer au plus haut point les détracteurs du film qui généralement lui reprochent son trop plein d’action qui du coup devient encore plus important. Pour ceux qui ont appréciés la version cinéma, l’ajout d’autres scènes spectaculaires est comme la cerise sur le gateau. Le principal avantage de la répartition de ces scènes est que malgré l’équilibre déjà très fragile de son film dans sa version cinéma, il réussit a rajouter du sensationnel de façon suffisamment légère pour ne pas indisposer les spectateurs (même acquis à sa cause) en permanence au bord du trop plein.

Cependant nous ne pourrons qu’avouer notre déception devant cette version longue qui ne modifie finalement que très peu le film que l’on connaissait. Contrairement à ce qu’il avait su faire sur sa trilogie Lord of the Rings, c’est à dire proposer des versions longues vraiment supérieures en tous points aux versions cinéma, plus complexes, plus axées sur les personnages et leur psychologie mais également sur l’action et surtout mieux équilibrées au niveau du montage comme de la narration, ici il ne parvient à renouveler cet exploit précédent.
Aucun scène ne vient approfondir la psychologie d’un ou plusieurs personnages, ni leur relations ou développer une sous-intrigue et tout est concentré sur l’action.
Il devient dés lors évident que Jackson avait clairement construit son film dés la version cinéma et que les treize minutes supplémentaires sont d’excellents passages qui viennent encore renforcer le spectaculaire du film sans le déséquilibrer.

Dés lors, les spectateurs qui comme nous ont vraiment appréciés la version cinéma trouverons ici leur compte mais ceux qui ne sont pas dans ce cas ou qui ont tout juste trouvé le film divertissant peuvent passer leur chemin.
Si nous avions insistés pour que plusieurs de nos amis revisionnent les versions longues des Lord of the Rings tant celles-ci transformaient les œuvres de départ et les portaient à leur véritable niveau de qualité, nous n’en ferons rien dans le cas de King Kong qui est déjà à 95 % la vision du cinéaste dés sa version cinéma.

A nos yeux, la version de Jackson du film est réellement cette version longue qui nous accompagnera désormais dans soirées cinéma spectaculaire de qualité.



Image
La qualité d’image étant quasi identique à celle de la précédente édition sur deux disques, nous ne changerons donc pas les commentaires que nous y avions consacrés dans la précédente chronique. Curieusement le passage du film sur deux disques du fait de sa longueur n’améliore pas de façon vraiment visibles la qualité d’image de la précédente édition qui il faut dire était de superbe qualité.

L’image est présentée au format respecté de 2.35 :1 d’après un transfert 16:9. La définition générale est logiquement d’un niveau exceptionnel et ne faiblit absolument jamais. Le niveau de détail offert tout à long du film est réellement execptionnel. L’interpositif est immaculé de tout défaut quel qu’il soit et le grain est réduit au minimum offrant à ce film un rendu spécifique, ni totalemen t numérique, ni totalement cinéma, une sorte de sensation hybride déjà présente sur la trilogie Lord of the Ring et témoin de l’évolution du cinéma ces dernières années. Les couleurs sont superbement rendues, chatoyantes, justes, naturelles et en permanence parfaitement saturées, permettant une restitution parfaite de la photographie du film. Le contraste est géré de main de maitre, évitant toutes les brillances. Les scènes sombres sont magnifiquement rendues grace à des noirs aussi profonds et pur que possibles. La partie numérique n’est pas totalement exempte de défauts mais cela était prévisible sur une œuvre en grande partie numérique. A savoir que de la surdéfinition est présente mais en quantité très limitée mais tout de même visible en vidéoprojection. Mais le seul probléme visible à plusieurs reprises est sur les créatures numériques de Skull Island. Ainsi dans le combat de Kong contre les tyrannosaures ont peut apercevoir a plusieurs reprises des défauts dans le rendu de leur peau qui pourront avoir tendance à faire « sortir du film » les spectateurs les plus pointilleux et les moins happés dans l’histoire. Ces « défauts » sont toutefois très limités et vont de pair avec l’utilisation intensive des effets numériques qui ne sont pas encore arrivés à la perfection attendue par le spectateur (et etaient déjà visibles sur la trilogie des Lord of the Ring malgré l’excellence des transferts). Voici donc un transfert sublime qui rend justice au formidable travail des artisans du film et ce sur tous les plans. On en attendait évidemment pas moins de la dernière superproduc port. Nous attendons cependant impatiemment l’édition 4 disques dont des rumeurs parlent et qui devrait comme dans le cas des DVD de Lord of the Ring encore augmenter d’un cran la qualité de la vidéo et nous offrir une version définitive du film lui-même.


