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DVDEF

Catch Me If You Can

Critique
Synopsis/présentation
Tiré du livre éponyme et autobiographique de Frank W. Abagnale Jr., ce film est une conclusion plutôt positive à la trilogie non-officielle de "l'homme qui court" de Steven Spielberg, après les sombres A.I. et Minority Report.

Frank Abagnbale (Leonardo DiCaprio), un adolescent de 16 ans, réagit très mal au divorce de ses parents et décide de fuir plutôt que de devoir choisir avec lequel vivre. Profitant de son charme et de son assurance naturels, il se met à utiliser de fausses identités et devient un expert dans l'art de forger de faux chèques et de les faire encaisser par les banques. Assez rapidement le FBI est à ses trousses, et c'est l'agent Carl Hanratty (Tom Hanks) qui est chargé de son, et en fait très rapidement une affaire personnelle. Même s'il aimerait parfois se poser, Frank, constamment traqué, est constamment obligé de changer d'endroit, de nom et de vie pour échapper à Hanratty.

Si le ton du film est généralement enlevé, des notes plus graves sont apportées par la relation entre Frank et son père (Christopher Walken), et son désir pathétique de le réconcilier avec sa mère (Nathalie Baye) qui l'a quitté pour un autre homme.

Si l'histoire n'est pas forcément toujours amusante ou gaie (le sujet est tout de même d'un jeune homme fuyant la désintégration de sa famille), le ton général du film est tout de même nettement positif, infiniment plus que le très sombre Minority Report. Le ton est donné dès le début, par un générique superbe et très graphique, et ensuite par une réalisation enlevée et dynamique servie par une photographie très colorée que l'on doit encore une fois à Janusz Kaminski, éternel collaborateur de Steven Spielberg, qui nous prouve encore une fois qu'il a plus d'une corde à son arc. La photographie et la direction artistique font de ce film un véritable bonbon, qui nous rappelle l'insouciance et la légèreté des années soixante. Ce côté coloré un peu exagéré nous rappelle aussi que cette époque est révolue, et que quelqu'un qui voudrait imiter la carrière de Frank Abagnale aurait la partie nettement moins facile de nos jours.

La musique de John Williams s'accorde particulièrement bien à cette ambiance rétro et colorée. L'interprétation oferte par les acteurs est globalement excellente, rendant tous les personnages attachants. Leonado DiCaprio, après Gangs of New-York, tourne définitivement la page sur le ralentissement que sa carrière avait subi après le succès planétaire de Titanic, et prouve qu'il est un très bon acteur. Les performances de Tom Hanks (Forrest Gump, Saving Private Ryan) et de Christopher Walken (Kings of New-York, Suicide Kings) sont elles aussi très intéressantes et particulièrement justes.

Les habitants de Québec et les touristes ayant visité cette ville auront le plaisir de reconnaître certains endroits employés comme décors dans ce film (qui a été tourné entre autres à New-York, en Californie, à Montréal et à Québec).

Sans être inoubliable, ce film est un excellent divertissement, et le plaisir évident qu'ont eu ses créateurs et interprètes à le faire est palpable.


Image
Bien que le boîtier affirme que l'image est au format respecté de 1.85:1 d'après un transfert optimisé 16:9 (dit anamorphosé), elle est en fait légèrement recadrée afin de remplir complètement le format 1.77:1 du 16:9.

La définition est très bonne, d'une belle netteté, l'interpositif utilisé étant manifestement de bonne qualité. Les détails et les textures sont d'une finesse tout à fait satisfaisante, et rendent justice à la très belle photographies du film. Le seul problème lié au transfert du film proprement est le grain parfois visible, sans doute dû au type de pellicule employé. Ce défaut est cependant mineur, le grain étant naturel et loin d'être dérangeant.

Les couleurs sont impeccables, le très beau travail du directeur de la photographie Janusz Kaminski (le directeur photo attitré de Spielberg) est fidèlement respecté. Les couleurs sont justes, souvent saturées (pour donner au film son aspect bonbon) sans perdre en naturel. Aucun débordement n'est à déplorer. La brillance (niveau des noirs) et le contraste sont impeccablement gerés tout au long du film. Les noirs sont bien profonds, et les zones sombres sont bien détaillées, avec des dégradés impeccables.

L'encodage numérique ne montre aucun défaut majeur. La surdéfinition des contours est plutôt discrète, et les seuls défauts de compression visibles sont des "échos" se manifestant autour de certains contours (mais un peu plus éloignés que les parasites liés à la surdéfinition des contours) et sont plutôt rares.

Le transfert qui nous est proposé ici est d'un très bon niveau, les petits défauts énoncés plus haut se laissent oublier devant la qualité générale de l'image.



Son
Le film est proposé en Anglais (DTS 5.1, Dolby Digital 5.1, Dolby Surround 2.0) et en Français (Dolby Digital 5.1), avec en option des sous-titres Anglais, Français et Espagnols.

