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DVDEF

Woods, The

Critique
Synopsis/présentation
Lucky Mc Kee est un jeune réalisateur qui créa la surprise en 2002 avec son remarquable premier film, May. Grace à un très habile mélange de références ouvertes et d’amour véritable du genre, Mc Kee réussit à transcender un scénario relativement classique pour en faire un étude psychologique troublante. L’élément horrifique est clairement à la base du scénario mais jamais il ne l’envahit et remplace toute psychologie ou finesse comme cela est malheureusement trop souvent le cas dans de nombreux premier films du genre. May était donc avant tout l’étude touchante et poétique d’une jeune fille que la vie n’avait pas gatée et qui prenait son « envol » en se laissant finalement aller à devenir elle même à ne plus réprimer ses pulsions avec les conséquences dramatiques et violentes que cela ne pouvait qu’entrainer.
Après cette réussite impressionnante, le nom jusqu'alors totalement inconnu de Mc Kee devint immédiatement le favori des studios et son second film fut de façon logique rapidement mis en chantier. Malheureusement de très nombreux déboires de production et de budget on fait que cette œuvre qui avait tout pour exciter l’appetit des spectateurs ne connaitra jamais les honneurs d’une sortie en salle et vient tout juste d’être édité en DVD. Cependant si malgré cela, la vision du cinéaste avait entièrement pu être porté à l’écran, le problème n’aurait donc été que minime (tout est relatif bien évidemment).
Malgré l’absence de commentaire audio ou de toute explication de la part de Mc Kee, il suffit premièrement de parcourir les articles de presse concernant le film pour avoir eu vent de ses soucis mais aussi de regarder le film pour voir que le cinéaste n’a clairement pas eu les mains libres sur ce projet.

Nous nous devons malgré tout de préciser que notre déception liée à ce film que nous attendions avec impatience n’est pas uniquement impûtable aux conditions susnommées mais également à Mc Kee lui même qui ne parvient jamais à rééditer l’exploit d’équilibriste de May.
En effet, si May ne faisait que renvoyer à Carrie et Frankenstein sans jamais directement piocher dans le scenario ou le mythe de chacun de ses références, The Woods au contraire ne cesse jamais de renvoyer directement à Suspiria. Et force est de reconnaître que jamais Mc Kee ne retrouve la flamboyance ou l’étrangeté de son modèle en s’y referrant trop directement et sans jamais tenter comme avec May de faire du neuf avec de l’ancien.
Ainsi la présence de sorcières, de bois mystérieux, de la sempiternelle collégienne agressive ne surprennent jamais mais à l’inverse alourdissent le film en nous renvoyant sans cesse à des souvenirs d’autres œuvres. De même, le montage du film ne fait jamais dans la dentelle et au vu de celui très fin de May, nous ne pouvons qu’imputer ce « défaut » la à la production cahotique et au fait que le jeune cinéaste à perdu le contrôle de son œuvre en cours de route. En effet à part en de rares moments, la finesse et le sens du rythme dont il faisait preuve sur May ne se retrouvent dans The Woods.
De même la gestion des effets spéciaux nous est souvent apparu très hasardeuses, non seulement du fait de leur qualité douteuse mais aussi de leur utlisation trop régulière surtout lors du final ou tout l’effet nous a semblé « gaché ».
Les actrices ont par contre été bien dirigées même si l’étrangeté du jeu d’Agnes Bruckner et Patricia Clarkson n’auraient sans doute trouvé tout leur intérêt qu’avec une version entièrement controlée par Mc Kee.

De même nous ne savons pas à quel point le scénario du film à été retouché mais même sans cette information nous l’avons trouvé beuacoup moins intéressant que celui de May et même si il reste au dessus du tout venant des films 'Direct to Video' on est loin de ce à quoi nous nous attendions. Nous avons eu plus d’une fois l’impression que le fait que le jeune cinéaste s’attaque à un monument du cinéma fantastique et clairement l’une des pluis grandes influences l’avait paralysé et empêché de développer son propre univers sur celui de son maitre à filmer.
Le tableau que nous venons de dresser peut paraître assez noir et par conséquent nous nous devons de signaler la splendide photographie du film, l’excellente gestion des effets sonores et de la bande-son, quelques scènes très inspirées au niveau de la mise en scène, le fait que le cinéaste se soit intéressé plus à la psychologie de son héroine (même si cela est nettement moins fin et développé que dans May) et que finalement il se dégage tout de même une vraie ambiance à la vision du film.

