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DVDEF

Kiss Kiss Bang Bang

Critique
Synopsis/présentation
Shane Black qui fut le créateur de Lethal Weapon poursuit donc sa carrière en évoulant intelligemment vers la réalisation tout en gardant les spécificité d’écriture qui ont fait son succés.
Dans ce retour sur le devant de la scène, il entraine avec lui le très doué mais totalement instable Robert Downey jr et ce pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Black a crée un style de film et de dialogues bien précis, très emblématique des années 80, un mélange d’action musclée, de cool attitude mais aussi de personnages humains et plein de faiblesses. C’est grace à ce cocktail que la série des Lethal Weapon fut un des fleurons du divertissement hollywoodien des années 80.
Scénariste peu prolifique mais constant dans la qualité de son travail, il reviendra en 1993 en écrivant l’excellente parodie de film d’action des années 80, Last Action Hero. Son ami John Mc Tiernan prendra un plaisir intense à faire exploser les clichés du cinéma d’action de la dernière avec l’appui même de sa figure principale, Arnold Schwarzenegger.
Le script de Black offre à nouveau des dialogues très bien écrits, un sens de la référence qui fait mouche ainsi qu’une très forte dose d’autodérision qui font de ce film une des grandes réussites en matière de parodie intelligente et efficace.

Kiss Kiss Bang Bang marque donc son premier travail en tant que réalisateur et le moins que l’on puisse dire est que si le style de Black n’a rien de révolutionnaire, ni de très signifiant, il à visiblement su aux cours de ses années de scénaristes emmagasiner nombre d’informations utiles en terme de réalisation.
En effet, il manie de façon agréable des effets de style voyants mais amusants qui ont conduit tant de cinéastes actuels à proposer des œuvres sans autre intérêt que les « trucs » qui ont permis de les fabriquer. Black évite donc le plus gros des écueils stylistiques même si ils charge souvent le trait ou prend un malin plaisir a monter des scènes entièrement sur des gimmicks de mise en scène. Il à l’intelligence de toujours s’arrêter à temps et de ne jamais abuser d’une bonne idée.
Par ailleurs c’est aussi grace à un scénario bien ficelé au niveau du rythme, des péripéties mais surtout centré autour de ses personnages que certaines affèteries visuelles ne prennent le dessus mais au contraire offrent un équilibre étonnant.
Le plus étonnant dans cette œuvre est de voir à quel point Black semble s’être trompé de décénnie et offre un « néo polar » brillant qui rappelle ceux de la grande époque du genre, le début des années 90 (Millers Crossing, Fargo, Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Romeo is bleeding, King of New York, State of Grace et j’en passe).
A l’image de ses brillants prédecesseurs, il offre un savant mélange d’intrigue complexe (impression souvent accentuée par le jeu sur le montage et la destructuration du temps au sein du film) , d’humour noir et référentiel et de personnages tordus mais attachants.
De plus, comme dans ce qui nous apparaît comme ses modèles des années 90, il réussit à afficher une « cool attitude » avec une facilité désarmante et sans la lourdeur et la prétention que nous parait y mettre maintenant le cinéaste proclamé maitre en la matière, Quentin Tarantino.
Afin de pouvoir proposer une telle nonchalance sans sombrer dans un film décousu, Black a su s’appuyer sur des personnages touchants à défaut d’être développés psychologiquement.
Robert Downey Jr, Val Kilmer et Michelle Monaghan jouent leurs roles respectifs à la perfection et trouvent ensemble un dynamique qui évite souvent au film de tomber dans une simple caricature boursouflée pour toujours rester dans l’exercice de style racé.

Au final le gros avantage de ce film fort divertissant et réjouissant est de remplir totalement son contrat sans jamais chercher à aller plus loin (point de fond faussement philosophique ou de leçcon de morale juste du « fun ») mais également à maintenir un niveau de qualité constant. Cette capacité à « assurer » ainsi dans tous les compartiments est rare et fait que nous suivrons désormais avec intérêt la carrière de réalisateur de Shane Black, pour peu que celui-ci ne tombe pas dans les travers de Tarantino qui nous semble maintenant malheureusement tourner à vide au sein de son propre systéme.




