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DVDEF

Final Destination 3 (Thrill Ride Edition) (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Le premier film dans la saga des Final Destination aura certainement réinventé un genre cinématographique ou les adolescents sont systématiquement éliminés, pour ne pas dire massacrés. On se souvient maintenant du (fictif) vol 180 à destination de Paris, et des sept passagers qui en sont sorties vivant. La clientèle adolescente, très friande de ce genre, a évidemment incitée les producteurs à mettre la machine en marche pour une suite. En 2003, Final Destination 2 change de moyen de déplacement (fini les avions, on est sur la route). Jouant sur le moyen de transport préféré des Américains, le film élargit par la même occasion sa clientèle.

Avec le troisième volet, James Wong (scénariste et réalisateur du premier) opte pour un retour aux sources. Ainsi, on retrouve à nouveau un groupe d’adolescents comme victimes. Cependant, au lieu de continuer dans la lignée des moyens de transport avec une prémisse se situant dans un bateau ou un train, l’histoire débute plutôt dans un lieu de plaisir et de divertissement: Un parc d’amusement. Ici, l’accident initial concrétise une des plus grandes peurs des amateurs de sensations fortes, c’est-à-dire le bris d’une composante primordiale sur une montagne russe. Évidemment, le spectaculaire accident qui s’en suit est présenté de façon explicite et sanglante. Wendy Christensen (Mary Elizabeth Winstead), ayant eu la prémonition de l’accident, cause un branle-bas de combat (identique à celui du premier film) amenant sa sortie et celle de ses amis du manège.

Prenant en considération les événements du premier film, elle réalise qu’en plus de voir ses amis mourir dans l’ordre prévu, ceux-ci décèdent en fonction des photographies prises lors de la soirée au parc d’amusement. Luttant contre la montre, elle scrute chaque photo afin d’obtenir des indices sur ce qui causera la mort du prochain sur la liste de la Grande Faucheuse. Malheureusement, alors que ses amis la ridiculisent et ne croient pas ses avertissements, ils deviennent un par un la preuve indéniable de la véracité de sa théorie.


Image
Le film est présenté au format d’image respectée de 2.35:1 d’après un transfert 16:9.

Instauré depuis longtemps comme étant un des meilleurs studios en terme de transferts, New Line offre encore un produit d’excellent niveau. L’interpositif utilisé n’affiche strictement aucun parasite et l’image demeure propre tout au long du film. La définition générale de l’image est excellente, mais aurait tout de même pu être légèrement meilleure. Ceci n’empêche évidemment pas les textures d’être reproduites avec précision et un haut niveau de détails. Les décors de ce film sont souvent très complexes et ce transfert les rend bien. Un bon exemple de cela consiste en la scène se déroulant au centre de rénovation. La qualité de ce transfert permet de déceler les moindres détails des étalages et même d’identifier sans problème de quelle chaîne de quincailleries il s’agit (indice: Ces magasins ont vu le jour au Québec). Les couleurs commettent un sans faute, malgré le fait que de nombreuses scènes affichent une palette stylisée. Les éclats d’hémoglobine affichent fièrement un rouge vif digne des films d’horreur issues de la machine hollywoodienne. Aucun débordement ou sursaturation n’est à déplorer. Le niveau des noirs est impeccable, alors que les contrastes sont bien gérés. Les dégradés paraissent fluides et ne bloquent pratiquement jamais. Les noirs sont profonds et purs, sans traces d’effets fantômes.

Au point de vue numérique, les problèmes sont mineurs, pour ne pas dire absents. Aucun halo n’est visible et les macroblocs sont inexistants. Seul un léger fourmillement est parfois visible, mais peu dérangeant.

Dans le montage original, le changement de couche survient après environ 57 minutes et huit secondes.


Son
En tout, trois bandes sonores sont incluses avec cette édition: La version originale anglaise au format Dolby Digital 5.1 EX et DTS 6.1 ES, ainsi qu’un doublage français (européen) au format Dolby 2.0 Surround. Notez que les scènes ajoutées et l’option des choix sont entièrement traduites et doublées.

Dès la première scène du film, le mixage s’impose comme en étant un d’envergure, dynamique à fond et avec un environnement sonore particulièrement développé: La scène au parc d’amusement laisse entendre de nombreux effets localisés et sons d’ambiance, particulièrement durant l’accident. Alors que le film se poursuit, les canaux d'ambiophonies continuent de fournir un effort pour rendre l’environnement sonore immersif, soit pour l’ambiance ou pour le suspense. Les canaux avants ne sont pas négligés pour autant puisque ceux-ci offrent une excellente stéréophonie. Les dialogues, plus que facultatifs dans ce type de production, demeurent nets et intelligibles. Les cris de mort de certaines victimes sont particulièrement stridents, mais jamais le mixage ne laisse entendre de défauts de captation ou de compression. La trame sonore, envoûtante et mystérieuse, profite bien du potentiel du mixage multicanaux et n’empiète jamais sur les dialogues. Les basses sont très présentent, sans paraître trop artificielles. Pour les extrêmes graves, le canal .1 (LFE) se fait ressentir à plusieurs reprises et atteint une profondeur remarquable lors de certaines scènes.

L’édition canadienne offerte par Alliance Atlantis substitue les sous-titres espagnols par une traduction en Français, auxquels s’ajoutent ceux en Anglais. De plus, le film peut être accompagné des commentaires audio du scénariste/réalisateur James Wong, co-scénariste Glen Morgan et du directeur photo Robert McLachlan. Notez que la piste de commentaires audio ne s’applique qu’au mixage original.