The Woods n’est donc pas à proprement parler un mauvais mais il faut plutôt le voir comme un film malade, une œuvre qui augurait du meilleur et n’a finalement accouché que d’un réslutat fort moyen au regard des possibilités que laissait augurer les variations sur un même sujet. A ce titre nous nous devons de signaler le remarquable réussite que fut Innoncence de la français Lucille Adzihalilovic, qui s’inspirait elle aussi de Suspiria et proposait une œuvre très mystérieuse sur un pensionnat de jeune filles isolé en forêt, l’élèment directement fantastique et horrifique en moins.
Si l’ensemble se laisse regarder, de nombreuses fautes de gouts, problèmes de rythme et la rigidité de construction et d’inspiration face à son modèle, il n’en reste pas moins que Mc Kee à malheureusement raté son second essai. Malgré cela nous ne pouvons qu’espérer que le cinéaste retrouve à nouveau la possibilité de créer en liberté et que cette filiation trop prononcée avec ses modèles lui serve de leçon pour qu’il nous revienne avec un troisième film digne du talent impressionnant dont il avait fait preuve sur May.




Image
L’image est proposée au format respecté de 2.35 :1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale est de bonne qualité et constante. L’interpositif est immaculé et seul un peu de grain est éventuellement visible lors des scènes les plus sombres.
Les superbes couleurs sont retranscrites de façon impeccable, justes, constantes et parfaitement saturées.
Le constraste est bien géré, évitant toutes les brillances.
Les scènes sombres sont bien rendues grace à des noirs vraiment profonds mais pouvant parfois manquer légèrement de pureté.

La partie numérique est bien gérée même si elle génère curieusement des défauts sur les scènes d’effets spéciaux. Du coup ceux-ci qui étaient déjà assez approximatifs n’en devienne que plus voyant à notre grand regret.





Son
Les deux bandes-son disponibles sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1) et Français (Dolby 2.0 surround).

La dynamique de la bande-son multicanal anglaise est de bonne qualité mais en dessous de nos attentes néanmoins. Sa présence et sa spatialité sont par contre excellentes en tous points.
La musique est très bien rendue sans réelles limitations audibles si ce n’est légèrement dans le bas du spectre. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arrières sont fréquemment utilisée et de façon plus agressive que ce que l’ambiance atmosphérique du film ne pouvait le laisser supposer. Ainsi le rendu surround est donc bien présent conférant au film une pression sonore quasi permanente (mais subtile) du plus bel effet.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et nous n’avons pu dénoter aucune trace de parasites ou distortions et ce même à volume très élevé.
Ls basses fréquences sont bien gérées même si elles nous ont paru manquer de profondeur à plusieurs reprises ce qui à pu limiter l’impact de ses interventions sur les scènes les plus percutantes. La musique et les nombreux effets profitent cependant beaucoup de son apport.

La bande-son française en Dolby Surround est de bonne qualité mais ne peut clairement pas rivaliser avec son homologue anglaise.

Les sous titres sont disponibles en Anglais et Français.




Suppléments/menus
Malheureusement aucun suppléments quels qu’ils soient ne sont disponibles sur cette édition. On aurait pourtant bien aimé connaître l’historique des déboires de sa production, les doléances de son réalisateur, ses nombreuses influences (plus ou moins digérées) ainsi que les éléments qui vont à l’encontre de ce qu’il souhaitait.
Cependant étant donné la qualité audio et vidéo de cette édition et le fait que sa disponibilité 3 ans après sont tournage soit une chance, on ne peut réellement se plaindre de cette absence de suppléments.





Conclusion
Une édition aux qualités audio et vidéo tout à fait satisfaisantes pour une œuvre au budget aussi limité. Malgré l’absence de suppléments nous ne pouvons que recommander l’achat de cette édition à tous les amateurs que Lucky Mc Kee ainsi que ''fantasticophiles''.

The Woods est un projet qui à connu de très nombreux déboires de production et sa disponibilité en DVD est déjà exceptionnelle en soi. Cependant l’œuvre en elle même souffre clairement de tous les soucis qu’a pu connaître son réalisateur mais aussi de sa conception première. Sans être un mauvais film, loin de la, The Woods s’avère beaucoup plus bancal et trop handicapé par son aspect référentiel que ne l’était May qui au contraire transcendait cet aspect la.
Un film que nous considérons donc comme raté dans son ensemble malgré d’excellentes scènes et nous ne pouvons que souhaiter plus de chance et d’inspiration à Lucky Mc Kee pour son troisième long métrage que nous attendons avec impatience et ce malgré la déception que représente ce The Woods pourtant longtemps attendu.



Qualité vidéo:
3,5/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-10-16

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Woods, The

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
91 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Sony Pictures Home Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
-

Date de parution:
2006-10-03

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