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DVDEF

Valentine

Critique
Synopsis/présentation
Décidemment, les adolescents ne semblent pas se lasser des films d'horreur. Au rythme où sont produits les I Know What you did Last Summer, Urban Legends et maintenant Valentine, il faut croire qu'il s'agit d'un marché lucratif. Malgré quelques ratés. Valentine est tout à fait typique des productions d'horreur mise en marché par la machine hollywoodienne depuis vingt ans. A l'aube des années Reagan (fin soixante-dix/début quatre-vingt), lors du retour de la droite aux États-Unis, sont parus Halloween et Friday, the Thirteen. Le code moral tenu par ces deux films fut presque une extension idéologique des valeurs conservatrices Reaganiennes.
Dans ces réalisations, seul le personnage le plus vertueux ou n'ayant pas commis de faute morale sauvera sa peau. Le tueur, dans ces films, est bien plus qu'un personnage fou ou déséquilibré, il est gardien de la vertu et de la morale puritaine: il tue les déviants ou ceux qui ne respectent pas la bonne voie. Valentine, vingt ans plus tard, véhicule les mêmes code moraux...
En 1987, lors d'une soirée dansante, le jeune Jeremy, souffre-douleur de l'école, cherche désespérément une jeune fille qui voura bien danser avec lui. Toutes lui refuse une danse, certaine avec des mots méprisants. Une seule accepte de l'accompagner, mais pour ensuite le renier cruellement. Treize ans plus tard, ces jeunes filles, devenues femmes, reçoivent une à une de mystérieuses cartes de la St-Valentin. L'heure de la vengence a sonné...
Jamie Blanks, à qui l'on doit Urban Legends, signe ici une réalisation tout a fait convenue et prévisible. Le seul vrai/faux enjeux du scénario est de découvrir qui est le véritable coupable, l'esprit avertit (qui décompose le code moral) en fera la déduction. Le jeu des acteurs (Denise Richards, David Boreanaz, Marley Shelton, Jessica Capshaw, Daniel Cosgrove) se passe de tout commentaires...



Image
Valentine fut filmé en Super 35 et est ici présenté en format original d'après un transfert anamorphique.
Le visonnement de cette édition permet encore une fois de constater les énormes progrès qu'a fait Warner au niveau technique. La définition de l'image est excellente et laisse percevoir les détails et textures. La balance des couleurs tend volontairement vers le rouge mais est solidement rendue. On n'observe aucun débordement des couleurs ou sur-saturation excessive. Les tons de peau, quoique toujours un peu chauds, sont d'aspect agréable. Le brillance, tout comme le contraste, demeure stable; aucune flustuation n'est perceptible. Les parties sombres sont, somme toute, bien dégradées, malgré que certains détails semblent parfois bloqués.
Aucun parasite visuel n'entache l'image. Un léger fourmillement occasionel, ainsi qu'une subtil sur-défintion des contours, sont les défauts les plus marquants de ce transfert.




Son
Deux bandes sonores sont ici offertes: anglaise et française Dolby Digital 5.1.
Le mixage anglais Dolby Digital 5.1 est particulièrment actif et dynamique. On a correctement balancé cette bande-son entre la trame-sonore, les effets d'ambiance, le tout sans jamais écraser les dialogues. Le trame sonore est rendue avec fidélité et présente une séparation stéréophonique plus qu'évidente. Les dialogues sont correctement intégrés au mixage et démontrent une sonorité d'aspect naturel. Le sens de l'immersion, la spatialité est impressionante; qu'il s'agisse de la profondeur des champs sonores avants ou des effets d'ambiophonie, ceux-ci sont ici utlisés à leur plein potentiel (scènes de l'exposition (moniteur vidéo)). Une utilisation fréquente est faite du canal .1 (LFE) majoritairement pour la trame-sonore.
Malheureusement le doublage français (Dolby Digital 5.1) est plutôt mal intégré. Les dialogues semblent trop dirigés à l'avant du champ sonore général et masquent la subtilité des effets d'ambiance.
Il y a option de sous-titrage en anglais, français, portugais et espagnol.




Suppléments/menus
Premier supplément de cette édition: une piste de commentaire audio du réalisateur Jamie Blanks. Le cinéaste traite surtout du montage et de la mise en scène de ce film. Il fait régulièrement mention de scènes filmées différemment ou retranchées. On peut aisément déduire que Jamie Blanks a obéit à des consignes dans le montage du film en vue de satisfaire les responsables du studio. Là est peut être un des problèmes du film; à faire sans cesse des concessions, on finit par édulcorer son oeuvre. Si il y a un seul supplément à écouter c'est celui-ci. Toutefois il faut vraiement porter attention aux commentaires tant le réalisateur parle rapidemment.
Suit un segment nommé Club Reel. Ce supplément (3 min.) est en fait un montage des séquences clé du film sur un musique du groupe Orgy. Vraiment pour les plus passionnés du film...
Studios Extras est un court segment de huit minutes où l'on a assembler, sans trop de cohérence, les commentaires des actrices, du réalisateur, du producteur. Les commentaires sont entrecoupés d'extraits du film. Outre le fait que l'on peut voir une scène retranchée au montage, Studios Extras n'est pas un supplément très informatif.
On retrouve finalement la filmographie des principaux acteurs du film et une curieuse bande-annonce du film qui ne montre aucune image du film.





Conclusion
Que dire de Valentine? Si vous aimez les Urban Legends et autres films du genre, cette réalisation vous plaira à coup sûr.
L'image est sans aucun doute d'une qualité impressionante tandis que la bande sonore procure, à quelques occasions, des effets interessants. Le prix de cette édition a justement été fixé aux alentours des 16$ CA.




Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,6/5

Suppléments:
2,8/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-07-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Valentine

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
96 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audio, documentaire, segment musical, filmographies, bande-annonce.

Date de parution:
2001-07-24

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