Son
La remarque est identique pour la bande-son qui est identiques à celle de la précédente édition.
Si celle-ci est résolument excellente et ce qui se fait de plus élaboré et efficace à l’heure actuelle, nous ne pouvons que regretter l’absecence d’un piste DTS, à l’instar de celle présentes sur les coffrets version longues des Lord of the Rings. Cela est d’ailleurs d’autant plus incompréhensible que cette version trois disques en laissait la place et qu’a coup sur la qualité sonore serait encore monté d’un cran, atteignant pour lors des sommets.

La seule bande-son disponible sur cette édition est Anglais (Dolby Digital 5.1). Sa dynamique est absolument formidable même si l’on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’aurait pu être le résultat en DTS (et imaginer ce que sera la piste Dolby Digital ou DTS non compressée sur le futur DVD HD ou BluRay du film). Sa présence et sa spatialité sont de très haut niveau et ce sur toute la durée du film sans pour autant que jamais cela ne paraisse de trop (même si bien évidemment l’emballement sur les nombreuses scènes d’action pousse très loin les limites du format). La musique est rendue à la perfection sans aucune trace de limitations quelles qu’elles soient. Elle est par ailleurs impeccablement intégrée au reste de la bande-son qui est d’ailleurs d’un équilibre rare malgré la profusion d’effets. Les enceintes arrières sont utilisées en permancence mais de façon intelligente, privilégiant l’ambiance à l’effet hors scènes d’action bien sur. L’efficacité des enceintes arrières est en permanence phénoménale, portant la qualité dees effets surround et leurs intégration au reste de la bande-son au sommet de ce que nous avons pu entendre. Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et strictement aucune trace de parasites ou distortions ne sont audibles et ce même à volume très élevé ce qui est conseillé pour un visionnage idéal mais moins pour la paix avec vos voisins et la survie de votre matériel home cinéma. Les basses fréquences sont gérées à la perfection, évitant en permanence la surabondance inutile mais toujours d’une efficacité redoutable (les rugissements de King Kong). Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnols. Une bande-son au sommet de ce qu’il est possible de faire avec les technologies actuelles. Intelligemment Jackson et ses ingénieurs du son ont su résister à la tentation du tonitruant en permanence et leur travail beaucoup plus subtil que ce à quoi on aurait pu s’attendre est rendu à la perfection de bout en bout. Il ne manque plus qu’une bande-son en DTS sur la future édition 4 DVD (qui nous l’espérons vivement verra la jour en fin d’année) pour rendre le bonheur du spectateur absolument parfait.


Suppléments/menus
Heureusement pour cette section nous retrouvons le niveau de qualité des versions longues des Lord of the Rings que nous avons cité dans chaque partie de cette chronique.
Ainsi le commentaire audio de Peter Jackson et Philipa Boyens (réparti sur les deux disques occupés par le film) est une petite merveille. Jackson rodé par des heures entières passées à cette exercice pour la trilogie Lord of the Rings mais aussi pour la récente édition de The Frighteners, délivre un commentaire extrémement agréable à suivre, sans temps morts, remplit d’anecdotes passionnantes et abordant absolument tous les domaines impliqués dans la fabrication du film sans oublier ses intentions de cinéaste. Un must pour tous les spectateurs ayant apprécié le film.

Sur le premier disque sont également offerts 16 scènes coupées d’une durée de 46 minutes, chacune proposée avec ou sans présentation du cinéaste. Elles sont principalement des versions alternatives de scènes déjà présentes dans le film ou alors d’un intérêt très limitées, ce qui montre bien que Jackson n’avait finalement que peu de matériel valable sous le coude pour sa version longue en dehors des treize minutes qu’il y a ajouté.
Ensuite “The Eighth Blunder of the World: The Missing Production Diary” (8mns) est un ensemble de scènes ratées incluant principalement Jack Black, à réserver éventuellement aux inconditionnels de l’acteur.
Puis « A Night in Vaudeville”(12 mins) propose une intéressante comparaison entre des extraits de vieux vaudevilles et ce que la production souhaitait recréer comme ambiance pour l’introduction du film.
Pour terminer « King kong hommage » (10 mins) est passionnant car il pointe les similaritudes entre le King Kong de Schoedsack et Cooper et celui de Jackson, images à l’appui.

