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DVDEF

Dark Angel (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
Mais où diable est-il passé James Cameron ? À l'apogée de sa carrière en 1997 suite au succès phénoménal de son Titanic, il est par la suite complètement disparu du circuit hollywoodien. Pourtant, avec le plus gros succès commercial de l'histoire et plusieurs Oscars en poche, Cameron avait toute la notoriété voulue pour produire absolument n'importe quoi. Mais plutôt que de profiter promptement de cette notoriété, Cameron a choisi de se tenir à l'écart du circuit hollywoodien. Certains prétendent qu'il a simplement voulu fuir la pression et les attentes soulevées par un projet suivant le succès de Titanic. D'autres suggèrent que le réalisateur était tout bonnement à cours d'idée. Une autre hypothèse veut que Cameron ait pris une retraite volontaire pour travailler sur quelques projets personnels et de moindre envergure. Mais quelle hypothèse reflète le plus la réalité ? Peut-être un peu des trois, en fait. Une chose est certaine, Cameron est bien loin d'être resté complètement inactif durant toutes ces années. Il a bel et bien travaillé sur quelques projets, dont la production inachevée d'un ambitieux film d'animation en CGI (effets générés par ordinateur) nommé Avatar. Il a également travaillé avec son frère à la conception d'une caméra IMAX 3-D de très petit format et supportant une pression énorme. Cette caméra lui permis d'ailleurs d'explorer une nouvelle fois le Titanic pour en tirer un documentaire intitulé Ghosts of the Abyss. Il a aussi mis sur pied une série-télévisée plutôt ambitieuse nommée Dark Angel, sur laquelle nous reviendrons. Cameron n'était donc pas à cours d'idée ou de projet. Mais peut-être n'a-t-il pas trouvé de projet à la hauteur de sa réputation ?

Quoi qu'il en soit, son seul nom affilié à la série Dark Angel aura suffit à lui attirer un intérêt médiatique et public des plus enviable. D'ailleurs, toute la publicité entourant la diffusion des premiers épisodes de la série insistait grandement sur le fait queCameron lui-même qui avait créé la série et qu'il s'agissait de son premier ouvrage depuis Titanic. Les attentes étaient évidemment grandes, d'autant plus que la Fox avait investi une sommes considérable d'argent dans la production de la série. En général, les attentes ont été comblées. L'intrigue était pour le moins prometteuse, la facture visuelle était impressionnante et la tête d'affiche, Jessica Alba, avait tout pour séduire (surtout la gent masculine…). D'ailleurs, la série a pu compter sur un public nombreux et fidèle dès les premières semaines de diffusion. Cependant, dès la fin de la première saison, on commençait à sentir les côtes d'écoute diminuer. Une diminution qui perdura lors de la diffusion de la deuxième saison et qui entraîna ultimement l'annulation de la série après seulement deux saisons.

Difficile d'expliquer ce désintérêt soudain des téléspectateurs. Peut-être que l'évolution lente et laborieuse de l'intrigue (pourtant l'un des point fort de la série) aurai eu raison de la patience de certain. Peut-être aussi la série n'offrait-elle pas suffisamment d'action au goût du public, particulièrement auprès des fans de James Cameron. Il est vrai que ce dernier nous a habitué, avec ses films, à des univers remplis d'action, de violence et de suspense. Si Dark Angel se rapproche des œuvres antérieures de Cameron de par sa thématique (les dangers de la technologie) ainsi que de par son ambiance et son environnement, il est aussi vrai que cette série ne présente pas le même rythme haletant que les films du réalisateur.

Pour les non-initiés, Dark Angel raconte l'histoire de Max (Jessica Alba), une jeune femme modifiée génétiquement aux capacités physiques décuplés. Évadée d'un camp militaire dès son jeune âge, elle est aujourd'hui à la recherche de sa véritable identité ainsi que de ses anciens camarades de jeunesse, eux aussi modifiés génétiquement.


Image
Cette première saison de Dark Angel nous est offerte dans le format d'image respecté de 1.33 :1, et ce, même si la série avait en fait été diffusée dans un format de 1.78:1. Apparemment, c'est James Cameron lui-même qui aurait insisté pour que le format 1.33 :1 soit employé pour la parution DVD de la série. On s'explique mal cette décision, d'autant plus que la série bénéficiait déjà d'une parution DVD en zone 2 avec un format d'image respectant le format de 1.78 :1 de la télédiffusion originale. Dommage…

Quoiqu'il en soit, la qualité d'image de cette première saison est excellente. L'image bénéficie profite d'une bonne définition. Les détails et les textures sont reproduits avec une belle finesse, seuls quelques plans manquent légèrement de piqué. Le rendu des couleurs est pour le moins impressionnant. L'étalonnement est précis, juste et ne souffre d'aucun débordement ni d'aucune dominante. La palette quasi-monochromatique de la photographie et des décors est justement reproduite. Le niveau des noirs (brillance), tout comme les contrastes, sont parfaitement ajustés, constants du début à la fin. Les dégradés sont fluides et ne bloquent jamais, les noirs sont solides et intenses.

La présence de sur-définition des contours est heureusement minime et ne distrait jamais. Les seuls défauts de compression apparents se limitent à une apparition subtile de macroblocs à quelques occasions.


