Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Thir13en Ghosts

Critique
Synopsis/présentation
Avec une soixantaine d'oeuvres jalonnant sa carrière, William Castle a été l'un des plus prolifiques réalisateurs d'horreur. L'homme est maintenant reconnu pour avoir offert des films de qualité moyenne mais souvent novateurs. Les procédés qu'il a utilisé pour attirer le public à ses projections sortaient de l'ordinaire : une police d'assurance protégeant les spectateurs s'ils mourraient de peur (Macabre), des squelettes de plastiques projetés dans la salle (House On The Haunted Hill), un système de votation sur la conclusion du film (Mr. Sardonicus) et même des bancs donnant des petits électrochocs (The Tingler). Ré-imaginer les oeuvres de William Castle; c'est cet objectif que les producteurs Joel Silver (The Matrix, Lethal Weapon), Robert Zemeckis (réalisateur de Cast Away et Back To The Future) et Gilbert Adler (reconnu pour son travail comme producteur et réalisateur des séries télévisées Tales From The Crypt et Freddy's Nightmares) ont créé Dark Castle Entertainment, une société de production. Après une première expérience plus ou moins concluante (House On The Haunted Hill), les artisans de Dark Castle se sont intéressés au fantomatique Thir13en Ghosts.
L'intrigue de déroule au manoir de Cyrus Kriticos (F. Murray Abraham), un millionnaire on ne peut plus excentrique. Son dernier projet est de capturer les douze fantômes les plus terrifiant du monde et de les enfermer dans sa demeure. Il n'en reste plus qu'un à obtenir lorsque les choses tournent mal. Malgré l'aide du psychique Dennis Rafkin (Matthew Lillard), Kriticos devra payer de sa vie pour réussir à emprisonner l'ultime spectre.
Thir13en Ghosts prend son envol lorsque le neveu du millionnaire hérite de l'étrange manoir. Arthur Kriticos (Tony Shalhoub), ses enfants Kathy et Bobby (Shannon Elizabeth et Alex Roberts) et leur gardienne Maggie (Rah Digga) sont captivés par l'étrange demeure. Tous les murs du manoir sont faits de verre et sur chacun d'eux sont gravées d'étranges inscriptions en latin. Leur intérêt tourne soudainement au cauchemar lorsque les portes de la maison se referment derrière eux et les rendent prisonniers.
Les douze fantômes, plus terrifiants les uns que les autres, sont alors libérés un à un et s'en prennent furieusement aux Kriticos. Afin de survivre, ceux-ci devront tenter d'élucider les différents mystères du manoir. Ils comprendront bien assez rapidement qu'il y a beaucoup plus que leurs vies en jeu...
Lors de la projection du film en 1960, William Castle remettait à tous les spectateurs une paire de lunettes qui leur permettait de voir les fantômes. Les séquences présentant les spectres utilisaient ainsi la technologie du cinéma 3D. Ce procédé, qui avait fait son apparition au cours des années vingt, utilisaient deux images différentes filtrées par les lentilles colorées des lunettes (habituellement rouges et bleues). Castle poussa le mise en marché un peu plus loin en suggérant au public que les lunettes les aideraient même à voir les fantômes à l'extérieur du cinéma!
Dans l'esprit de la version originale du film, les personnages de Thir13en Ghosts (2001) doivent porter des lunettes afin d'être en mesure de pouvoir observer les fantômes dans le manoir. Cette idée laisse place à des séquences intéressantes pendant lesquelles cohabitent spectres et humains.
La réalisation de Thir13en Ghosts a été confiée à un ancien artisan d' ILM, Steve Beck. Il s'agit d'un retour pour Beck qui a été plutôt discret depuis quelques années. Par le passé, il avait agit en tant que directeur artistique des effets spéciaux pour The Hunt For The Red October (1990), The Abyss (1989) et Indiana Jones And The Last Crusade (1989).
Le passé de Beck marque le film du début à la fin. En effet, Thir13en Ghosts mise à priori que sur les effets visuels. Beck a choisi Charles Belardinelli (What Lies Beneath, House On The Haunted Hill) comme responsable des effets spéciaux. Les maquillages des différents fantômes font partie des plus impressionnants présentés dans le cinéma d'horreur depuis très longtemps. Au lieu d'utiliser l'animation par ordinateur, Beck a misé sur de véritables acteurs. Les fantômes sont ainsi hyper-réalistes et sont bien différents des spectres semi-transparents que nous sommes habitués de voir. On a de cette façon véritablement droit à du cinéma d'horreur que les puristes du genre apprécieront.
Malgré un fil narratif plutôt mince, Thir13en Ghosts se laisse regarder. Le rythme effréné du film contribu sûrement a faire oublier la logique douteuse du scénario. Si Thir13en Ghosts n'est pas une réalisation tout a fait achevée, il reste néanmoins que sur le plan visuel ce film impressione.