Suppléments/menus
Après des mois de post-production, de tournages supplémentaires et montages modifiés, James Wong en est arrivé au film tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais dans le but de faire évoluer le DVD et en guise de coup publicitaire, il a travaillé de pair avec les producteurs de cette édition afin d’offrir une «expérience interactive révolutionnaire» intitulée Choose Their Fate. Plus précisément, à certains moments du film, le spectateur a le choix entre deux options. À première vue, les choix semblent anodins, mais ceux-ci ont une influence directe sur l’histoire à cours ou à long terme. Par exemple, un choix peut amener la survie d’un personnage, mais causer son arrestation ultérieurement. Sinon, le choix peut tout simplement changer la façon de mourir de la victime. Aussi, ces différentes voies peuvent mener à des fins alternatives au film (dont une après seulement 22 minutes). En bout de ligne, les chemins que peuvent emprunter le film permettent une inclusion plus fluide des scènes rejetées au montage ou des modifications apportées au scénario. Définitivement, cette innovation dans l’univers des DVD se veut une variante intéressante du principe de l’aiguillage automatique (seamless branching).

Tel que mentionné précédemment, le second supplément présent sur le premier disque consiste d’une piste de commentaires audio en compagnie du scénariste/réalisateur James Wong, co-scénariste Glen Morgan et du directeur photo Robert McLachlan. Ceux-ci abordent différents sujets de la production du film. Par exemple, il est cocasse, mais tout à fait justifié, de noter que très peu de marques de commerces sont affichés durant le film. Qui voudrait aller à un parc d’attraction où les montagnes russes sont défectueuses et magasiner dans un quincaillerie aussi dangereuse. Dans cette dernière, toutes les façades de produits ont dû être changées afin de ne pas associer une marque à la mort d’un personnage. Wong élabore aussi sur les différentes scènes alternatives et nombreuses réécritures du scénario. Des sujets plus techniques, comme les plans de caméra, les effets spéciaux, etc. sont aussi explorés.

Le premier disque est complété d’une poignée de bandes-annonces pour des films distribués par New Line ou Alliance-Atlantis.

Sur le deuxième disque, «It’s all around you» consiste d’un dessin animé qui aborde avec humour et ironie des statistiques reliées à la mort. Bien qu’aucun lien direct ne soit établit avec le film, aborder la mort de cette façon nous amène à la conclusion que la peur limite notre liberté et que la mort est inévitable. Sept minutes bien passées.

Quand le célèbre critique de film Roger Ebert a émis ses commentaires sur le tout premier Final Destination, il l’a qualifié de «Dead Teenager Movie» (film d’adolescent mort). Un segment sur le deuxième disque est donc consacré à cette description, comparant le sort réservé aux adolescents dans différents films d’horreur (tous distribués par New Line) et comment ceci attire ultimement cette même clientèle. Il aborde également l’évolution de ce style de films, passant des «Slasher» aux «Dead Teenager Movie». (25 minutes)

Kill Shot : The Making of FD3 est la pièce de résistance de ce disque. Contrairement aux éditions qui offrent de maigres suppléments promotionnels, ce documentaire de près de 90 minutes aborde chaque étape de la production du troisième volet en détails. L’option de regarder ce documentaire en un seul bloque ou en dix chapitres permet d’accéder plus facilement au segment voulu. Avec de nombreuses entrevues et séquences filmées en coulisse durant le tournage, aucun détail n’est négligé. Ceci nous permet de voir toute la complexité qui mène à la création d’un film.

Extended Police Station Scene, comme son nom l’indique, consiste en la scène à la sortie du poste de police dans sa version intégrale, en une seule prise continue de deux minutes et 30 secondes.

Ensuite viennent les suppléments habituels comme les entrevues promotionnelles, la bande-annonce et les publicités télévisées.







Conclusion
En tant que film, Final Destination 3 est loin d’être un chef d’œuvre, mais représente un divertissement intéressant pour la clientèle visée. En d’autres mots, il s’agit tout simplement d’un nouveau chapitre dans une autre franchise de films d’horreur (ou d’humour noir). Cependant, les chances que la série des Final Destination atteigne les plateaux de ses prédécesseurs comme Nightmare on Elm Street ou Friday the 13th sont plutôt minces. Au niveau technique, c’est une toute autre histoire. Le transfert offert par New Line est d’excellente qualité, mais pas tout à fait à la hauteur de leurs meilleurs. Le mixage sonore est également réussi, avec un environnement sonore très développé et immersif.

On ne peut évidemment pas passer à côté des suppléments inclus avec cette édition. L’adaptation de l’aiguillage automatique pour en faire un film «dont vous êtes le héros» donne beaucoup plus de valeur au montage grâce à l’inclusion de scènes inédites et résultant en des fins alternatives. Une technique à l’avenir prometteur. Pour le reste, les entrevues et documentaires intéresseront ceux qui veulent s’aventurer plus en profondeur dans l’univers des films d’horreur en général ou de celui-ci en particulier. Au passage, félicitations à New Line pour la production de suppléments au format 1.78 :1 d’après un transfert 16:9.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
4,3/5

Rapport qualité/prix:
4,3/5

Note finale:
4,3/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2006-09-18

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Final Destination 3

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Anglaise DTS ES 6.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Aiguillage automatique, choix de destins, piste de commentaires audio, dessin animé, documentaire, rétrospective des films d'horreur, entrevues promotionnelles et bandes-annonces

Date de parution:
2006-07-25

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