Sur le second disque est offert un ensemble de séquences animées avec ou sans musique : « Arrival at Skull Island »(4mins), « Bronto Stampede » (6mins), « T-Rex Fight » (9mins) and « Empire State Building Battle » (9mins).
“The Present” (09mins) est quand à lui un film que l’équipe de tournage à réalisé en tant que cadeau pour l’anniversaire de Peter Jackson, témoin de la bonne ambiance que le réalisateur réussit imprimer à tous ses tournages.
Puis « WETA Collectibles » (5mins) montre le travail du studio d’effets spéciaux fondé par Jackson et comment nombre de leurs sculptures ont été transformées en merchandising (la génération Lucas ?).
Pour finir sont disponibles sont offertes trois bandes-annonces du film très proches l’une de l’autre ainsi qu’en partie DVD-Rom sont proposés deux versions différentes du scénario, un de 1995 et une de 2005 qui permettent de voir les changements effectués.

Mais le véritable morceau de résistance se situe sur un troisiéme disque dédié avec le documentaire fleuve (un spécialité du cinéaste) «Recreating The Eighth Wonder: The Making King Kong » (3h et 6mins) qui réussit l’exploit de ne rien reprendre du long documentaire (2h et 3é mins) présent sur l’édition précédente et de rester passionnant de bout en bout. Avec la même rigueur et passion que les formidables documentaires proposés sur les fameuses éditions spéciales des versions longues des Lord of the Rings, Jackson et son équipe abordent absolument tous les domaines de compétences utilisés pour la fabrication du film sans pour autant ne jamais casser la magie du long métrage. Ce segment se regarde avec une aisance incroyable et délivre une quantité d’informations incroyables pourtant aisément assimilables. A nouveau un indispensable pour les amateurs du film.

Pour cloturer le tout est également proposées des «Conceptual Design Video Galleries » qui montrent pendant 41 minutes des dessins de production concernant aussi bien les personnages que les décors ou les accessoires.

La seule déceptions de l’ensemble vient du contenant lui même qui est un vulgaire boitier plastique entouré d’un fourreau cartonné de belle qualité. On ne pourra que regretter que le principe des superbes boitiés cartonnés de la trilogie Lord of the Rings n’est pas été repris pour cette édition tant le personnage de King Kong et son univers se prêtait pourtant à un iconographie remarquable.

Voici donc un ensemble on ne peut plus complet et remarquable sur tous les plans qui donnent à eux seuls toute la valeur de ce coffret spécial. Jackson est un cinéaste à part qui à totalement intégré l’étape DVD et surtout suppléments dans sa démarche de cinéaste et ce pour le plus grand bonheurs des spectateurs amateurs de ses réalisations.





Conclusion
Une édition trés proche de la perfection aussi bien au niveau audio que vidéo ou suppléments qui mérite vraiment notre engouement.
Si vous possédez déjà l’ancienne édition et que vous n’avez pas plus appréciés le film que cela nous ne vous conseillerons pas forcément l’investissement mais si comme nous vous êtes restés bouché bée devant la magie du spectacle total (malgré ses défauts) proposé par Jackson alors cette édition est faites pour vous.

King Kong version longue est pour une fois exactement comme le vend son marketing, « plus d’action, plus de créatures, plus de Kong ». Le film est donc une œuvre démesurée qui entraine le spectateur réceptif dans un tourbillon totalement irréaliste mais si divertissant d’aventures folles mais aussi de moments d’une poésie totalement sureprenante pour une production d’une telle ampleur.



Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,7/5

Suppléments:
4,7/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,6/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-12-27

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
King Kong

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
201 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaire audio, documentaires, scénes coupées, dessins de production, bandes-annonces

Date de parution:
2006-11-14

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