Image
Thir13en Ghosts est présenté en format original (1.85:1) d'après un transfert vidéo anamorphosé d'une exceptionelle qualité.
L'interpositif utilisé ne présente aucun grain ni imperfections. Le définition étonne par sa précision et son piqué. Jamais aucun plan ne parait flou ou ne manque de détail. La palette de couleur, souvent tamisée, est superbement reproduite; il n'y a ni confusion ou débordement. Les parties sombres offrent des dégradés subtiles et un niveau de détail très satisfaisant. Les noirs sont, de leur côté, purs et profonds. Le contraste est parfaitement ajusté et la brillance n'affiche aucune fluctuation.
Ce transfert ne souffre d'aucun défaut de compression et on doit applaudir l'absence totale de sur-définition des contours. A peine remarque-t'on un très léger grain lors de certaines séquences.



Son
Cette édition offre deux bandes-son, une anglaise Dolby Digital 5.1 et l'autre française Dolby 5.1 Surround.
À l'instar de la présentation visuelle, le mixage anglais Dolby Digital 5.1 est d'une excellente qualité. Le mixage est actif et puissant. L'image stéréophonique est articulée et offre une bonne profondeur. L'environnement sonore se déploie de tous les canaux. On dénote une utilisation agressive des enceintes arrières.
La trame musicale est une création de John Frizzell (Teaching Ms. Tingle, Dante's Peak). Celle-ci est rendue avec fidélité tout au long du film et ajoute à l'atmorsphère envoûtant du manoir de Cyrus Kriticos.
Les dialogues sont quant à eux naturels et bien intégrés au mixage. Les basses sont bien étalées et on dénote une fréquente utilisation du canal .1 (LFE).
La bande-son française Dolby Digitale 5.1 est toute aussi dynamique, à la hauteur de sa contre-partie anglaise mise à part un champ sonore avant un peu moins profond.
Des sous-titres optionels sont disponibles en anglais, français et espagnols.



Suppléments/menus
Cette édition de Warner Home Video offre une quantité respectable de suppléments qui sont pour la plupart de qualité supérieure à la moyenne.
Il est tout d'abord possible d'écouter une piste de commentaires audio. Cette piste est animée par Sean Hargreaves, chargé de la direction artistique, par Howard Berge, responsable des maquillages du film ainsi que par le réalisateur Steve Beck. Les trois artisans, tous forts de solide connaissances techniques, nous présentent les détails de la création des effets spéciaux du film. Tout y passe : les maquillages, les décors, les effets numériques ainsi que tous les autres petits détails de la production. Le résultat nous montre comment l'équipe de Dark Castle a réussit à produire un film techniquement impressionnant avec un budget somme toute assez limité (20 millions).
La section suppléments nous offre ensuite un documentaire sur la production du film. À l'image de la piste de commentaires audio, le segment d'une vingtaine de minutes s'intéresse principalement au enjeux techniquex de l'oeuvre. Le documentaire est d'une qualité surprenante et les informations qui y sont divulguées sont très intéressantes. On y voit entre autres une séance de maquillage d'un des fantômes ainsi que le montage des quelques séquences en CGI. Pour une fois, on s'éloigne du documentaire promotionnel et on va directement au but en présentant des images montrant l'équipe de production en plein travail. On peut également en apprendre plus sur les difficultés amenées par les décors de verre sur le plan de la photographie.
Il est ensuite possible de visionner une section appelée Ghost Files. Cette section interactive nous offre l'histoire de chacun des fantômes du film. Le résultat est surprenant considérant qu'aucune des informations n'étaient abordées dans le film. Quoique plutôt courts (environ une minute), les douze segments nous font voir chacun des personnages de façon différente.
Cette édition offre également une courte biographie de William Castle ainsi que des principaux artisans du film. On retrouve également un vidéo-clip (la pièce Excess du groupe Tricky) ainsi que la bande-annonce originale (présentée en format 1.85:1 anamorphosé).




Conclusion
Thir13en Ghosts ne plaira pas à tous, mais quoi qu'il en soit l'édition DVD préparée par Warner est remarquable : le transfert vidéo est quasi de référence, les bandes-son percutantes et les suppléments ont le mérite d'aller droit au but. Notons que l'équipe de Dark Castle Entertainment travaille acutellement à une nouvelle adaptation d'un classique de William Castle : Macabre.



Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,7/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Steve Tremblay

Date de publication: 2002-04-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Samsung HCL5515W, Récepteur Harman/Kardon AVR310, Lecteur DVD Panasonic RP91, enceintes Cerwin Vega, câbles Accoustic Research

Le film

Titre original:
Thir13en Ghosts

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
91 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Anglais (CC)
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaire, documentaires, vidéo-clip, biographie de William Castle, bande-annonce

Date de parution:
2002-04-02

Si vous avez aimé...