La bande-son principale (DTS 5.1) offre une belle dynamique, une présence convaincante et une spatialité maîtrisée. Le champ sonore, pas forcément démonstratif, est très réaliste. Le sujet et le ton du film ne s'y prêtant pas, cette bande-son n'est pas franchement tonitruante, mais au contraire mesurée et réaliste. La trame sonore, qui utilise souvent les canaux ambiophoniques, s'intègre particulièrement bien à ce mixage multicanal.

Les effets sonores, quand à eux, sont bien localisés, la séparation des canaux et les quelques effets de transition sont d'un bon niveau. L'utilisation des canaux d'ambiophonie pour les effets sonores est adéquate.
Les dialogues sont bien intégrés et parfaitement intelligibles dans la version anglaise comme dans la version française.
Les basses sont présentes sans excès, et font un usage adéquat du canal .1 (LFE).
Les versions Dolby Digital 5.1 sont légèrement en retrait au niveau de la dynamique et de la séparation des canaux, mais rien de bien méchant.

Les sous-titrages en anglais, français et espagnol sont proposés non seulement sur le film, mais aussi pour les documentaires présents sur le disque de suppléments, ce qui est un très bon point.



Suppléments/menus
Les suppléments sont rassemblés sur le second disque (simple couche) de cette édition. Les menus animés du disque sont particulièrement réussis.

Les menu principal du second disque permet d'accéder à de nombreux documentaires et à quelques sous-menus. Les documentaires ont bien entendu été réalisés par Laurent Bouzereau, collaborateur habituel de Steven Spielberg pour les suppléments.

"Catch Me If You Can" behind the camera (17:08) est un documentaire assez classique sur la production du film, intéressant bien que parfois complaisant, où on apprend entre autres que c'est Leonardo DiCaprio qui a proposé le projet à Spielberg et non l'inverse.

Cast me if you can : The Casting of the film (28:27) est un ensemble de documentaires sur les acteurs principaux du film, le pourquoi de leur choix et leur engagement dans le projet. Un menu permet de les regarder séparément, avec une option permet de les regarder bout à bout comme un seul dcumentaire.

Scoring "Catch Me If You Can" (5:24) porte sur la trame sonore composée par John Williams. Celui-ci insiste sur l'esprit particulier et l'originalité qu'il a développé dans cette trame sonore.

Frank Abagnale : Between Reality and Fiction est un entretien avec le vrai Frank Abagnale, où il nous parle de sa vraie vie et de ce qui a été modifié dans le film. Ce documentaire passionnant a malheureusement été découpé en segments et il n'y a inexplicablement pas d'option permettant de les regarder bout à bout. Les segments sont : Meet Frank Abagnale (5:20), une introduction ; Frank Becomes a Pilot (4:09), sur comment il s'est fait passer pour un copilote de la Pan Am ; Frank's Careers (2:00), sur ses autres métiers (médecin, avocat, professeur) ; et enfin Frank Gets Caught ant Turns His Life Around (3:35), sur sa vie après qu'il se soit fait attraper.
The FBI Perspective (7:05) est une entrevue avec un ex-agent du FBI utilisé comme consultant sur le film, qui parle de son travail et de ce qu'il connaît du vrai Carl Hanratty.
Catch Me If You Can In Closing (4:58) est une conclusion à cet ensemble de documentaires (qu'on pourrait considérer comme un seul grand, si seulement il y avait une option pour regarder tous les éléments bout à bout).

Le menu Archives permet d'accéder aux autres suppléments, à savoir des galeries de photos, des bio/filmographies des acteurs et réalisateurs du film, et enfin deux ensembles de notes de production, Colorful Characters et A Colorful Time.

Ces suppléments sont dans l'ensemble très intéressants (surtout les documentaires sur le vrai Frank Abagnale). Il est dommage qu'il n'y ait pas d'option permettant de les regarder d'un seul coup comme un seul grand documentaire. Il est aussi dommage de constater que ces documentaires, bien que cadrés au format de 1.78:1 nous soient livrés en 4:3 (avec des bandes noires) ce qui peut être frustrant pour les possesseurs de téléviseurs 16:9 n'offrant pas d'option zoom et qui se retrouveront avec un épais cadre noir tout autour de l'image.



Conclusion
Cette édition est tout à fait à la hauteur de ce très bon film, avec une très belle qualité d'image et de son. Les suppléments sont eux aussi fort intéressants, surtout si l'on tient compte de la dimension biographique de ce film. On notera aussi que les menus animés du premier disque correspondent tout à fait à la charte graphique du générique, et sont très réussis. En bref un titre DVD tout à fait recommandable.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,6/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2003-05-14

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4/3 Panasonic 36

Le film

Titre original:
Catch Me If You Can

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
141 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Dreamworks

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaires, Galeries, Biographies, Notes de production

Date de parution:
2003-05-06

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