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DVDEF

Dirty Harry (Clint Eastwood Collection)

Critique
Synopsis/présentation
Dirty Harry (1971) fut réalisé par Don Siegel. Siegel débuta sa carrière comme monteur au début des années quarante, on lui doit notamment le montage de Casablanca. Il se consacra par la suite à la réalisation, des films comme The Verdict (1946) Hell Is for Heroes (1962) mais surtout Dirty Harry jalonnent sa carrière. Dirty Harry ne marque pas la première collaboration entre Clint Eastwood et Don Siegel. Le réalisateur avait déjà fait appel au talent d'Eastwood dans Two Mules for Sister Sara (1969) et The Beguiled (1971). Eastwood gardera toujours une certaine admiration pour Siegel, il lui dédiera d'ailleurs son Unforgiven (1991).
Harry Callahan (Clint Eastwood) est inspecteur au service de police de San Francisco. Ses méthodes sont directes et sans compromis. Une jeune femme est tuée d'une balle alors qu'elle se baignait. Une rançon est éxigée par Scorpio auprès des autorités municipale, sans quoi d'autres gens seront tués. S'engage alors une lutte à finir entre le psychopathe et Harry Callahan.
L'intrigue est somme toute assez simple mais là n'est pas le principal intérêt du film. Ce qui fascisne le plus de cette oeuvre est toute l'idéologie que sous-tend le film. Ici la loi (les procureurs), les pouvoirs politiques (le bureau du Maire) voir même son propre corps policier sont incapables d'arrêter le tueur. Le personnage d'Harry Callahan s'en prend d'ailleurs verbalement à chacune de ces organisations sociales; aux avocats et aux procureurs, il dit très explicitement ¨The Law is Crazy¨. En fait ces institutions sont presque un obstacle à la vraie justice, celle qui doit châtier le criminel. Dirty Harry nettoie la ville des criminels, des psycopathes. Ses méthodes sont directes, sans compromis et non inhibées par des considérations sociales. L'arme qu'utilise d'ailleurs Dirty Harry symbolise parfaitement le personnage, il n'utilise par une arme sophistiquée et ne s'embête pas de technologie. Dirty Harry est muni d'un 44 Magnum, une arme de poing puissante qui d'un coup rétablit la justice.
Dirty Harry n'est pas un film policier, c'est un western. Callahan est le shériff qui surveille, juge et châtie. Il est le protecteur des honnêtes citoyens dans un monde sauvage (par extension le Far West). Ce film résume à lui seul toute une conception de l'Amérique (très à droite) où c'est par l'individu et non les institutions (impuissantes) que la justice peut se réaliser.



Image
Dirty Harry est présenté en format d'image original d'après un transfert anamorphique.
Ce n'est pas la première fois que ce film est offert en format DVD. Une première édition était paru en 1997, le transfert bien qu'anamorphique était criblé de parasites. En vue de cette nouvelle édition Warner a effectué un nettoyage numérique de l'image.
La définition est acceptable considérant l'âge du film (1971). L'image est généralement nette avec un niveau de détail tout à fait décent, à quelques occsasions on observe un grain de pellicule très évident mais ceci n'est pas un problème dû au transfert. La colorimétrie semble juste, la palette de couleurs est correctement reproduite malgré certaines séquences où l'ensemble parait un peu plus terne. Le rendu des régions les plus sombres n'est pas toujours optimum (blocage, dégradé moyen) mais là encore ce problème est inhérant à la photographie et non au transfert. Les tons de peau sont naturels.
Malgré un nettoyage numérique l'image souffre encore de quelques parasites mais rien de véritablement agaçant. On dénote une légère sur-définition des contours.


Son
Deux bandes sonores sont proposées sur cette édition: anglaise (Dolby Digital 5.1) et française (Dolby Digital 1.0 mono).
La bande sonore anglaise est un remixage 5.1 d'une bande à l'origine mono. La qualité de ce remixage est inégal, si d'une part on a gagné en fidélité et en largeur l'intégration de la trame sonore est agaçante. Celle-ci semble trop en avant du champ sonore et détonne face aux autres éléments.
Le son se déploie principalement des enceintes avant, l'usage des canaux d'ambiophonies se limite aux compositions de Lalo Schifrin et quelques effets d'ambiances. Outre la trame sonore, les voix et son d'ambiances ont un dynamisme limité mais avec une profondeur acceptable. Les voix sont nettes, intelligibles mais marquées à l'occasion par une légère distorstion. L'usage du canal .1 (LFE) se limite à la trame-sonore.
La bande sonore française (Dolby Digital 1.0) est de la mono acceptable mais sans plus. Le doublage de ce film fut fait en Europe, Dirty Harry devient Harry le Charognard, une traduction plutôt douteuse. Nous vous suggérons plutôt d'opter pour le sous-titrage français.
En plus de sous-titres français il y a option de sous-titrage en anglais et espagnol.


Suppléments/menus
Cette édition offre un bon lot de suppléments compte tenu du prix de cette édition (au environ des 16$ CA).
On retrouve en premier lieu un documentaire promotionnel nommé Original Documentary (1.33:1, anglais DD 2.0 mono) réalisé en 1971. D'une durée de sept minutes on nous montre le plateau de tournage et plusieurs séquences du film tandis qu'un narrateur explique les principaux enjeux du film. Une curiosité, sans plus.
Le supplément le plus intéressant de cette édition est sans conteste Dirty Harry: The Original. Ce documentaire (1.85:1, non-anamorphique) dure un peu moins de trente minutes. De façon surprenante on jette un regard assez lucide sur les thèmes de cette série. Entrecoupé d'extraits de films, plusieurs intervenants livrent leurs commentaires sur l'univers de Dirty Harry: Clint Eastwood, Arnold Schwarzenegger, Ted Post, Joel Cox et John Milius pour n'en nommer que quelques-uns. John Milius (scénariste de Magnum Force) livre sûrement les propos les plus pertinents sur Dirty Harry tandis qu'Eastwood élude tout le contenu social et politique de ces films...Un supplément bien fait qui synthétise promtement mais justement certains des enjeux.
Dans le cadre de la production de Dirty Harry: The Original on a réalisé plusieurs entrevues. On a réuni dans une section bien distincte (Interview Gallery) les segments d'entrevues inutilisés. On peut donc ainsi voir et entendre les mêmes intervenants élaborer un peu plus sur Dirty Harry. Les interviews varient en durée de une minute trente à près de six minutes et sont toutes présentées en format 1.85:1 (non-anamorphique).
Suivent une série de suppléments manuscrits: On Location (2 pages), Cast & Crew (1 pages), Behind the Scenes (2 pages) et Memorable Quotes (1 pages). Malheureusement ces textes sont très courts, l'information donnée reste superficielle ou anecdotique.
On retrouve finalement la bande-annonce originale du film (3 min.28) présentée en format original (anamorphique).




Conclusion
Dirty Harry a bien veilli, le personnage d'Harry Callahan a toujours autant d'impact et n`a pas perdu de son charisme. Warner nous offre une édition, techniquement, très acceptable. Les suppléments bien qu'inégaux offrent des moments très intéressants. Seule une piste de commentaires manque vraiment à l'appel. Ce titre est vendu à un prix oscillant aux alentours des 16$ CA.


Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-12-03

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Dirty Harry

Année de sortie:
1971

Pays:

Genre:

Durée:
102 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaires (2), entrevues, notes de production, bande-annonce

Date de parution:
2001-11-20

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