Image
L’image est présentée au format respecté de 2.35 :1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale est de façon logique excellente et constante. L’interpositif est immaculé et le grain limité au maximum.
Les couleurs sont majoritairement très stylisées donc irréalistes mais très bien rendues. Elles sont donc juste, constantes et parfaitement saturées.
Le contraste est impeccablement géré et évite toutes les brillances.
Les scènes sombres sont remarquablement rendues grace à des noirs vraiment purs et profonds en toutes circonstances.
La partie numérique est exempte de défauts notables mais nous tenont tout de même à signaler la présence de halos récurrent autour des visages qui sans être vraiment gênants sont tout de même repérables.

Un transfert impeccable qui rend parfaitement justice au film qu’il présente ce qui est somme toute nomal pour une œuvre aussi récente.




Son
Les trois bandes-son offertes sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) et Espagnol (Dolby 2.0 surround).

La dynamique de la bande-son multicanal anglais est excellente. Il en est de même pour sa présence et sa spatialité qui se hisse au niveau des réussites actuelles du genre.
La musique est impeccablement rendue sans aucune limita tion quelle qu’elle soit dans le haut ou le bas du spectre. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arrières sont utilisées avec parcimonie lors des scènes qui l’exigent et ce de fort belle façon.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et aucune trace de parasite ou distortion n’est audible et ce même à volume très élevé.
Les basses fréquences sont efficaces lorsque nécessaire et offre un surplus d’assise énorme à l’ensemble de la bande-son.

La bande-son multicanal française est d’un très bon niveau également amsi a nouveau handicapée par un doublage qui n’est pas à la hauteur. Quand à la piste Espagnole elle est très nettement en dessous du fait de l’utilisation inexplicable du Dolby Pro Logic et d’un doublage poussif.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.

Une bande-son d’excellente qualité qui sait ne pas trop en faire mais exploser lorsque nécessaire et ce pour le plus grand plaisir du spectateur.




Suppléments/menus
Une partie un peu décevante mais ce film se suffisant amplement à lui-même, rien de regrettable.
Le commentaire audio de Shane Black, Robert Downey Jr et Val Kilmer n’est certes pas le plus impressionnant que nous ayons pu entendre mais à l’image du film sait divertir intelligemment sans se prendre au sérieux. Si l’écoute complête du commentaire sera difficile à tenir, de nombreux passages informatif et sympathiques font qu’il mérite que l’on y prête une oreille.
Le segment suivent est une compilation de « gags » captés sur le vif durant le tournage dont la plupart ne sont pas vraiment drole mais donnent une bonne idée de l’ambiance sympathique qui à du régner sur le plateau.
Enfin pour terminer est offerte la traditionnelle bande-annonce de très bonne qualité et qui présente le film intelligemment sans trop révéler de son intrigue mais en appatant le spectateur.

Une section donc en dessous de ce qui se fait actuellement mais qui dans le même temps ne propose que ce qui semble nécessaire et évite un fastidieux et inutile making of vide de substance.





Conclusion
Une édition aux qualités audio et vidéo de haut niveau qui mettent totalement en valeur l’oeuvre qu’ils supportent. Les suppléments sont légers mais en parfaite adéquation avec le film.

Kiss Kiss Bang Bang est un pur produit de divertissement réussi qui joue sur beaucoup de plans pour le plaisir du spectateur, offrant aussi bien des dialogues cisélés et brillants, des situations délirantes, des acteurs en grande forme qu’une mise en scène juste à la limite du clinquant.




Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,2/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-09-20

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Kiss Kiss Bang Bang

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
103 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaire audio, gags et bande-annonce

Date de parution:
2006-08-15

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