Son
Seuls des mixages Dolby Digital 2.0 Surround sont offerts (en anglais, français et espagnol), aucun re-mixage Dolby Digital 5.1 n'est proposé. Dommage, considérant le potentiel de cette production.

Tels quels, ces mixages sont relativement efficaces mais nous laissent tout de même sur notre appétit. Certes, le dynamisme est impressionnant pour une série télévisée et la spatialité est on ne peut plus acceptable, mais il n'en demeure pas moins que l'environnement sonore manque d'impact, de force et d'agressivité. Évidemment, le champ-sonore se déploie majoritairement des enceintes avants, les canaux arrières étant très sporadiquement sollicités pour quelques subtils effets d'ambiance, sans plus. Le mixage aurait profiter d'une utilisation plus active et agressive des canaux d'ambiophonies. Sinon, les enceintes avants sont profitent d'une utilisation des plus compétentes, l'espace sonore étant pleinement occupé. Les éléments sonores sont correctement positionnés tandis que les transitions stéréophoniques sont efficaces. Les dialogues sont toujours nets et intelligibles. La trame-sonore est bien intégrée au mixage, quoique à nouveau, un mixage faisant un meilleur usage des canaux arrières aurait été souhaitable. Les basses sans être anecdotiques n'ont pas toujours la force souhaitées. Là encore un remixage multicanal 5.1 aurait été de mise.

À noter que seuls des sous-titres anglais et espagnols sont offerts.


Suppléments/menus
Les suppléments inclus avec ce coffret sont typiques de ceux généralement offerts par la Fox pour des séries du genre (coffrets de Buffy ou Angel); C'est à dire peu nombreux et d'une qualité inégale.

Vous retrouverez d'abord un total de quatre pistes de commentaires audio, offertes bien entendu pour quatre épisodes différents. La première piste, offerte pour l'épisode pilote, est animée par le créateur de la sérieCharles H. Eglee et le réalisateur David Nutter. De loin la plus intéressante de toutes les pistes, celle-ci traite des enjeux de la série, de la complexité de la production et de la facture visuelle de cette série. Très intéressant. La deuxième piste est offerte pour l'épisode Rising et est animée encore une fois pas Charles H. Eglee mais cette fois avec le co-producteur exécutif Rene Echevarria. Les propos sont cette fois beaucoup plus anecdotiques que pour la première piste, mais quelques informations sur le déroulement de la série valent la peine. Les deux même animateurs peuvent à nouveau être entendus sur l'épisode And I am a Camera, accompagné aussi par le réalisateur de l'épisode Jeff Woolnough. Cette piste est comparable à la précédente. Le trio se contente généralement d'anecdotes plus ou moins intéressante, mais à quelques reprises ils offrent des commentaires plus interessants axés sur les aspects techniques du tournage. Finalement, la dernière piste est offerte pour l'épisode …And Jesus Brought a Casserole. Animée par les acteurs Jessica Alba et Michael Weatherly, cette piste est tout à fait inutile. Les deux animateurs ne font que bavarder devant les immenses mérites de la série (!). À éviter…

Le dernier disque offre également trois documentaires. Dark Angel : Genesis (20 min.) est un segment de type promotionnel qui vend les mérites de la série en faisant le résumé de la première saison et en dressant un portrait sommaire des personnages. Rien de réellement instructif n'est dévoilé, quoique de par l'efficacité du montage, se segment s'avère tout de même distrayany. Seattle Ain't What It Used To Be (6 min) s'attarde quant à lui à direction artistique de la série et à la conception des décors. Ce segment est relativement intéressant mais le sujet est trop traité en surface pour qu'il soit réellement fascinant ou instructif. Creating an X-5 (7 min) traite de la création des personnages et de leurs particularités physiques, ainsi que des demandes faites aux comédiens pour l'interpétation de ces rôles.

Audition Tapes to Final Scene Comparison nous permet de visionner certaines auditions des comédiens. Aspect intéressant de ce supplément, en médaillon on nous présente la scène auditionnée telle que tournée pour la série. En appuyant sur la touche " audio " de votre télécommande, vous pouvez écouter tour à tour l'audition ou la scène finale et ainsi comparer les deux. Très intéressant. Finalement, on nous offre un court montage de prises ratées (5 min) ainsi qu'une publicité pour le jeu vidéo Dark Angel.



Conclusion
Si Dark Angel n'a pas eu le succès escompté lors de sa télédiffusion, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une série d'excellente qualité qui saura vous distraire tout au long des 21 épisodes que comporte cette première saison. La Fox est fidèle à elle-même quant aux aspects techniques de cette édition, à commencer par l'excellente qualité d'image. Les bandes-son auraient certainement gagné à être re-mixées, mais rien n'empêche qu'elles sont d'une qualité tout à fait acceptable considérant qu'il s'agit d'une série télévisée. Quant aux suppléments, ceux-ci sont d'une qualité inégale, mais ils devraient à tous le moins vous tenir occupé quelques temps.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2003-05-13

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Dark Angel

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
965 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
4 pistes de commentaires audio, 3 documentaires, auditions, bloopers, publicité

Date de parution:
2003-05-20

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