Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

NeverEnding Story II, The

Critique
Synopsis/présentation
Écrit, réalisé et joué par une toute autre équipe que celle ayant réalisé le premier opus, The NeverEnding Story II emprunte de nouvelles avenues. Cette fois, Wolfgang Petersen fait place à George Miller (1945- ), plus connu pour ses réalisations télévisuelles. Ne pas confondre George Miller avec le producteur australien du même nom, celui de la série Mad Max (1979, 1981).
Dans cette deuxième aventure, Bastian (Jonathan Brandis) est appellé à agir dans le monde fantaisiste de Fantasia à la demande de Childlike Empress (Alexandra Johnes). Les humains ayant délaissé la lecture, le monde imaginaire qu'habite son compagnon Atreyu (Kenny Morrison) est appellé à disparaître. Privé de l'esprit créatif des écrivains, les mondes fictifs sont donc voués à disparaître. Malgré bien des obstacles et nombreuses embûches, Bastian fera tout pour dénouer l'impasse: redonner vie aux rêves et, par le fait même, à l'imaginaire.
Le noyau central de l'intrigue pourrait se résumer plus simplement. Un jeune aventurier naïf accompagné de son copain téméraire tentent de libérer une jeune princesse prisonnière d'un monde appellé à disparaître. Point. La présentation? Ouverture du générique sur fond étoilé. Les thêmes? La force intérieure en opposition au côté sombre de l'ennemi. Tentation du Mal mais victoire du Bien par l'espoir, le sacrifice, l'amitié, le pardon, l'entraide, la famille et, bien sûr, le courage...
Impression de déjà vu? Ouverture du générique sur fond étoilé. Un jeune apprenti-chevalier naïf contraint au métier de fermier se dévoue à la libération d'une princesse capturée par les forces du Mal, accompagné par un pilote de l'espace en cavale. On parle ici d'une trilogie qui pris naissance en 1977, nommée Star Wars! Effectivement, les emprunts de NeverEnding Story II (et de l'original!) à la trilogie de George Lucas (1944- ) sont nombreux. Le message lancé par la princesse (Childlike Empress / Princess Leia) annonce même à son sauveur (Bastian / Luke Skywalker) qu'il est son seul espoir (You're my only hope)... Le fanatique des aventures de Han Solo prendra ainsi plaisir à cerner les similitudes entre ces deux trilogies. Elles s'adressent toutes deux à un jeune public (d'abord), triomphent du Mal par le Bien et l'apport de la famille, non sans sacrifices ni choix douloureux.
Cette suite (datant de 1984) est beaucoup plus sombre, tout comme l'était l'épisode V de la saga Star Wars, mais également teinté d'humour. Évidemment, le tout demeure simpliste (on s'adresse d'abord aux enfants) et les valeurs conventionelles d'un film familiale sont fortement appuyés. Ainsi, le vide intérieur laissé par la mort d'un proche se voit comblé par un acte de gentillesse, l'amitié se révélant un baume pour la douleur humaine. En d'autres termes, donnez, et on vous le rendra au centuple! Très simpliste...
Ce film reçu un accueil mitigé lors de sa sortie en salles, plusieurs critiques reprochant au film son caractère plus violent.


Image
The NeverEnding Story II est présenté en format original de 2.35:1 d'après un transfert anamorphique. On retrouve également sur la deuxième face du disque une version du film en format plein écran (4:3).
Contrairement au premier film de la trilogie (évidemment plus âgé), cette suite profite de l'utilisation d'un interpositif d'excellente qualité. Aucun parasite n'est visible ou n'entache le visionnement du film.
La définition générale est tout a fait adéquate et laisse percevoir la richesse de la mise en scène. Jamais les décors et paysages n'auront paru aussi beaux sur support vidéo. Les couleurs paraissent justes, vivantes et bien saturées mais sans jamais déborder. Si on n'observe aucune fluctuation de la brillance, le contraste semble avoir été quelque peu accentué et cela pose un problème: la qualité des dégradés décoivent et, conséquemment, les noirs bloquent très rapidement.
Le transfert à proprement dit est de qualité; seul un léger fourmillement et de très légères traces de compression sont perceptibles. Aucune sur-définition excessives des contours n'entache l'image.


Son
Rien de moins que quatre bandes-son sont offertes sur cette édition, toutes au format Dolby Digital Surround 2.0. En plus de la version originale anglaise, des versions française, espagnole et portugaise sont ainsi accessibles.
Bien que dynamiquement limité, la bande originale offre tout de même une belle présence. Le son se révèle essentiellement des enceintes avant mais avec une spatialité et profondeur qui étonne considérant l'âge de la réalisation. Si la séparation des canaux est généralement adéquate, le chapitre 7 révèle quelques fluctuations acoustiques gênantes. Ainsi, la voix du Mal chevauche continuellement la canal central de même que celui à l'avant-droit...
La trame-sonore de Robert Folk est rendue avec une fidélté somme toute adéquate profitant même de quelques effets canaux à canaux particulièrement bien réussis. Les dialogues sont pour leur part naturels mais se concentrent à l'enceinte centrale avant. A quelques rares moments, ceux-ci occupent tout le champ sonore.
Les basses sont quasiment absentes, ce qui affecte l'impact de ce mixage. Néanmoins, cela est typique des enregistrements datant des années quatre-vingt.
Le doublage français (Dolby Digital 2.0 Surround) s'avère également satisfaisant. Ce mixage reproduit essentiellement les caractérisiques de la bande anglaise. Toutefois, on notera un peu moins de profondeur et des timbres de voix à la naturalité déficiente.



Suppléments/menus
Peu de suppléments pour cette édition.
Le seul véritable supplément sur lequel on peut se rabattre s'intitule Bastian's Challenge. À travers cinq énigmes, les enfants sont invités à démêler cinq verbes dont l'issue leur permettront de découvrir de quelle façon Bastian s'y est pris afin de sauver les habitants de l'île Fantasia.
La section Cast and Crew est peu étoffée. Tout au plus on retrouve le nom des interprêtes et les personnages joués. Aucune biographie ou filmographie....
Signalons que la bande-annonce originale est également offerte, d'après un transfert anamorphique ou non, selon le format d'image sélectionné (16:9 ou 4:3).



Conclusion
Si l'impact de cette deuxième aventure du jeune Bastian a été de loin inférieur à celui engendré par l'oeuvre originale de Petersen, le récit n'en demeure non moins dénué d'intérêt. L'image ici rendue répond aux normes de l'industrie, sans anomalies grossières ou gênantes. Certes, un remixage en Dolby Digital 5.1 aurait procuré un dynamisme accrue et un impact plus soutenu. Il n'en demeure pas moins que la reproduction sonore rendue par les quatres pistes présentes se révèle acceptable.
Concernant les suppléments, on repassera....
Logiquement, Warner a fixé le prix de cette édition tout juste en-deça des 15$ CA.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Sylvain Bourdon

Date de publication: 2001-09-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 RCA ColorTrak, Récepteur Denon AVR-2800, Lecteur Denon DVD-1500, enceintes Nuance / Energy, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
NeverEnding Story II, The

Année de sortie:
1989

Pays:

Genre:

Durée:
89 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1 et 1.33:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais

Suppéments:
Jeu-questionnaire, bande-annonce originale et générique

Date de parution:
2001-09-04

Si vous avez aimé...