Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Lucky Number Slevin (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Alors qu’il se rend chez son ami Nick, en plein centre-ville de New York, Slevin Kelevra (Josh Hartnett) se fait tabasser et voler son portefeuille. Rendu chez son ami, il note l’absence de celui-ci, mais se met tout de même à son aise. Malheureusement pour lui, quand des fiers à bras d’un groupe de crime organisé vient réclamer l’argent que Nick doit au «Boss» (Morgan Freeman), Slevin a aucune façon de prouver qu’il y a erreur sur la personne. Pour effacer sa dette de 96 000$, le Boss lui donne comme mission d’assassiner le fils de son rival, surnommé «The Rabbi» (Sir Ben Kinsley). En retournant à l’appartement de Nick, Slevin est intercepté et amené de force chez le Rabin, qui lui annonce qu’il lui doit 33 000$ et ne lui donne que 48 pour ramasser l’argent.

En bout de ligne, Slevin doit trouver une façon de se tirer de ce pétrin, puisqu’en plus de devoir de l’argent à deux groupes criminels rivaux, il a un tueur à gage (Bruce Willis) et un policier fouineur (Stanley Tucci) à ses trousses. Ajoutez à cela un intérêt romantique pour sa voisine (Lucy Liu), et vous comprendrez vite pourquoi ce film se déroule à un rythme effréné.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.40:1 d’après un transfert 16:9 généralement bon.

L’interpositif utilisé n’affiche strictement aucun parasite, bien que le contraire nous aurait surpris pour un film aussi récent. La définition générale de l’image semble quelque peu inconsistante. Alors que les gros plans présentent un excellent niveau de détails (la scène entre Freeman et Kingsley vers la fin du film est un bon exemple), les plans d’ensemble paraissent parfois un peu flou. Heureusement, ce flou n’est qu’occasionnel et n’affecte pas tous les plans généraux. Les textures sont bien reproduites, avec précision et exactitude. La palette offerte dans ce film est plutôt limitée, dans le sens où les principaux décors affichent des couleurs froides, ternes et délavées (l’habituel New York gris et légèrement bleuté). Quelques environnements font exceptions, comme le bureau du Boss, avec ses couleurs naturelles de bruns et rougeâtre, ou l’histoire racontée en flashback, stylisée artistiquement d’un jaune vieillissant. Cependant, dans une situation comme dans l’autre, les couleurs demeurent naturelles et les tons de peau paraissent toujours corrects. Aucun débordement ou sursaturation n’est apparent. Le niveau de noirs est adéquat et les contrastes sont correctement gérés, évitant la surbrillance involontaire. Les dégradés sont fluides et mènent vers de noirs profonds et purs.

Numériquement, les problèmes demeurent mineurs, mais parfois visibles. Notons entre autre un halo parfois intrusif, causé par une suraccentuation des contours. Aussi, un léger effet de miroitement apparaît sur certaines textures lignées ou quadrillées.


Son
Deux bandes sonores Dolby Digital 5.1 sont disponibles, soit la version originale anglaise et le doublage français. Deux pistes de commentaires audio sont également offertes. La première laisse entendre les acteurs Josh Hartnett et Lucy Liu, ainsi que le scénariste Jason Smilovic. Le réalisateur Paul McGuigan monopolise la seconde.

Mélangeant action, drame et comédie, le mixage s’adapte en conséquence. Le dynamisme de la bande sonore rend l’expérience intéressante, alors que l’environnement sonore se veut particulièrement immersif. Bien que parfois en retraits, les canaux d'ambiophonies laissent entendre de nombreux sons d’ambiance (orage, foule, …) et quelques effets localisés bien choisis. On note également des transitions canaux à canaux. Le champ sonore avant offre une bonne stéréophonie, particulièrement lors des scènes plus actives. Les dialogues demeurent nets et intelligibles, sans défauts de captation ou de compression. Voilà un des rares films d’action où les dialogues sont primordiaux, particulièrement lors du dénouement final. La trame sonore se fait souvent entendre de tous les canaux, mais avec un appui plus soutenu provenant des avants. Les basses supportent très bien le mixage en général, alors que les extrêmes graves entrent en action lors des moments-clés du film (explosions, fusillades et autres effets sonores).

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont inclus.


Suppléments/menus








Conclusion
Peu connu du public américain, le réalisateur Paul McGuigan s’est fait un nom avec le film allemand Gangster No. 1, mettant en vedette Malcolm McDowell. La réalisation du film Wicker Park (adaptation de L’Appartement) lui donna la chance de mettre un pied à Hollywood, en plus de travailler avec Josh Hartnett. À voir tous les grands noms qu’il a obtenus pour Lucky Number Slevin, nul besoin de dire que McGuigan a réussi son entrée dans l’univers cinématographique hollywoodien.

L’édition offerte par Alliance-Atlantis (au Canada) est de très bon niveau, seulement quelques marches en dessous des grosses productions. L’image est de très bonne facture, avec seulement quelques défauts numériques pour lui faire perdre des points. Le mixage sonore est fonctionnel et offre quelques bonnes pointes de dynamisme. Les suppléments sont nombreux, informatifs et divertissants.


Qualité vidéo:
3,7/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2006-10-11

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Lucky Number Slevin

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
110 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Deux pistes de commentaires audio, scènes inédites (dont une fin alternative), documentaire et bandes-annonces.

Date de parution:
2006-09-12

Si vous avez aimé...