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DVDEF

Jackass The Movie (Unrated
Special Collector's Edition)


Critique
Synopsis/présentation
Après le succès incontesté de la série Jackass sur la chaîne MTV, le premier film devenait inévitable. Suite à la sortie de ce dernier, chacun des protagonistes a entrepris des projets personnels. Johnny Knoxville opta pour le cinéma (Dukes of Hazard, …), Bam Margera profita de sa propre série en compagnie de Ryan Dunn (Viva la Bam), alors que Steve-O et Chris Pointus voyagèrent autour du monde (Wildboyz). .

Malheureusement, aucun projet n’avait la saveur et la qualité de Jackass. Alors que ce soit par nostalgie ou par pur profit, les compères se sont retrouvés dans une nouvelle compilation de cascades et d'absurdités. Les exploits en question pourraient se classer dans quatre catégories: Cascades, haut-le-cœur, douleurs et réactions. En guise de cascades, on peut prendre comme exemple le fait d’être catapulté d’un quai à partir d’un carrosse d’épicerie équipé d’une fusée. Pour les séquences de haut-le-cœur, nous resterons muet. Pour la douleur, quoi de mieux que tester de l’équipement anti-émeute ou confronter un taureau face à face. Pour les réactions, disons que l’équipe de Jackass possède d’excellents fabricants de prothèses, ce qui leurs permet de se déguiser en personnes âgées semis-nues et se balader en pleine ville.

Cependant, ceux qui connaissent la formule de Jackass auront compris qu’une telle compilation aurait facilement pu être présenté directement à la télévision. Profit oblige, une sortie en salle s’imposait.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 1.78:1 d’après un transfert 16:9.

Provenant de nombreuses sources diverses, le rendu visuel parait souvent inconsistant. Ceci étant dit, mis à part l’introduction et le grand numéro final, toutes les séquences sont tournées avec des caméras numériques standards. L’image qui en résulte n’est évidemment pas à la hauteur d'une production cinématographique conventionelle, mais ce choix démontre une fois de plus l’aspect amateur de cette production. De plus, il faut garder en tête qu’ils doivent tourner dans des conditions incontrôlables et difficiles. Tous ces facteurs font de Jackass une production dont le rendu visuel est particulièrement difficile à juger. Par contre, ce qui est intéressant de voir, c’est la façon dont le transfert s’adapte à cette réalité. Si on prend en considération la définition générale de l’image, on remarque rapidement que celle-ci est limitée par le matériel source et non par le transfert lui-même. Quelques gros plans (entre autres des blessures) laissent voir un niveau de détails élevé et des textures rendues avec précision. Par exemple, quand Steve-O colle une sangsue à son œil, chaque petit vaisseau sanguin est visible. Pour les couleurs, la encore le résultat est inconsistant. Certaines séquences extérieures apportent certainement l’avantage d’un éclairage naturel et ambiant, ce qui permet au transfert de reproduire les couleurs sans problèmes. Quand les bêtises se transportent à l’intérieur, c’est une autre histoire. Le niveau de noirs est généralement correct, mais encore là, le matériel source n’aide en rien. Les dégradés bloquent malheureusement prématurément, menant à des noirs purs et profonds.

De sources strictement numériques, le transfert de Jackass Number Two ne souffre pas trop de la compression et du passage sur DVD. Les seuls défauts apparents sont imputables à la photographie originale.


Son
Le film et ses cris de souffrances sont présentés sous la forme de deux mixages anglais, soit en Dolby Digital 5.1 et Dolby 2.0 Surround. Vous attendiez-vous vraiment à un doublage pour Jackass ? Une piste de commentaires audio en compagnie des membres de l'équipe est également disponible.

À l’instar de l’image, le son provient de différentes sources. En plus des micros intégrés aux caméras, un preneur de son est parfois présent et certains membres portent souvent un micro sur eux. Ceci étant dit, le résultat est heureusement beaucoup plus uniforme que pour l’image. Les paroles sont en tout temps parfaitement audibles et ce, malgré la présence occasionnelle de parasites sonores. Dans un rare cas, les paroles d’un personnage sont sous-titrés, mais ceci sert à pallier l’incompréhensible accent de celui-ci. Bien que les dialogues soient toujours intelligibles, les autres sons n’ont pas toute la précision souhaitée. Tellement, que certains effets sonores sont même ajoutés au montage (impacts et collisions sont de bons exemples). Évidemment, pour un film comme celui-ci, l’environnement sonore n’est que très peu exploité. Les sons proviennent en grande partie des canaux avants avec une stéréophonie limitée, souvent concentrés depuis le canal central. Seulement quelques scènes profitent des canaux d'ambiophonies et peuvent être comptées sur les doigts de la main. L’introduction et le numéro final émettent la musique de tous les canaux, alors que le rodéo sur un boyau offre un excellent exemple de transition d’un canal à l’autre. Pour le reste, rien de notable. Les basses sont plutôt en retrait, alors que les extrêmes graves (canal .1, LFE) paraissent quasiment absentes, sauf pour quelques scènes en particulier.

Seuls des sous-titres anglais et espagnols sont disponibles. Ceci prouve que la douleur est le seul vrai langage universel.


Suppléments/menus








Conclusion
À tous les niveaux, cette édition DVD se résume à un seul et unique mot: Inégal. Les différentes sources utilisées donnent une image qui est très variable d’un segment à l’autre et à l’intérieur même d’une séquence. La situation est la même pour le son, mais le mixage permet de déceler sans problème les dialogues, malgré quelques effets sonores artificiels. Finalement, au niveau du contenu le mot d’ordre reste le même. Alors que certaines cascades donnent le goût d’être imitées (bonjour les poursuites judiciaires), d’autres laisseront les spectateurs de glace.
À cela, on ajoute une quantité impressionnante de suppléments, qui consistent principalement en d’autres cascades et bêtises diverses, retirées pour des raisons variées. Quelques entrevues sont également offertes.


Qualité vidéo:
3,4/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2007-01-24

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Jackass The Movie

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MTV Home Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, scènes inédites et allongées, bêtisier, entervues, documentaire, annonces télévisées et bandes-annonces.

Date de parution:
2006-09-05

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